Canne et Bâton | Points techniques en bâton

PROJET ATELIER BATON ASCA

Voici les différents modules que je souhaiterais aborder dans le nouvel atelier BATON RECHERCHE, lors de la saison 2014-1015.

L’idée est de développer un pôle d’expertise avec les pratiquants les plus avancés, notamment autour de l’adaptabilité nécessaire à tout type d’échange en bâton. Le thème principal pour 2014-2015 sera « comment s’adapter tout en conservant les spécificités du bâton français, dans toutes les conditions ».

 

L’atelier sera accessible aux bâtonnistes confirmés, uniquement et sera mené en parallèle des cours habituels (sur certaines séances du lundi et samedi).

Frédéric Morin

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LE BATON FRANCAIS – EXPERTISE PARTIE 3

Voici la fin de la série d’articles rédigés en parallèle de la publication de la double-page sur le bâton français, dans le magazine Karate Bushido d’octobre 2013.

PARTIE 3 : UNE CERTAINE APPROCHE

Les paramètres généraux :

 

En bâton, tout le corps travaille car le fait de tenir le bâton à deux mains implique que le moindre mouvement mobilise tout le corps. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’on utilise toute l’aire de combat (9 mètres de diamètre)  en cherchant à utiliser l’inertie générée par un mouvement (ou une manipulation de l’arme), pour enchaîner un coup ou une parade.

 

Beaucoup d’énergie est nécessaire pour faire corps avec son arme, de vigilance, de coordination et de concentration.

 

Dans l’apprentissage du bâton, le professeur doit avant tout permettre aux élèves de s’approprier l’arme, au travers de manipulations diverses, en déplacement ou sur place en veillant toujours à essayer de sentir les influences de tel ou tel mouvement sur l’inertie du bâton et l’inertie du bâtonniste.

 

 

La recherche de la précision

 

Pour éviter les mouvements parasites qui peuvent entraîner des repositionnements des mains, des déséquilibres en cas d’accélération, des erreurs de placements… le bâtonniste doit veiller à positionner ses pieds correctement.  Le pied avant est directionnel et le pied arrière légèrement en retrait à 45°. Lors des déplacements, il n’y a pas de croisements sauf si ces mouvements sont voulus et non subis. Nous travaillons parfois des mouvements de « l’homme saoul » avec des déplacements à base de croisements de pieds et de mini chutes. L’objectif est d’utiliser ces déséquilibres pour lancer le bâton avec une forte inertie. La difficulté, alors, est de corriger les trajectoires pour que le coup soit valide… Cette technique est très consommatrice d’énergie et d’attention afin de ne pas blesser le partenaire, ni se blesser soi-même !

La précision en bâton peut également être abordée sous l’angle du travail de la touche, à distance. La codification précise que la touche peut se faire avec le quart supérieur, ou parfois le tiers supérieur du bâton…nous travaillons essentiellement avec le bout du bâton, sur des touches au dernier centimètre ! A ce niveau, le moindre mouvement du corps peut ou non influencer le résultat !

L’apprentissage du bâton français dépasse largement le cadre de la codification technique, car il s’appuie avant tout sur la recherche des meilleurs mouvements à effectuer pour que l’ensemble corps-bâton s’intègre au mieux dans l’espace. Il faut sans cesse être à l’écoute du poids du bâton. Cette notion est particulièrement difficile à appréhender, car là, peu importe le mouvement associé. Il s’agit de sentir le poids du bâton et d’utiliser son corps pour toujours sentir les points d’équilibre et jouer avec, sur place ou en déplacement. Les caractéristiques du bâtons, sa taille, sa forme, sa matière, le fait qu’il soit tenu à deux mains exerçant une pression plus ou moins forte avec les doigts sur l’arme, le type de mouvement exécuté tout participe à la recherche du mouvement optimum.

Le bâtonniste doit ne faire qu’un avec son arme et cela passe par une découverte préalable de tout ce que l’on peut faire avec, dans l’espace, sans contrainte. La codification va ensuite structurer la pratique, la coordonner. Il faut également avoir en tête le fait que si l’on veut pratiquer longtemps, il faut savoir s’économiser, faire attention à ses placements, ne pas forcer sur les articulations par exemple, faire attention aux effets de leviers qui sont importants lorsque l’on tient le bâton à bout de bras…  Il faut rester éveillé, présent, mobilisé même dans la décontraction, rester vigilant, car l’arme reste dangereuse. 

