Canne et Bâton | Maurice Sarry

Le secret de la Rose Couverte par Maurice Sarry

Voici, avec l’aimable autorisation du site Académie d’escrime aux fouets, la reproduction du chapitre concernant la fameuse Rose couverte ….

LE SECRET DE LA ROSE COUVERTE par Maurice Sarry

Il est temps de parler de cette fameuse rose couverte et de son secret.

Pour ceux qui ne le sauraient-pas encore, la rose couverte est une sorte de « passe d’arme » dont on retrouve trace dans des manuels traitant du maniement de la canne et qui permettrait de se protéger de plusieurs adversaires par une « ceinture impénétrable ».

Cette rose couverte est entourée de mystère, on la cite, on en parle, mais personne ou presque ne sait comment l’exécuter.

Alors s’agit-il d’un véritable secret ?

Nous répondrons oui sans ambiguité, et, nous pensons même connaître la clé de ce mystère.

Ne soyez pas impatient, mais ne pensez pas que vous allez tout savoir en quelques lignes. Les secrets ne se dévoilent pas, ils se découvrent et nous nous proposons de vous mettre sur la voie.

Mais auparavant nous voudrions vous faire partager une réflexion sur le passé et ses croyances, sur une époque pas très lointaine, où chaque corporation, chaque confrérie, cultivait des traditions et des rites plus ou moins secrets et où seuls quelques initiés accédaient à la pleine connaissance.

Il est probable que chacun de ces secrets ait été bien peu de chose en soi, mais ils furent sans doute très difficiles à atteindre puisqu’ils représentaient toujours l’aboutissement d’un métier, d’une vie ou d’une croyance. On sent confusément que ces secrets ont été indispensables aux rapprochements des hommes dans leurs efforts ou leurs convictions et qu’ils ont souvent galvanisé leur volonté d’aboutir.

Ils ont permis de sauvegarder leur acquis. Vouloir les dévoiler sans autre forme serait ne pas faire cas de la sagesse innée de l’homme qui a su de tous temps créer un but à ses activités pour parfaire ses connaissances et sa pensée.

Serions-nous devenus moins sages que nos pères, pour vouloir connaître sans savoir et sans effort ?

Personnellement nous ne le pensons pas, car nous portons tous en nous les marques de notre civilisation où le besoin de progresser est l’héritage de l’humanité tout entière.

Et si actuellement nous voyons renaître certains métiers ou certaines disciplines tombés dans l’oubli, ne serait-ce pas la réaction inéluc­table à la vie stéréotypée dans laquelle nous sommes plongés ? Ne serait-ce pas le besoin de retrouver des racines qui nous permettent de nous raccrocher à de vraies valeurs et d’avoir un but même s’il n’est pas notre objectif principal ; celui de vivre ?

Nous vous laissons le soin d’y réfléchir et d’y apporter une réponse, mais revenons à notre rose couverte.

Ne pensez-vous pas qu’à travers ces mots ésotériques la sagesse transpire et que vous seul pouvez détenir la vérité sur ce secret. Nous en possédons déjà une partie, le reste est le fruit d’un travail persévérant qui nous oblige quels que soient notre âge ou nos origines, à nous combattre nous-même avant d’affronter les autres.

Maurice Sarry – Extrait de « La Canne Arme de Défense Sport de Combat ».

Ceux qui croient apprendre quelque chose en lisant des comptes rendus des travaux d’autrui se trompent singulièrement. Acquérir la science par ouï-dire ! Mais c’est aussi impossible que d’acquérir la sagesse en lisant des proverbes ! Il est si facile d’argumenter, si difficile de découvrir les faits, de trouver la moindre vérité ! La science ne s’acquiert que par de longs efforts personnels, par un travail de tous les jours.

Bernard Shaw

(Cashel Byron Gentleman et Boxeur)

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Extrait d’interview de Maurice Sarry à propos de la canne fouet

Voici, avec l’aimable autorisation du site Académie d’escrime aux fouets, la reproduction du chapitre concernant l’interview réalisé pour Karaté Bushido (déjà 🙂 ….

Adresse du site web : http://www.ac-efb.com

« Maurice Sarry, Maître de Canne est le créateur de l’académie d’escrime aux fouets et bâtons. Il a fouillé dans les archives et déterré, non pas la hache de guerre, mais la fourche, le fléau, le fouet, le bâton de marche et de berger, pour les rendre à la conscience collective comme des armes de lutte appartenant aux racines de l’histoire de la France.

