Canne et Bâton | Bâton

Mémento pour le jugement d’échanges en bâton

Depuis de nombreuses années, l’ASCA a mis au point un système de notation des échanges en bâton (voir l’article).

Afin d’aider les juges à « noter » (classer) les différents candidats, nous vous proposons un petit mémento qui reprend quelques points à observer pendant l’échange (attention, ce n’est pas exhaustif !) ;-)

Rappel :
- L’équipe de jugement est composée de trois juges qui notent chaque bâtonniste, pendant deux minutes de passage.
- Chaque note est exprimée sur 5 points. La plus mauvaise = 0, la meilleure = 5
- Chaque juge donnera, par catégorie (artistique, technique, collaborative), une note sur 5, donc pour un total noté sur 15. La somme des trois notes des juges, sera donc une note sur 45 points, par bâtonniste
- toute violence sera sanctionnée immédiatement par exclusion du tireur mis en cause

1) NOTE ARTISTIQUE

La note artistique est très qualitative et peut être issue de :

- la variété des manipulations
- la façon dont le bâtonniste bouge
- l’homogéneité de la performance
- les touches artistiques présentées
- y’a t’il ne chorégraphie, de la musique…

Globalement, il faut chercher de la créativité, le côté artistique de l’échange…

2) NOTE TECHNIQUE (BATON FRANÇAIS)

Cette note est assez basique. Par contre, attention à enlever tout jugement personnel ici. Il faut s’en tenir aux points techniques !

Les juges peuvent se demander si le bâtonniste a effectué :

- un (ou des) brisé
- un croisé tête
- latéral extérieur
- latéral croisé
- croisé haut (tête)
- croisé bas (jambe)
- des changements de gardes
- les coulissés, horizontaux, verticaux
- les positions en jambe, debout (vérifier les appuis)
- des parades (hautes, basses)
- des voltes
- des esquives
- …

Il faut également s’interroger sur la qualité des coups portés :

- trajectoires
- précisions des touches
- force ? douceur ? (sécurité !!!)

..et la façon dont ces coups sont exécutés (variété, enchaînements…)

Le bâtonniste a-t-il effectué :

- des voltes
- des changements de rythmes

Le nombre de touches ne compte pas dans ce système de notation.

Un 4 ou un 5 veut dire : le bâtonniste maîtrise toutes les techniques qui font partie du bâton français (les coups, les parades, la préhension de l’arme, les trajectoires..). La vision est purement technique donc.
Le 0 ou 1 veut dire : ici le bâtonniste débute vraiment.

3) NOTE COLLABORATIVE

Note difficile à apprécier, car le principe est de vérifier l’adaptation de chacun des bâtonnistes à l’autre. Par exemple, si on a un bâtonniste qui pratique depuis de nombreuses années et qu’il tire avec un bâtonniste débutant, s’il veut avoir une bonne note, il devra arriver à la fois à s’adapter et à mettre en valeur son partenaire. Les juges devront vérifier que les deux tireurs arrivent à la fois à mettre en valeur l’autre, tout en gardant une certaine « individualité »…mélange complexe ! On parle bien ici de partenaire et non d’adversaire.

copyright ASCA2011

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Bâton français

Ici, le morceau de bois est beaucoup plus grand et doit être saisi à deux mains (au niveau taille, 1,4 mètre et pour le poids, entre 450g et 500g). Il n’existe pas d’assaut en bâton, en effet, même avec des protections, ce sport s’avèrerait trop dangereux. La beauté du geste et le réalisme des coups permet d’avoir une approche atypique du maniement du bâton.

LES COUPS :

Aux six coups de base de canne (donnés cette fois à deux mains sur les mêmes surfaces), s’ajoutent des coups « coulissés » et des piqués. D’autres coups sont possibles dans le cadre d’une codification sportive. Nous évitons notamment de donner des coups avec des trajectoires obliques, trajectoires dangereuses et difficiles à parer : notre approche est plus axée sur la beauté du geste, que son efficacité pure.

Plusieurs pratiques revendiques l’appellation « bâton français ». Il y a la pratique héritée de Charlemont « l’art de la Boxe Française et de la canne, nouveau traité théorique et pratique » (1899), dans lequel il parle un peu du bâton en précisant que les techniques sont les mêmes que celles de la canne, mais à deux mains…

Ensuite, il y a certainement la méthode la plus utilisée à l’époque « L’école de Joinville ». Là, l’enseignement du bâton est institutionnalisé réellement et constitue l’un des éléments d’enseignement de « gymnastique française ». Il y a d’autres méthode, plus proche de la self défense qui ont découlé de cette école Joinville.

Aujourd’hui, aprés quelques approches intermédiaires à ces deux grands courants, on parle de bâton « méthode fédérale » concernant l’ensemble de technique validée par la fédération française de savate et disciplines associées (dont le bâton), méthode essentiellement liée à la codification de la canne de compétition par Maurice Sarry, dans la fin des années 1970 et axée sur l’opposition avec un partenaire (ce que nous appelons aussi « échange »). Il est malheureusement très clair que cette merveilleuse discipline ne bénéficie pas de l’éclairage qu’elle devrait avoir : que ce soit au niveau de la préservation d’un patrimoine historique liée de longue date à la pratique des armes en Europe mais également par rapport à son approche purement technique, puisque qu’il faut désormais constater qu’il n’existe que très peu de spécialiste de cette arme majeure et que la tansmission des pratiques est relativement anecdotique !