 

Par Frédéric Morin

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LE BATON FRANCAIS – EXPERTISE PARTIE 2

Voici la suite de l’article rédigé en parallèle de la publication de la double-page sur le bâton français, dans le magazine Karate Bushido …

PARTIE 2 : EN PRATIQUE

Le salut  : l’intention, c’est-à-dire, l’état d’esprit du pratiquant apparaît dès le salut. Le salut traditionnel s’effectue en 2 mouvements simples. Il existe un second salut plus complexe composé de 6 mouvements et qui permet de juger du niveau technique du pratiquant et de son état de mobilisation général.

 

La Garde : garde à droite ou à gauche. En bâton français, la garde n’est pas forcément un passage obligé avant de porter un coup. Cette position est plutôt une position défensive neutre qui peut placer le bâtonniste dans une configuration de vigilance et de mobilisation rapide (pour parer ou attaquer). Même s’il s’agit d’une position simple dans laquelle on ne fait « que » tenir le bâton, il est primordial de prendre conscience qu’en dehors d’un déplacement (esquive), seul le bâton peut protéger le bâtonniste d’une touche (parade).  A partir de cette garde, tout sera possible si le corps est prêt c’est-à-dire s’il n’y a pas trop de tension dans la tenue de l’arme, si les muscles sont « relativement détendus » et si l’esprit est en éveil. La garde est l’un des miroirs de la pratique.

 

Coups en bâton :  il existe 9 coups codifiés en bâton français. Ces coups sont des mouvements réalisés à partir d’une position armée, puis développée avec rotation du bâton qui va toucher sur des surfaces de frappe précises (tête, flanc, jambe). Le nom des coups a été volontairement simplifié lors de la codification de ce sport et permet de décrire les gestes effectués : croisé tête, croisé bas ou croisé jambe, latéral extérieur, latéral croisé, coulissé horizontal, coulissé vertical, piqué et enfin enlevé et brisé ! Ces coups sont souvent exécutés à base de moulinets, de cercles réalisés en respectant des trajectoires verticales ou horizontales.

 

Les coups sont relativement rapides à apprendre pour un débutant…mais leur maîtrise prend parfois, comme dans de nombreuses autres disciplines, des années. Car il y a deux façons d’exécuter un mouvement en bâton français. Soit on utilise « ses muscles », soit on utilise le bâton.  Dans le premier cas, souvent répandu malheureusement, le pratiquant ne se pose pas la question de savoir si le bâton peut l’aider à mieux exécuter un mouvement et se sert de sa force pour arriver à un résultat. On peut lancer un coup en utilisant seulement ses poignets, ses coudes, ses épaules …  Dans le second cas, le bâtonniste cherche à optimiser les positions par rapport aux déséquilibres générés par la caractéristique de l’arme, son poids et sa forme. Ses mains, ses coudes, ses épaules…et tout son corps pourront ainsi « accompagner » le bâton en se mettant dans la meilleure configuration possible pour cadrer le mouvement de l’arme par rapport à des trajectoires parallèles ou perpendiculaires au sol. Le fait de se positionner correctement (les pieds, le bassin, les épaules) permettra de mieux structurer les gestes opérés avec le bâton. C’est une collaboration entre le pratiquant et son arme qui est recherché.

Parades et esquives : en cas d’échange ou d’assaut avec un autre partenaire, les bâtonnistes utilisent leurs armes pour se protéger (parades) ou choisissent l’esquive en se déplaçant.

 

Par Frédéric Morin

A suivre dernière partie, PARTIE 3 PARAMETRES GENERAUX ET RECHERCHE DE PRECISION

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LE BATON FRANCAIS – EXPERTISE PARTIE 1

Nous vous proposons de mettre en ligne un article rédigé en parallèle de la publication de la double-page sur le bâton français, dans le magazine Karate Bushido et suite aux nombreuses demandes d’explications qui nous sont parvenues 🙂

L’article sera découpé en trois parties regroupant différents thèmes et publiées sur ce site web ainsi que sur la page facebook correspondante.

