Canne et Bâton | Coin technique de canne

Les touches en jambe en canne de combat et bâton français

L’ ASCA vous propose cette fiche récapitulative concernant les touches en jambe, en canne de combat et bâton français tels qu’ils sont enseignés dans notre association sportive. Ce document présente les points clefs à retenir pour l’exécution d’une fente, demi-fente ou flexion (la fente arrière est également enseignée mais, pratiquée par un public plus expérimenté, elle fera l’objet d’une éventuelle fiche complémentaire).

Illustrations et création graphique 2D/3d réalisés par Frédéric Son – son.frederic@yahoo.fr

Droits réservés ASCA Paris

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Variété technique, engagement, exigence et persévérance

Les dernières photos de notre participation au Festival des Arts Martiaux de Bercy (AccorHotels Arena) ont été vues par 6000 personnes au travers des réseaux sociaux … et je tiens, au nom de l’ASCA, à vous remercier pour ce soutien exceptionnel !

Nous avons reçu de nombreux messages très chaleureux de la part de différentes personnalités marquantes du monde des Arts Martiaux et des sports de combat, ainsi que du staff d’organisation lors de notre quatrième participation à cet événement magique !

L’équipe de démonstrateurs était assez importante et il a fallu beaucoup de répétitions pour tout prévoir, tout préparer et anticiper … en conservant, pendant les 6 mois de préparation, une très grande exigence technique et esthétique, marque de fabrique de notre approche pédagogique.

Au niveau du bâton français, la présentation, par les 8 bâtonnistes, s’est découpée en 3 parties :

  • présentation des coups en vitesse lente

  • échanges à vitesse moyenne permettant de voir l’application pratique des coups, des enchaînements

  • et enfin, un combat réel, à fond et sans la moindre protection (avec prise de risque importante, je le rappelle car ici, les bâtons sont lancés pleine puissance et la moindre erreur peut coûter assez chère !)

    Au niveau de la canne de combat, j’ai choisi 4 cannistes féminines pour présenter deux images complémentaires, qui, selon moi, font toute la richesse de cette discipline :

  • un assaut de type « compétition » (avec arbitre)

  • et pour terminer 45 secondes d’assaut explosif axé sur la beauté des gestes, l’esthétisme et l’engagement physique !

Nous prouvons, sur cette démonstration, une nouvelle fois, que ces 2 sports de combat français ont leur leur place au sein des Arts Martiaux et Sports de Combats Mondiaux !

Variété technique, engagement, exigence et persévérance (comme le dirait un grand ami canadien 😉 sont sans doute les maîtres mots de notre approche pédagogique, à l’ASCA.

C’est à ce prix, je crois, que l’on peut jouer dans la cour des grands.

Encore un grand merci à vous tous ! Fred Morin

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The last photos of our participation in the Martial Arts Festival of Bercy (AccorHotels Arena) were seen by 6000 people through social networks … and I want, on behalf of ASCA, to thank you for this exceptional support!

We received many very warm messages from various Martial Arts and combat sports celebrities, as well as the organizing staff during our fourth participation in this magical event!

The team of demonstrators was quite important and it took a lot of rehearsals to plan everything, prepare everything and anticipate … while keeping, during the 6 months of preparation, a very great technical and aesthetic requirement, the hallmark of our pedagogic approach.

At the level of the French Baton, the presentation, by the 8 players, was divided into 3 parts:

– presentation of shots in slow speed

– medium-speed exchanges allowing to see the practical application of the blows, the chains

– and finally, a real fight, thoroughly and without protections (with significant risk taking, I recall because here, the staffs are launched full power and the slightest mistake can cost quite expensive!)

At the level of the stick fighting, I chose 4 female cannisters to present two complementary images, which, in my opinion, make all the richness of this discipline:

– a « competition » assault (with referee)

– and to finish 45 seconds of explosive assault focused on the beauty of gestures, aesthetics and physical commitment!

We prove, on this demonstration, once again, that these 2 french combat sports have their place within the Martial Arts and World Combat Sports!

