Attention aux sirènes
Tout n’est pas rose c’est certain. Autrefois, le seul fais de s’engager dans une aventure sportive, sans attendre de contre-partie financière, était une fin en soi. Un collègue de métro m’a raconté ce matin l’histoire d’un membre de sa famille, pratiquant d’un sport de combat qui a été happé par les sirènes commerciales, l’appat du gain sonnant et trébuchant...quitte à trébucher pour monter sur la marche d’un éphémère podium lucratif. Il était champion du Monde (tout de même)...et il est parti vers une variante commerciale, où les paris sont légions et les parieurs parfois mauvais payeurs...et je ne parle pas des méthodes utilisées pour "gagner". Pourquoi ? hé bien, pour rentabiliser ces longues heures de travail, tous ces cours de sport, ces longues séances d’entraînement, ces compétitions où tu viens à 8h00 pour passer à 15h00, avec personne dans les tribunes pour apprécier les exploits de ces gladiateurs modernes...ces longues années à travailler sans forcément être "reconnu".
Choix difficiles s’il est fait en toute connaissance de causes (ce qui n’est pas toujours le cas). Par contre, il y a aussi des choses qu’on cache à ces jeunes, pour mieux leur faire miroiter l’appat du gain. Je pense à la formation, au fait que l’on peut gagner sa vie en pratiquant un sport, non plus comme pratiquant, mais comme enseignant (à tous les niveaux). C’est aussi une forme de compétition, mais surtout une forme d’éducation du sportif : t’es bon, pourquoi est ce que tu ne transmettrais pas tes connaissances ?...à ta façon ?
Cela éviterait de voir certains sports se "commercialiser" et perdre leur âme. La surmédiatisation à tout prix peut entraîner pas mal de problèmes et vouloir passer au 20 heures, n’est pas forcément une bonne chose !
Les dirigeants de clubs, la plupart issus du monde associatif, devraient essayer d’ intégrer cela afin de préserver l’esprit de pratique sportive (loisir et compétition).
Ecrit par Frederic le 18-12-2007.Tags : Club ASCA