 

PARTIE 1 : PRESENTATION GENERALE

Descriptif :

Le bâton français est un sport d’opposition (sport de combat, jeu d’opposition) d’origine française. Sa codification a été liée à celle de la canne de combat, par Maurice Sarry dans les années 1980. Le bâton a toujours été présent dans les salles d’armes, ou dans les mains des paysans ou encore des voyageurs qui pouvaient l’utiliser pour porter ou se défendre…et désormais ce sport de combat a été remis aux goûts du jour !

 

Aujourd’hui le bâton français est une pratique codifiée, à la fois sportive mais aussi très esthétique et technique. Que ce soit au travers d’échanges à deux ou en solo, en shadow, en loisir ou perfectionnement, le bâton français est une discipline qui met en valeur le travail « à distance » et qui permet d’aborder les déplacements du corps dans l’espace avec une arme relativement lourde.

 

Tout comme la canne de combat, le bâton français reste un sport complet dont l’approche est relativement rapide et ludique et qui permet de toucher un très large public de tout âge. Dès le premier cours le pratiquant a l’arme en main et apprendra à la manipuler puis à la maîtriser.

 

L’objectif est avant tout de créer un échange avec son partenaire bâtonniste, en essayant de le toucher sans se faire toucher et en utilisant des coups codifiés et réglementés, des parades, des esquives, beaucoup de manipulation de l’arme… le tout dans une aire de combat circulaire. Lors d’un échange arbitré, les juges peuvent apprécier 3 critères : l’aspect collaboratif, l’aspect technique et l’aspect esthétique.

 

Dimensions : un bâton tel que nous le considérons est un morceau de bois, lisse, en châtaignier, qui mesure 1,40 m et a la particularité d’être tronconique, c’est-à-dire que son poids (400 grammes) n’est pas réparti uniformément. Le gros bout est appelé talon et mesure environ2,5 cm de diamètre, tandis que la pointe mesure 1,5 cm. Le bâton est tenu de manière générale au talon, avec les deux mains.

La tenue : la majorité des bâtonnistes pratique en tenue de sport classique et chaussures de salle, adaptées aux déplacements variés (sauts, esquives, voltes). En cas d’assauts, on peut, utiliser des masques de protection, des protège-tibias, des gants, mais de manière générale, le bâtonniste tire sans protection (à la fois pour maîtriser les coups du côté « attaquant » mais également pour garantir une grande vigilance côté « défenseur »).

 

Les principaux paramètres techniques :

 

–          Bâton tenu à deux mains (les deux mains sont positionnées en pronation, pouces l’un vers l’autre, au bout du bâton)

–          La distance : les touches se font à distance (on utilise toute la taille du bâton pour aller toucher la zone de frappe avec le bout du bâton)

–          L’armé : chaque coup est préparé avant d’être développé (la main qui est le plus à l’arrière doit passer derrière l’axe des épaules à l’armé). Pour certains coups, on ajoute à cet armé des déplacements de pieds, des positions particulières du bâton…

–          Développement complet des coups et respect des trajectoire (verticales ou horizontales…pas d’obliques)

–          Le respect du principe parade ou esquive / riposte

 

Par Frédéric Morin

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ZONES DE TOUCHE

Voici un film court réalisé par Damien Serban dans le cadre du Festival des Arts Martiaux de Bercy 2012.

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Séances de combat au bâton

Excellente séance de combat au bâton, ce lundi 3 décembre, dans le cadre du « perfectionnement ». Grande intensité de travail lors des nombreux assauts que nous avons pu faire. Je tiens à féliciter tous les bâtonnistes présents, car ce n’était pas facile du tout !

Je souhaiterais revenir sur les notions que nous avons donc abordées lors de cette session spéciale. Intensité, précision et concentration, tels étaient les maîtres-mots lors des différents combats car, avec une arme pesant presque 500 grammes, le manque de précision se paye comptant, tant au niveau de celui qui attaque (musculairement parlant), qu’au niveau du défenseur : armer les coups rapidement, enchaîner, veiller à la propreté (difficile à grande et trés grande vitesse), ou encore, parer, en positionnant rapidement et correctement les mains, hors des zones de touche, tenir sans bloquer le bâton, enlever une main sans perdre son arme…

Beaucoup de choses intérressantes lorsqu’on travaille à 50 % mais primordiales à 100 % !