Il est très clair que l’approche du bâton « à la française » est très riche culturellement et historiquement et qu’il est nécessaire d’avoir toujours en tête cet acquis.

Malgré le travail de recherches historiques effectué par quelques passionnés permettant une référence profonde à notre patrimoine européen, que ce soit autour des pratiques du Moyen Age, ou encore du début du 20ème siècle, nous préférons (à l’ASCA) aborder une approche plus pragmatique du bâton, à partir, par exemple de bases fournies par des techniques de canne.

Le bâton a évolué avec son temps…à nous de le redécouvrir !

Le travail du poids « corps + bâton » est un élément essentiel de notre travail.

Les déplacements induits par le bâton et les distances de frappes sont également des points importants dans une étude approfondie du maniement du bâton.

Ainsi, désormais, pour nous, l’approche du bâton se résume en trois axes :

- la manipulation

- la recherche des sensations (travail du poids du bâton, de l’espace…)

- l’échange (avec un partenaire)

C’est la cohésion de ces trois axes, le travail homogène de ces trois notions qui permet au bâtonniste de développer sa pratique, en fonction de ses propres capacités et de sa personnalité. Ici, on cherchera la souplesse, l’esthétique et la précision des gestes, tout en restant tourné vers une pratique ludique d’opposition, notamment au travers des échanges avec un partenaire.

De la même façon, nous travaillons désormais des techniques de maniement de deux bâtons à la fois. Là encore, un travail pragmatique accès sur les sensations des bâtons dans l’espace.

Ce sport très riche est bien sûr adapté à un très large public de pratiquants, que ce soit pour ses qualités sportives, ludiques ou artistiques. Il est tout à fait possible, avec notre approche relativement ludique et axée sur les sensations de travailler avec les personnes handicapées.

Le bâton a trop souvent été délaissé mais nous tenons à lui redonner des lettres de noblesses en relation avec le patrimoine culturel et sportif qu’il véhicule.

Frédéric Morin
Professeur BE Bâton Canne

Note: crédits photos Benjamin Bechet

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Double bâton

La pratique du double bâton n’existe, à notre connaissance, qu’à l’ASCA. Le double bâton veut dire que le bâtonniste prend un bâton dans chaque main.

Cette discipline trés difficile nécessite une excellente musculature des épaules et une grande pratique du bâton (à une main), afin d’éviter les blessures. Prudence donc.

Le double bâton est présenté en stage ou lors de démonstrations.

Voici un extrait réalisé en 2004 déjà ;- )

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Le salut – respect et préparation – état d’esprit du pratiquant

Le salut en bâton revet une importance particulière emprunte de respect, de courtoisie et de préparation à l’échange. Il y a deux types de salut. Celui dit « fédéral », relativement simple qui permet à un bâtonniste de partir d’une position pied collés l’un à l’autre, bâton tenu pointe au sol, prés d’un pied et ensuite, de poser sa seconde main sur le bâton (mains en pronation) et d’effectuer un arc de cercle en direction de son partenaire pour arriver en garde… assez simple. Ne revenons pas dessus.

Il existe un second salut, créé dans le cadre de l’ASCA, aprés plusieurs années de pratique et de reflexion sur le sens même de ce que représente le salut. Voici un essai de description, par les mots, de la réalisation de ce salut (description tirée d’une discussion sur l’ancien forum de ASCA).

Frédéric Morin (professeur bâton) : « En préambule, je précise que ce salut permet tout de suite de voir l’état d’esprit du pratiquant (en effet il implique un minimum de décontraction et de maîtrise de son propre corps, si on ne veut pas que le bâton parte…).

J’ai créé ce salut également dans un certain esprit (il comprend des mouvements assez techniques en fait, issus d’une certaine conception de pratique). JE PRECISE : CE SALUT N’EST POUR L’INSTANT PAS EFFECTUE AILLEURS QUE DANS LE CADRE DE L’ASCA.

