Témoignages de cannistes et bâtonnistes MISE à JOUR 180308
Grégoire Prudhon
"No sport" disais-je encore il y a un an. Après différentes tentatives gamin, j’ai décidé que l’effort, le corps et la compétition c’était sans doute pas mal pour les autres mais... merci, pas pour moi... Je travaillais dans une entreprise d’insertion sociale l’été 2005 dans le nettoyage des sanitaires des campings. Dans le même temps, je m’initiais au kung fu avec un ami. Un salarié en insertion nous ayant vu m’a clairement dit que le kung fu ce n’était pas pour moi par contre je devrai essayer la canne... La canne ?
Perplexe au début, l’idée fait son chemin. Ma vie professionnelle débutant tout juste et pas mal de mouvements avec, ce n’est qu’en octobre 2007 que je décide de tester ce truc. Surprise, j’accroche. Le club est sympa, les progrès sont rapides, je m’amuse. C’est l’avantage fondamental de ce sport : deux cours suffisent pour y prendre du plaisir. Pas d’esprit malsain du chacun pour soi, de la compétition à tout prix, ça fait du bien.
Ça fait maintenant six mois, j’en fais plus de cinq heures par semaines et je ne vois pas pourquoi le plaisir baisserait !
PS : chose amusante on retrouve exactement les même postures de fente arrières et de fente avant dans le kung fu."
Bruno (Firminy) "Je suis marié et père de deux garçons de 6 et 10 ans. J’ai commencé à découvrir la canne grâce à une connaissance amie qui pratiquait la canne et le bâton et nous fûmes conquis, mon épouse et moi, par la noblesse et la force de ce sport. Mais comment faire, loin de tout club de canne ?
Nous avons alors cherché à connaître les bases de ce sport, grâce au livre de P. Conjat « Canne et Bâton un sport de combat ». Ce fut la révélation !
Nous en avons parlé autour de nous et mon meilleur ami fut conquis lui aussi. Depuis, nous nous entraînons régulièrement, lui et ma petite famille au complet, dans les bois de Fraisses (Loire).
Mais le sol est parfois jonché de tessons de bouteilles cassées...Aussi cherchons-nous à fonder un club de canne, qui nous permettra de pratiquer notre sport favori dans une vraie salle !"
Vincent Maury "Il y a un an (déjà), je cherchais un sport de maniement de bâton qui soit à mi-chemin entre art martial et art tout court. Une petite recherche me guida sur l’excellent site de l’ASCA et la seule séance de rentrée 2006-2007 suffit à me convaincre : j’avais trouvé le sport dont je rêvais ! A la fois physique et équilibré, il offre des affrontements respectueux et des batailles gracieuses. Bref, vivement la rentrée 2007-2008 !!"
Rémy Thobois "Après quatre années de boxe française , je décide de faire un autre sport. Depuis tout petit , je suis fasciné par les arts martiaux et j’ ai voulu en tester un . Connaissant la canne de combat par mon ancien professeur de boxe , je décide d’ en savoir davantage. Surfant sur le web , je suis tombé sur le site internet du club de l’ asca. Dès le premier cours j’ ai été fasciné par ce sport qui certes est très codifié au niveau des coups mais qui est libre au niveau des manipulations et de l’ esthétique des combats . Autre avantage que j’ ai trouvé , c’ est que c’ est un sport ludique et qui ne nécessite pas de longues années pour avoir un niveau correct. La canne de combat est un sport ouvert à tous et celà m’ enchante car celà veut dire qu’ il n’ y à pas de préjugés.
La canne est un sport dans lesquel je m’ investie physiquement et moralement et je souhaite continuer aussi longtemps que je peux le pratiquer."
Xavier Fabiani, 20 ans Pour ma part, j’ai découvert les joies de la canne début novembre 2007 après quatre mois d’inactivité sportive. D’entrée de jeu, nous avions "subi" un échauffement assez musclé, et très honnêtement, je me sentais plus disposé à rester allongé par terre le reste de la scéance qu’à poursuivre le cours. Simplement et bien... une fois la canne en main, quelquepart on se dit "ça y’est, j’y suis", et là on oublie qu’on était en train de nager dans sa propre sueur. La fatigue s’envole, et on découvre doucement l’instrument. Premier mouvement : le salut. Pas évident au départ, mais tellement... agréable à faire. Et puis... c’est classe ! Puis découverte des latéraux, et passage rapide sur le brisé. La fin du cours est arrivée si vite que ça m’a déçu quand je m’en suis rendu compte. Toujours est-il que je me suis d’emblée procuré une canne, afin de pouvoir m’entraîner dans mon jardin !
Aujourd’hui, l’échauffement passe tout seul, et j’entrevois seulement la richesse et les subtilités cachées derrière la canne. Ce ne sont pas seulement six coups et des parades. C’est une union entre la canne et le corps, comme si la canne était une extension du bras. Les mouvements et déplacements pratiqués lentement sont relaxants, esthétiques. En assaut, on participe à un ballet sauvage, déploiement d’énergie domptée qui vient générer une sorte de beauté éphémère, qui meurt et renait à chaque nouvel enchaînement. Tout cela créé une sorte de sensation d’exaltation tout aussi éphémère, mais terriblement intense.
Je ne connais que peu d’autre choses aussi agréables ;)
Philippe Mondet Après bien des années passées à transpirer dans les dojos en pratiquant différents arts martiaux sino-japonais, je me suis tourné vers les arts et techniques de combat français, je voulais, en premier lieu, éprouver leur efficacité mais j’y ai, très rapidement, trouvé beaucoup de plaisir. Tout d’abord, l’escrime sportive (épée, fleuret) avec la ligne droite comme seul déplacement autorisé. Puis, j’ai découvert l’escrime artistique (rapière, dague), j’avais l’impression de jouer à D’Artagnan et nous pouvions évoluer au delà de la ligne droite. Les débutants, pour des raisons évidentes de sécurité, avaient en main une canne en châtaignier. Comme certains stages (d’escrime artistique) proposaient une initiation à la canne de combat/bâton français et que ma curiosité (un vilain défaut !!!) me poussait vers de nouvelles expériences martiales, je décidait donc d’essayer... juste pour voir... Je ne l’ai peut-être pas précisé, mais, dans tous les courants martiaux extrêmes orientaux que j’ai abordé, le bâton a chaque fois été mon thème préféré...
Nous avons donc travaillé les mouvements de bases de la canne puis nous sommes passé au bâton français. Il fallait s’y attendre, j’ai, comme on dit, tout de suite accroché. Tout y est... La technique, l’instinct, la souplesse, le respect (de soi ainsi que son partenaire), la gestuelle, l’esthétique, l’éthique sont quelques uns des aspects qui m’attirent. Et, bien que je sois tout seul à pratiquer cet art martial (du moins dans mon département) le bâton français m’apporte énormément de plaisir... Chaque entrainement (même seul) me permet de chercher, d’expérimenter... Pas d’ennuis, pas de routine... Une simple et libre expression...
Ecrit par Frederic le 18-03-2008.Tags : Bâton - Canne - Club ASCA - Double Canne