Bien entendu, de telles séances de travail s’inscrivent dans un cadre obligatoire de sécurité, de respect de l’intégrité (port des protections, masques…), même si l’expertise des pratiquants présents ce soir-là devait garantir une certaine maîtrise.

Rappelons qu’ un échange en bâton n’est pas la même chose qu’un combat au bâton. Un échange est plutôt basé sur la collaboration des deux pratiquants, sans forcément aller vers un objectif « à tout prix » de « touche ». Cela est un peu différent en « combat »…où là, l’objectif de touche est plus présent, l’engagement physique et mental également.

Le travail de l’enseignant lors de séances de combat doit s’axer sur deux points principaux :
– la sécurité
– le respect de la technique globale (trajectoires, armés)

La vitesse et la pression de l’opposant jouent le rôle d’une véritable contrainte psychologique qui fausse complètement les habitudes d’un pratiquant tournée vers une pratique plus collaborative.

Pour terminer ce court article, il faut certainement ajouter que des combats en bâton doivent absolument être encadrés par des enseignants, s’inscrire dans un cadre de progression (il ne saurait être question, selon nous, de lancer un débutant dans un combat à 100 % sans risquer des accidents graves) et dans une certaine approche de la discipline.

Partir bille en tête vers du combat avec des armes lourdes et dangereuses sans se poser les nécesaires questions de la préparation des pratiquants, leur niveau de maturité (vis à vis de la discipline) peut mener à d’amères et dangereuses désillusions.

Frédéric Morin

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Mémento pour le jugement d’échanges en bâton

Depuis de nombreuses années, l’ASCA a mis au point un système de notation des échanges en bâton (voir l’article).

Afin d’aider les juges à « noter » (classer) les différents candidats, nous vous proposons un petit mémento qui reprend quelques points à observer pendant l’échange (attention, ce n’est pas exhaustif !) 😉

Rappel :
– L’équipe de jugement est composée de trois juges qui notent chaque bâtonniste, pendant deux minutes de passage.
– Chaque note est exprimée sur 5 points. La plus mauvaise = 0, la meilleure = 5
– Chaque juge donnera, par catégorie (artistique, technique, collaborative), une note sur 5, donc pour un total noté sur 15. La somme des trois notes des juges, sera donc une note sur 45 points, par bâtonniste
– toute violence sera sanctionnée immédiatement par exclusion du tireur mis en cause

1) NOTE ARTISTIQUE

La note artistique est très qualitative et peut être issue de :

– la variété des manipulations
– la façon dont le bâtonniste bouge
– l’homogéneité de la performance
– les touches artistiques présentées
– y’a t’il ne chorégraphie, de la musique…

Globalement, il faut chercher de la créativité, le côté artistique de l’échange…

2) NOTE TECHNIQUE (BATON FRANÇAIS)

Cette note est assez basique. Par contre, attention à enlever tout jugement personnel ici. Il faut s’en tenir aux points techniques !

Les juges peuvent se demander si le bâtonniste a effectué :

– un (ou des) brisé
– un croisé tête
– latéral extérieur
– latéral croisé
– croisé haut (tête)
– croisé bas (jambe)
– des changements de gardes
– les coulissés, horizontaux, verticaux
– les positions en jambe, debout (vérifier les appuis)
– des parades (hautes, basses)
– des voltes
– des esquives
– …

Il faut également s’interroger sur la qualité des coups portés :

– trajectoires
– précisions des touches
– force ? douceur ? (sécurité !!!)

..et la façon dont ces coups sont exécutés (variété, enchaînements…)

Le bâtonniste a-t-il effectué :

– des voltes
– des changements de rythmes

Le nombre de touches ne compte pas dans ce système de notation.

Un 4 ou un 5 veut dire : le bâtonniste maîtrise toutes les techniques qui font partie du bâton français (les coups, les parades, la préhension de l’arme, les trajectoires..). La vision est purement technique donc.
Le 0 ou 1 veut dire : ici le bâtonniste débute vraiment.