Technical variety, commitment, requirement and perseverance (as a great canadian friend would say) are undoubtedly the hallmarks of our educational approach at ASCA.

It is at this price, I believe, that we can play in the big leagues.

Many thanks again to you all!

Fred Morin (team leader of ASCA Paris)

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Rappel technique ASCA

Droits photo ASCA - Hervé Thouroude

L’équipe pédagogique de l’ASCA tient à rappeler quelques points
techniques concernant l’enseignement de la canne de combat et du bâton français
pour la saison sportive en cours :

* TOUCHES EN LIGNE BASSE : trois postures possibles > flexion
/ demi-fente (dessus cuisse à 45° du sol, jambe arrière tendue) / fentes
avant, arrière, latérale (sur fente avant, genou légèrement fléchi autorisé pour déverrouiller
l’articulation). Aucune autre position possible. En précisant que toutes
les positions seront enseignées dans le respect de l’intégrité physique de
la personne, s’agissant des positions de la jambe arrière
(partie basse et haute dans la même ligne), notamment.

* TOUCHES EN FLANC DANS LE DOS non autorisées.

* TRAJECTOIRES / ARMÉS : l’ASCA vise le geste parfait dans sa
pédagogie. Trajectoires les plus parallèles ou perpendiculaires
possibles. L’armé est validé derrière l’axe vertébral.

* DÉVELOPPEMENT des COUPS : le bras doit être tendu au passage du
dernier quart de la rotation.

* ANTI-JEU / OBSTRUCTION DÉFENSIVE : anti-jeu autorisé si effectué
dans le cadre d’une action offensive. Obstruction défensive pénalisée. »

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Enchaînement 1er degré

Voici les enchaînements définis par Maurice Sarry, qui a codifié la canne. Ces enchaînements sont utilisés par de nombreux professeurs de canne et constituent des combinaisons simples de coups.

Nous avons tenu à noter simplement ces mouvements de façon relativement simple et claire. Ils peuvent être utilisés dans les phases d’apprentissage de la canne et constituer également des séquences définies que l’on retrouve en démonstration ou en compétition. Ce sont de formidables exercices laissés par Maurice Sarry. Bien entendu, nous vous conseillons de laisser le soin à vos enseignants de vous les expliquer correctement afin de veiller notamment à armer correctement les coups, effectuer les fentes de manière correcte et en développant les coups.

1) Croisé tête – Brisé – Croisé tête

2) Croisé tête – Croisé jambe – Croisé Tête

3) Latéral croisé figure – Latéral extérieur figure – Latéral croisé jambe

4) Latéral extérieur figure – Latéral croisé jambe – Latéral extérieur flanc

5) Latéral croisé figure – Croisé jambe – Croisé tête

6) Latéral croisé figure – Latéral extérieur flanc – Croisé jambe

7) Brisé – Latéral croisé figure – Latéral extérieur flanc

8) Enlevé – Latéral croisé flanc – Latéral extérieur figure

9) Latéral extérieur flanc – Croisé jambe – Latéral extérieur figure

10) Latéral extérieur figure – Latéral croisé flanc – Brisé

11) Latéral croisé figure – Brisé – Croisé jambe

12) Latéral extérieur flanc – Croisé jambe – Brisé

Ces enchaînements sont présentés de façon exhaustive dans le livre édité à compte d’auteur, par Maurice Sarry « LA CANNE – Arme de défense Sport de Combat ».

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Enchaînements du 2nd Degré

Là encore, suite des enchaînements définis par Maurice Sarry.

Ici, changement de main, déplacement et complexité des succession de coups prévalent.

Bien entendu, une fois encore, il faut noter que nous conseillons un oeil externe, lors de la réalisation de ces mouvements, afin de veiller à leur bonne réalisation (en termes d’armés, de développement et de postures).

