Jeux de lumière...
Une très intéressante trouvaille de Monsieur Laurent Bastard, directeur du Musée du Compagnonnage (merci), concernant les jeux de lumière sur les cannes.

Le livre d’Albert Lévy : Curiosités scientifiques ; Paris, Hachette, 1880, évoque au chapitre des "jeux de lumière" les silhouettes obtenues en découpant dans un papier le profil d’une figure dont l’ombre est projetée sur un mur. J’en extrais ce passage : "Pendant la révolution de 1789, un grand nombre de royalistes portaient des cannes dont le bec, singulièrement découpé, donnait comme ombre le portrait de Louis XVI. Plus tard, sous la Restauration, les bonapartistes se servaient de cannes ou de cachets dont l’ombre reproduisait la silhouette de l’empereur. Les mauvaises langues ajoutent que c’était le même fabricant qui vendait, sous les différents régimes, le portrait du souverain qui venait de disparaître." Il ne s’agit pas de cannes de combat mais d’accessoires de l’élégance masculine et bourgeoise, l’équivalent de l’épée des nobles, dont la mode a pris fin au début du XXe siècle.