3) NOTE COLLABORATIVE

Note difficile à apprécier, car le principe est de vérifier l’adaptation de chacun des bâtonnistes à l’autre. Par exemple, si on a un bâtonniste qui pratique depuis de nombreuses années et qu’il tire avec un bâtonniste débutant, s’il veut avoir une bonne note, il devra arriver à la fois à s’adapter et à mettre en valeur son partenaire. Les juges devront vérifier que les deux tireurs arrivent à la fois à mettre en valeur l’autre, tout en gardant une certaine « individualité »…mélange complexe ! On parle bien ici de partenaire et non d’adversaire.

copyright ASCA2011

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Le salut – respect et préparation – état d’esprit du pratiquant

Le salut en bâton revet une importance particulière emprunte de respect, de courtoisie et de préparation à l’échange. Il y a deux types de salut. Celui dit « fédéral », relativement simple qui permet à un bâtonniste de partir d’une position pied collés l’un à l’autre, bâton tenu pointe au sol, prés d’un pied et ensuite, de poser sa seconde main sur le bâton (mains en pronation) et d’effectuer un arc de cercle en direction de son partenaire pour arriver en garde… assez simple. Ne revenons pas dessus.

Il existe un second salut, créé dans le cadre de l’ASCA, aprés plusieurs années de pratique et de reflexion sur le sens même de ce que représente le salut. Voici un essai de description, par les mots, de la réalisation de ce salut (description tirée d’une discussion sur l’ancien forum de ASCA).

Frédéric Morin (professeur bâton) : « En préambule, je précise que ce salut permet tout de suite de voir l’état d’esprit du pratiquant (en effet il implique un minimum de décontraction et de maîtrise de son propre corps, si on ne veut pas que le bâton parte…).

J’ai créé ce salut également dans un certain esprit (il comprend des mouvements assez techniques en fait, issus d’une certaine conception de pratique). JE PRECISE : CE SALUT N’EST POUR L’INSTANT PAS EFFECTUE AILLEURS QUE DANS LE CADRE DE L’ASCA.

La position de départ. Imaginez un carré au sol (avec A B C D comme sommets). Les deux bâtonnistes sont positionnés l’un sur A l’autre sur C. Le bâton est pris en pronation d’une seule main (par exemple la droite). Talon du bâton au sol (côté droit). Prêt pour le salut, saluez (il n’y a pas « en place pour le salut »). Lever le bras droit en laissant glisser le bâton vers l’avant (c’est un coulissé naturel – lancé par le mouvement du bras, qui ne fait que monter, d’un quart de cercle, soit 90 ° – le bras arrive parallèle au sol – bâton dans l’alignement). On frêne le bâton pour ne le tenir que d’une main, quand la pointe arrive dans celle-ci (attention à ne pas laisser tomber le bâton . Ensuite, on laisse tomber le talon (en accompagnant la trajectoire, sur le côté GAUCHE), et on le récupère main gauche (qui est restée au niveau de la hanche gauche). Là encore prise en pronation. La main droite est revenue sur son côté (vers hanche droite). Maintenant, c’est super compliqué à expliquer

La main gauche effectue un mouvement de 90 ° sur le côté (vers la gauche) puis, elle laisse tourner le bâton(qui change ainsi de sens dans la main). Ce mouvement est difficile mais vous verrez que l’inertie généré par le bâton permet de le faire tourner assez facilement dans la main (JE PENSE QU’IL FAUDRAIT UNE PHOTO là)…Quand la bâton a changé de sens dans la main gauche (qui maintenant va se retrouver devant vous), accompagnez le vers la main droite (en le laissant perpendiculaire au sol). Ensuite, sur votre droite, la main droite se positionne en dessous de la gauche et les deux mains laissent glisser naturellement le bâton au sol (1 cm du sol exactement) – là, on utilise la gravité, tout simplement (aucune force à exercer, seulement desserrer les mains). Enfin, deux mouvements simultanés : on ramène, en gardant les deux mains en pronation sur la bâton, le talon du bâton vers son partenaire en faisant un pas vers lui – sur le côté CD du carré, puis, on fait un demi coulissé pour récupérer le talon dans les mains, en essayant de toucher le bâton de son partenaire…puis …en garde. « 

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Présentation ASCA Paris – Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–21H30 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d’ASSAUT (canne et bâton)
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– Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–21H30 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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Stages de CANNE FOUET
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– Dès novembre 2018  – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Stages de CANNE CROSSE
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– Dès novembre 2018  – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)

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