1) TOUT EN GARDE DROITE / Latéral extérieur figure – Latéral extérieur flanc – Latéral extérieur jambe

2) PREMIER COUP EN GARDE DROITE puis changement de garde et GARDE GAUCHE / Brisé – (chgt de garde) sur Croisé tête – Latéral extérieur figure

3) PREMIER COUP EN GARDE DROITE puis changement de garde et GARDE GAUCHE / Latéral extérieur figure – (chgt de garde) sur Latéral Croisé – Latéral extérieur flanc

4) PREMIER COUP EN GARDE DROITE puis changement de garde et GARDE GAUCHE / Latéral extérieur figure (chgt de garde) sur Latéral Croisé – Latéral extérieur jambe

Ces enchaînements sont présentés de façon exhaustive dans le livre édité à compte d’auteur, par Maurice Sarry « LA CANNE – Arme de défense Sport de Combat ».

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CANNE HISTORIQUE 1

Etude comparée entre les approches historiques et modernes

Voici un excellent article rédigé par Denis Lamotte (ASCA), concernant les parallèles entre canne historique et canne moderne. Denis Lamotte confronte les différentes approches de Larribeau, Humé et Leboucher tout en effectuant des analogies très intéressantes entre les mouvements « historiques » et ceux mis en place en canne moderne.

Nous invitons tous les cannistes passionnés et curieux à regarder cette étude. Frédéric Morin (président ASCA PARIS – BEES1 Canne et Bâton).

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Nous proposons ici quelques extraits de trois ouvrages accessibles en ligne sur Gallica, le site de livres numérisés de la BNF.

 

Bibliographie :

HUMÉ (Eugène), Traité et théorie de canne royale, M-J Poot et Cie éd., Bruxelles, 1862, 55 p.

LARRIBEAU (M.), Nouvelle théorie du jeu de la canne : ornée de 60 figures indiquant les poses et les coups, édité à compte d’auteur, Paris, 1856, 87 p.

LEBOUCHER, Théorie pour apprendre à tirer la canne en vingt-cinq leçons, édité à compte d’auteur, Paris, 1843, 54 p.

 

Quelques définitions tirées de Humé, op. cit. pp.17 à 19

 

La botte.

C’est le coup porté avec réussite. Le coup peut être simple ou composé il est simple lorsqu’il est fait d’un seul mouvement, composé lorsqu’il a fallu une ou plusieurs feintes pour le porter.

Feintes.

C’est feindre de porter un certain coup et en porter un autre. On compte deux sortes de feintes la première est celle par laquelle on cherche à faire parer l’adversaire du côté opposé à celui auquel on veut porter la botte. La seconde se pratique de la même manière seulement, il faut qu’elle se fasse avec assez de vitesse pour que l’adversaire n’ait pas le temps d’éviter le coup qu’on feint de lui porter.

L’appel.

C’est frapper une ou plusieurs fois le sol avec le pied droit, en le laissant à la même place.

 

La parade.

C’est éviter le coup de l’adversaire dans la canne, il est impossible de donner la désignation dès parades; l’exercice seul doit vous guider, vous donner le moyen d’éviter tel ou tel coup. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est bon de parer de façon à pouvoir garantir les flancs et la tête; ainsi, si l’on cherche à vous donner un coup de tête, ne levez pas trop la main.

 

La riposte.

C’est attaquer l’adversaire, aussitôt après avoir pris la parade.

Tac de la canne.

C’est riposter tout de suite après la parade.

Le tac-au-tac.

C’est riposter après avoir pris la parade à la riposte de l’adversaire.

Le mur. Le mur est un exercice préparatoire avant l’assaut; il est composé du salut. L’assaut. C’est le combat réel entre les deux adversaires. »

La garde

« PREMIÈRE POSITION.

Le corps, un peu tourné vers la gauche, doit être d’aplomb sur les hanches la tête haute, le talon du pied droit contre la cheville du pied gauche, les pieds placés d’équerre, la main droite tenant la canne qui repose à terre, le bras gauche pendant le long de la cuisse gauche, la main gauche ouverte, la paume en dehors et le petit doigt allongé le long de la couture du pantalon. (fig 1) » (HUMÉ, op. cit, p 21)

 

FIG1

« DEUXIÈME POSITION.