Deux fois vice-champion national de boxe française, Maurice Sarry connaît bien le combat. Et puis, dans sa famille le sport est presque une fatalité. Son grand-père (né en 1890) pratiquait la savate, la boxe, la canne, le bâton, l’escrime, la lutte, le Ju-jitsu et le rugby … Durant la guerre 14­18 il est aviateur et il participe à de nom­breux combats aériens. Il donne ensuite des cours de culture physique au Prési­dent de la République Raymond Poin­caré et à d’autres grands hommes publics de l’époque et est le premier à créer en France un club de plage (à Batz-sur-Mer).

La mère de Maurice Sarry est, à 11 ans, championne de Paris en natation (nage libre en rivière). Bref, ce solide atavisme n’est sûrement pas étranger à la soif d’exercice et de connaissance sportive qui exilera Mauri­ce Sarry jusqu’en Chine pour quelques rencontres entre son académie et des écoles de Wu Shu. Réflexions d’un per­sonnage dont les idées sont aussi cla­quantes que la lanière de son fouet…

Karaté-Bushido : Maurice Sarry, quels ont été vos motifs pour la création de cette académie très originale d’escri­me aux fouets et bâtons ?

Maurice Sarry : Je pensais qu’un sport, même si ses racines étaient lointaines, il fallait le faire évoluer et lui donner toutes ses possibilités. Au sein d’une fédération on a tout le temps un cadre très rigide, avec des commissions techniques, etc. A partir du moment où j’avais décidé de créer quelque -chose et de le faire évo­luer, il fallait que je fasse une association. L’académie est née comme ça. Toutes les techniques de combat à distance étaient représentées. Tout ce qui est contact physique était supprimé, les coups de pieds et les coups de poings ne rentraient pas dans les techniques de l’académie. Petit à petit je me suis inté­ressé à la confrontation, au combat à distance sous différentes formes com­me le fouet qui n’a jamais été une arme de guerre.

K.B. : Il n’y avait donc pas de « mode d’emploi » technique du fouet. Vous l’avez créé ?

Maurice Sarry : Il y a eu des duels au fouet mais ce n’était pas une arme de guerre. Il fal­lait donc trouver une technique car ce n’est pas tout de donner un coup de fouet. Il faut pouvoir le parer, trouver des enchaînements. C’est ça qui m’intéres­sait.

K.B. : Les instruments que vous utili­sez représentent les racines pay­sannes du combat à mains armées. Quelles sont les sensations liées à leurs pratiques ?

Maurice Sarry : C’est quelque chose que je res­sens surtout au niveau des bâtons. Ca fait très longtemps que je pratique des formes de bâton et j’essaie d’innover, de trouver des choses ou des enchaîne­ments différents. En fait, les sensations je les ai d’abord trouvées dans nos pages d’histoire concernant les combats de nos paysans. Je me suis aperçu que les paysans n’étaient pas les poltrons ou « ceux qui subissent » que les manuels scolaires ont bien voulu nous dépeindre. Il y a eu, entre le 15″ et le 17″ siècle, énor­mément de révoltes, plus de trente mille en tout ! Les paysans utilisaient, bien entendu, ce qu’ils avaient sous la main. Ils avaient la fourche, qui était devenue une véritable arme puisque j’ai retrouvé des expressions chez les Chouans de Bretagne telle que : « si quelqu’un trahit, on le passera par la fourche ». Il y avait la plupart des outils agraires et même si c’était rudimentaire, on a appris à se battre avec ça.

K.B. : Par contre le fouet sort de ce contexte puisque. c’est un instrument plus symbolique que véritablement guerrier. Quels sont ses avantages et ses inconvénients dans un combat ?

Maurice Sarry : Le fouet peut être dangereux car il peut avoir des parties métalliques sur la lanière et au bout. Son inconvénient c’est qu’une fois qu’il est lancé il faut pouvoir le récupérer très vite, ce n’est pas évident…

K.B. : Peut-on énumérer les armes que vous enseignez ?

Maurice Sarry : Il yale stick, un bâton très court de 60 cm , la canne, le bâton de marche, le bâton de berger, la fourche, le fléau et le fouet. J’enseigne tout ce qui est bâton. Pour tout ce qui est fourche, fléau et fouet, mon enseignement est beau­coup plus réservé. C’est une pratique personnelle ou en comité réduit. Avec de telles armes, la violence peut aller trop vite et je ne veux pas cela …  »

J.P. Maillet.

Remerciements à J.P. Maillet et à la revue Karaté Bushido

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