La position de départ. Imaginez un carré au sol (avec A B C D comme sommets). Les deux bâtonnistes sont positionnés l’un sur A l’autre sur C. Le bâton est pris en pronation d’une seule main (par exemple la droite). Talon du bâton au sol (côté droit). Prêt pour le salut, saluez (il n’y a pas « en place pour le salut »). Lever le bras droit en laissant glisser le bâton vers l’avant (c’est un coulissé naturel – lancé par le mouvement du bras, qui ne fait que monter, d’un quart de cercle, soit 90 ° – le bras arrive parallèle au sol – bâton dans l’alignement). On frêne le bâton pour ne le tenir que d’une main, quand la pointe arrive dans celle-ci (attention à ne pas laisser tomber le bâton . Ensuite, on laisse tomber le talon (en accompagnant la trajectoire, sur le côté GAUCHE), et on le récupère main gauche (qui est restée au niveau de la hanche gauche). Là encore prise en pronation. La main droite est revenue sur son côté (vers hanche droite). Maintenant, c’est super compliqué à expliquer

La main gauche effectue un mouvement de 90 ° sur le côté (vers la gauche) puis, elle laisse tourner le bâton(qui change ainsi de sens dans la main). Ce mouvement est difficile mais vous verrez que l’inertie généré par le bâton permet de le faire tourner assez facilement dans la main (JE PENSE QU’IL FAUDRAIT UNE PHOTO là)…Quand la bâton a changé de sens dans la main gauche (qui maintenant va se retrouver devant vous), accompagnez le vers la main droite (en le laissant perpendiculaire au sol). Ensuite, sur votre droite, la main droite se positionne en dessous de la gauche et les deux mains laissent glisser naturellement le bâton au sol (1 cm du sol exactement) – là, on utilise la gravité, tout simplement (aucune force à exercer, seulement desserrer les mains). Enfin, deux mouvements simultanés : on ramène, en gardant les deux mains en pronation sur la bâton, le talon du bâton vers son partenaire en faisant un pas vers lui – sur le côté CD du carré, puis, on fait un demi coulissé pour récupérer le talon dans les mains, en essayant de toucher le bâton de son partenaire…puis …en garde. « 

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Fiche techniques bâton

Cette rubrique est destinée aux élèves bâtonnistes de l’ASCA et contient des fiches synthétiques reprenant les différents éléments techniques fondamentaux. Ces fiches doivent être associées au suivi de cours réguliers afin d’être comprises.

Ces documents sont des compléments des cours dispensés à l’ASCA dans le cadre de l’enseignement du bâton.

Professeur : Frédéric Morin

LATERAL EXTERIEUR : Latéral extérieur niveau 1

BRISE : Le brisé niveau 1

LATERAL CROISE : : Latéral Croisé niveau 1

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Duos en bâton ? comment noter un travail collaboratif ?

Pour la 5ème version des Amicales de l’ASCA de ce samedi 20 juin 2009, nous avons organisé la 4ème version des Maxi Amicales, rencontre en bâton. Cette formule, bien rodée, a vu encore plus de participants que d’habitude.

Le principe est de travailler en duos. On tire au sort les duos parmi les inscrits. Le duo a 1 minute 30 pour répéter sachant que les deux bâtonnistes passeront devant un jury de trois personnes qui noteront pour chacun d’entre eux :

- le côté esthétique de la présentation sur 5 points (1 à 5, 5 étant la meilleure note)
- les techniques de bâton français (1 à 5, 5 étant la meilleure note)
- la collaboration (1 à 5, 5 étant la meilleure note)

Les duos se déroulent sans protection, avec un bâton. Chaque duo passe 1 minute 30 devant le jury, qui ensuite établit une note qui est la sommes de toutes les notes obtenues (une note sur 45 points donc).

Ensuite, on fait passer un second duo (qui se sera préparé pendant le passage du duo précédent, aprés tirage au sort, etc…).

Une fois que tout le monde est passé une fois, on effectue de nouveau un tirage au sort de duos, pour que tout le monde ait finalement une note sur 90 points, puis on effectue un classement.

Tout cela se passe devant un public, à qui on présente enfin le classement.

La note « esthétique » prend en compte différents aspects : beauté du geste, homogénéité de la pratique, déplacement…bref, le côté artistique.

La note « technique » s’appuie sur les différents coups, parades, trajectoires, précisions…. en bâton français.

La note « collaboration » est trés intéressante également, car elle permet de juger du travail d’écoute que les deux partenaires peuvent avoir, collaboration, partage, communication, mise à la hauteur vis à vis de l’autre… cette note peut paraître subjective, mais, à la longue, on arrive assez clairement à faire la différence et à donner une note. Cette notion, essentielle, à mes yeux, permet d’éviter que chacun travaille dans son coin, sans se soucier du partenaire (et pas adversaire d’ailleurs) et prend toute sa valeur dans la notion de « DUO ».

Ce sont ces conceptions et valeurs que nous avons voulu véhiculer et je félicite vraiment tous les participants des différentes versions des Maxi Amicales, débutants ou confirmés, pour leurs résultats, mais aussi pour leur acceptation de ce concept de rencontre en bâton.

Précisons une nouvelle fois que ce système de notation est exclusivement utilisé par l’ASCA Paris, membre de l’UFOLEP.

Frédéric Morin

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Bâton Français – Présentation Solo

Evénements

Saison sportive 2011 – 2012

Vous cherchez un club de sport sur Paris, une association sportive sympa pour pratiquer un sport esthétique, moderne et technique !

La canne de combat, la double canne, le bâton sont faits pour vous !

Nous accueillons des débutants toute l'année.

Pour tout renseignement merci d’écrire à contact@batoncanne.com

Les renseignements sont disponibles dans l'onglet :
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