Pour passer de la première position à la garde, on procède de la manière suivante Vous donnez un coup de tête devant vous; et vous ramenez tout de suite la canne sur l’épaule gauche, le bras droit plié sur la poitrine. En faisant ce mouvement, il faut placer la main gauche au bas du dos, bien effacer le bras, porter le pied droit en avant, à une distance de la cheville du pied gauche égale la longueur qui existe entre la cheville du pied et l’extrémité du genou; les jarrets doivent être tendus. (Fig. 2.) Si, au lieu d’avoir le pied droit en avant, vous avez le pied gauche, vous donnez à cette dernière position le nom de garde gauche. » (HUMÉ, op. cit, p 22)

Fig2

Le salut.

Le « salut de couronnement »

« Le salut de couronnement se fait en faisant décrire à la canne un cercle entier au-dessus de la tête, de droite à gauche et de gauche droite. Il est évident qu’il faut incliner la tête pour saluer les spectateurs. Il est du devoir du public de répondre à ce salut. » (HUMÉ, op. cit, p 44)

 

Les coups.

Les coups de figure simple.

Il n’y a pas de transfert du poids du corps. Le « coup de figure simple en vraie garde » équivaut au latéral croisé, et le « coup de figure simple en fausse garde » ressemble au latéral extérieur.

Coup de figure simple en vraie garde.

Étant en vraie garde lever la main au- dessus de la tète, le petit bout de la dirigé sur la gauche, la main renversée, les ongles en l’air tournés vers l’oreille gauche, faire décrire ensuite un angle horizontal à la canne, en allongeant le bras de sa portée pour aller frapper le sur le haut, du coussinet (la figure de l’adversaire supposé) la main toujours renversée, mais les ongles en bas. » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 15)

 

Coup de figure simple en vraie garde.

Pour développer le coup, élever la main au-dessus de la tête (…). Faire ensuite décrire à la canne un cercle horizontal au-dessus de la tête, en allongeant le bras de toute sa portée; puis reculer l’épaule gauche pour rapprocher droite ; renverser la main les ongles en l’air pour frapper. » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 16)

 

Les coups de figure double. 

« Élever la main suivant les mêmes règles, mais faire décrire le premier tour au-dessus de la tête, sans allonger le bras pour frapper; le premier tour n’est destiné qu’adonner plus de force au second, après lequel on allonge le bras, et l’on frappe » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 17)

Les coups de reins

Le flanc est appelé le « rein ». Comme les coups de ventre, de poitrine ou sur les jambes, ils ne différent pas des coups de figure sinon pour la surface de frappe.

 

Le coup de tête

Le point de départ est le même que pour le coup de figure, mais avec les pieds rapprochés. On l’arme à droite en « varie garde », puis on renverse la canne dans le dos et on donne le coup sur le haut de la tête (on note la différence entre « figure » et « tête » dans la terminologie ancienne). Le coup est semblable à un coup de tête en canne fouet. A noter que le coup s’exécute pieds joints.

Fig3

Le double coup de tête

« Se placer en vraie garde vis-à-vis du coussinet ; élever la main vers la gauche comme pour développer un coup de jambe ou un coup de reins ; allonger le bras dans toute son étendue, en portant la main de bas en haut, de gauche à droite, en la renversant de tierce pour la ramener en avant et au-dessus de la tête, le petit bout de la canne faisant face au coussinet; puis sans arrêter le mouvement la laisser tomber vers la gauche pour la porter eu arrière et frapper alors le coup de tête. Se replacer aussitôt en vraie garde pour reprendre le même mouvement ». (LARRIBEAU. op. cit. pp. 19-20)

 

Le coup de tête par moulinet

Ce coup ressemble à un coup de canne fouet. Il s’exécute en fausse garde et consiste à « faire rouler la canne en arrière de bas en haut » comme sur le schéma ci-dessous.

Fig4

L’enlevé coude

« Riposte par un enlevé, après la parade du coup de figure en dedans, prise en quarte. Étant en parade de figure, il faut, pour riposter par un enlevé, ployer le bras en baissant la pointe de la canne en arrière, de manière à lui faire décrire un cercle près du corps; puis frapper, en renversant la main en tierce, afin que le coup arrive sous le coude de l’adversaire. Ce coup, presque toujours, met l’adversaire hors d’état de pouvoir riposter. » (LEBOUCHER, op. cit. p. 12)

 

 

 

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Les fentes

Ce texte nous a été fourni par Monsieur Jean-Louis Olivier (ancien DTN du Comité National de Canne de Combat) et nous sommes heureux de pouvoir vous le restituer et par la même, de lui rendre hommage.

En préambule, nous tenons à ajouter que l’utilisation des fentes, en canne et en bâton (parfois), est à effectuer avec une grande attention, afin de veiller à l’intégrité physique du pratiquant. Il est primordial de bien veiller à ne pas faire « bailler » le genou pour présever cette articulation et ne pas exercer de trop grandes sollicitations au niveaux des ligaments (latéraux et croisés). Nous préconisons, dans l’apprentissage, de commencer par un travail en demi-fente, puis en fente (qui est obligatoire pour une touche en jambe, dans la version « canne de compétition », ou « canne fédérale »). Un entraînement adéquat de renforcement musculaire peut être opéré pour veiller à bien « gainer » la jambe, ainsi qu’une vérification de la posture correcte des membres inférieurs, mais tout cela doit se faire sous un contôle stricte d’un enseignant (moniteur ou professeur). Frédéric Morin

LA FENTE

La fente est la position finale ou temporaire d’une action motrice nécessaire à l’accomplissement d’une technique déterminante dans l’escrime. Ses modalités d’exécution reposent sur des bases qu’il convient d’analyser pour l’enseigner.

A : Education physique

Les exercices actuels d’éducation physique reposent sur ceux des gymnastiques anciennes et en conservent les principes d’exécution.

1) Gymnastique Suédoise

Dans la méthode de gymnastique Suédoise, on utilise des exercices classés en :

-mouvements préparatoires,

-mouvements fondamentaux,

-mouvements d’application.

Dans la conduite de ces mouvements trois parties se succèdent :

-le départ ou position initiale,

-l’exécution du mouvement,

-l’attitude finale.

Les fentes désignées « crochets » sont des mouvements fondamentaux qui s’effectuent par déplacement d’une jambe qui se fléchit en fin de mouvement. Le pied peut se déplacer selon les sommets d’une étoile à huit branches. La position tenue.
2 ) Dans la « Méthode Naturelle » Georges Hébert définit la fente comme : « Attitude qui consiste à fixer une jambe au sol, puis à détendre le corps sur cette jambe, en exécutant un écart avec l’autre jambe dans une direction donnée. »

Cette attitude est utilisée pour les efforts de lever, de lancer et de défense.

Il distingue :

-une jambe ferme, celle d’appui, motrice et qui est tendue en fin de poussée
-une jambe d’écart, celle mobile, qui est déplacée selon la direction voulue ; en avant, en arrière, latéralement, et qui est plus ou moins fléchie en fin de mouvement.

Les caractéristiques de la fente sont :

-l’écart, distance entre les deux pieds, est plus ou moins prononcé, variant d’un petit pas à un grand pas ;
-l’orientation des pointes des pieds doit assurer l’équilibre ;
-l’aplomb du genou de la jambe d’écart tombe en avant de la pointe du pied ce qui permet un retour plus aisé à la position initiale ;
-la position du tronc en rectitude dans le prolongement de la jambe ferme est plus favorable pour l’effort et l’équilibre.

B ) Le sport

1) L’escrime

Les fentes sportives répondent à une finalité spécifique liée à la logique interne de l’activité. La qualité de leur exécution est nécessaire dans la réalisation de la performance. Deux disciplines sportives utilisent plus particulièrement les fentes : l’escrime et l’haltérophilie.

Les fentes en escrime sont dites « conventionnelles ». Leur objectif est de « gagner la distance » afin de permettre la touche en pointe, sur une seule action de fente, le genou venant à l’aplomb du pied.

L’escrime moderne conduit à un grand engagement physique rendu nécessaire par la compétition. L’amplitude des fentes des tireurs est fonction de la distance qui les sépare, les prises de fer peuvent s’effectuer les bras fléchis avant de se déployer, le combat se poursuivant brièvement dans des positions fléchies. L’esthétique et le formalisme cèdent le pas à l’efficacité.

Une autre forme de « fente conventionnelle » est celle de l’haltérophile. La technique doit respecter très peu de variation de la position de la projection du centre de gravité au sol. Ceci implique un déplacement des deux jambes dans des sens opposés. La remontée s’effectue par le déplacement de la jambe arrière vers le pied avant.

C ) Biomécanique

« Dans les attitudes en fente, les pieds sont écartés l’un de l’autre d’une distance au moins égale à deux longueurs de pieds … l’un des deux membres inférieurs est tendu, l’autre est à demi fléchi au niveau des articulations du cou de pied, du genou et de la hanche. Le tronc est oblique et prolonge la direction du membre inférieur tendu.  » Le centre de gravité du corps se déplace dans le sens de la fente, en avant, en arrière, latéralement, en diagonale, et « de ce fait, la plus grande partie du poids du corps repose sur le membre fléchi et tend à le fléchir davantage. » Le pied du membre inférieur tendu doit rester constamment appliqué au sol pour une fente correcte.

Les chaînes musculaires mises en jeu lors de l’escrime aux armes et lors de l’escrime à la canne différent dans la succession des actions. En escrime, l’action du membre supérieur armé précède l’action de poussée de la jambe arrière. A la canne, l’action débute par l’action de poussée du membre inférieur pour s’achever par la rotation du tronc et l’extension du membre supérieur armé.

Groupes musculaires concernés par la fente

D’une manière générale les contractions se situent dans le triceps sural et le quadriceps crural du membre fléchi et dans les muscles du dos Les contractions sont d’autant plus intenses que la fente est profonde Au niveau du membre fléchi, l’effort musculaire est plus intense qu’au niveau du membre tendu car, outre la différence de poids à soutenir, il est plus difficile de maintenir une articulation en attitude de flexion (dosage de la contraction musculaire) qu’en attitude d’extension (arrêt osseux ou ligamentaires).

Dans les fentes la jambe qui se déplace supporte la plus grande partie du poids du corps tandis que dans les poses (de stations) le poids reste sur le membre fixe et le pieds de l’autre membre déplacé repose sur le sol par sa pointe en n’exerçant qu’une faible pression.

Décomposition des forces du poids en fente avant. >

D ) Techniques de Canne

1) Anciennes formes

Les fentes en escrime à la canne, conçues dans une optique d’auto-défense, sont très peu prononcées. Quelle que soit la ligne de frappe, l’importance de la flexion du genou est sensiblement identique et le tireur recherche la touche par un gain de distance tout en évitant de présenter une cible à l’adversaire et en conservant son équilibre.

1899 – Coup de jambe et parade en quarte
1930 – Coup de jambe à droite
1971 – Coup de jambe
1899 – Coup de jambe et parade en quarte

Le principe de projection du genou légèrement en avant de la pointe du pied et celui de la rectitude entre le tronc et la jambe de poussée sont respectés. La rectitude est l’alignement de différents segments entre eux. De même dans la frappe en canne il y a rectitude entre la ligne des épaules, le membre supérieur armé et la canne.

2) Formes actuelles

La forme actuelle de la pratique sportive de la canne a conduit à adopter des conventions qui s’éloignent des principes de l’auto-défense.

Maurice Sarry dans le chapitre « Les déplacements » de son manuel (p.33) définit la fente ainsi :

« La fente permet de gagner la distance et de frapper en ligne basse. Nous ne la considérons pas comme un véritable déplacement. De la position en garde, la jambe se déplace vers l’avant et fléchit, la jambe arrière, dont le pied reste en point fixe, se trouvant alors en extension.  »

1978 – fente de démonstration

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1998 – fente extrême – démonstration
Fente d’escrime à l’épée

La fente ainsi démontrée correspond strictement à une fente d’escrime poussée à son extrême. En escrime le retour à la position initiale s’effectue rarement car l’action est le plus souvent arrêtée par une touche valable ou non selon l’arme. La touche s’effectue au corps alors qu’en canne la touche s’effectue en jambe, en ligne basse. (A l’épée on se fend peu pour toucher le pied correspondant à la ligne basse.)

A la canne, l’ancienne règle d’arrêt à la touche annoncée a été abandonnée, comme en escrime, pour permettre de donner une série de plusieurs coups, ce qui rend l’assaut plus dynamique. Les allers retours fente-garde-fente deviennent extrêmement difficiles car coûteux d’un point de vue énergétique en faisant aussi subir des pressions importantes au niveau du genou fléchi.

Lors de la fente extrême la tête devient une cible vulnérable et une flexion du tronc pouvant aller à l’horizontale entraîne un risque de frappe sur la nuque ou sur le dos. L’amplitude de la fente est liée à la souplesse des articulations du membre inférieur.

Il faut noter d’autres formes de fente que celle exposée précédemment :

-La fente arrière consiste à déplacer le membre arrière vers l’arrière, à le fléchir en ouvrant vers l’extérieur le segment fléchi et à s’accroupir sur cet appui. Le membre avant reste tendu vers l’adversaire et permet l’équilibration. Cette fente permet de conserver la distance de frappe par retrait du tronc.

-La fente sur place peut s’exécuter de deux manières :

a) par une flexion du membre avant en reculant le membre arrière qui devient tendu,

b) par une flexion du membre arrière en avançant le membre avant.

BIBLIOGRAPHIE

André, E., (sans date, après 1900), La gymnastique Suédoise, Flammarion. Demenÿ, G.,(1924), Mécanisme et éducation des mouvements, Revue EPS (1993),88. Hébert, G.,(1942), L’éducation physique, virile et morale par la méthode naturelle, tome II, technique des exercices, technologie, 90-92. Vandervael, F.,(1966), Analyse des mouvements du corps humain, Maloine,119-121. Thirioux, P., (1970), Escrime moderne, Amphora. Sarry, M., (1978), La canne, arme de défense, sport de combat, chez l’auteur, épuisé. Weineck, J., (1984), Anatomie fonctionnelle du geste sportif, Masson,173-175.

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Travail sur l’anticipation

La canne étant un sport de combat, le but, quand on fait un assaut, est de toucher son partenaire. Pour marquer un point, il ne suffit pas d’enchaîner les coups, mais bien de s’adapter son adversaire pour pouvoir utiliser la moindre opportunité pour toucher son adversaire. C’est certainement en essayant d’anticiper un mouvement que l’on arrive à passer un coup gagnant.

Un exercice simple pour travailler cette anticipation (en fait l’exercice est simple à décrire, mais la notion ne l’est pas tout à fait) :

L’un des tireurs joue le rôle de l’attaquant et l’autre le défenseur. L’attaquant enchaîne lentement des coups tandis que l’autre se défend en faisant des parades. L’attaquant ne change pas de rythme et continue d’enchaîner. Quand il le sentira, le défenseur devra anticiper un mouvement de son adversaire et passer un coup gagnant juste au moment où l’autre va se préparer à armer son coup (attention toutefois à saisir le bon moment, car il existe une règle fondamentale en canne, le principe de parade-riposte ou esquive-riposte, c’est à dire que l’on doit parer avant de riposter et non pas attaquer dans l’attaque !). L’approche de l’anticipation, essentielle en combat, passe donc également par le nécessaire déplacement. Il faut travailler très lentement cet exercice, pour l’attaquant.

Alors bien sûr, sur cette base, on peut creuser et les exercices sont nombreux, le tout étant de pouvoir lire ce que l’adversaire va faire. Si on se place du côté de l’attaquant, la stratégie peut également de tromper le défenseur, en feintant pour fausser son éventuelle anticipation…

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Présentation ASCA Paris – Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–21H30 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d’ASSAUT (canne et bâton)
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– Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–21H30 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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Stages de CANNE FOUET
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– Dès novembre 2018  – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Stages de CANNE CROSSE
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– Dès novembre 2018  – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)

Tous les renseignements sont ici