Canne et Bâton | Points techniques

Double canne – principes fondamentaux

La double canne est une discipline à part entière !

Comme nous avons pu le voir, lors du stage effectué récemment sur Bordeaux (avec les Brigades de Truffe), il est important de retenir que la double canne, d’après nous, ne peut être vue comme la simple continuité d’une pratique de canne simple à deux mains.

Certes on se retrouve forcément avec une canne dans chaque main (lapalissade), mais il faut bien comprendre que la cinématique, en double canne, est assez complexe. Il faut chercher la synergie entre les deux cannes, le petit plus qui fait qu’un double canniste utilise bien ses deux cannes, que ce soit en travaillant l’armé lorsque la première canne touche, ou encore la parade !

Le corps fonctionne comme lorsqu’on effectue un coulissé (glissé), en bâton. Tandis qu’une partie du corps bouge, l’autre suit ! Ici, il est important de faire vivre toujours les deux cannes, de façon homogène.

Alors, oui, c’est compliqué… mais pas tant que ça finalement.

La double canne, comme le bâton a pu l’être, est souvent le parent pauvre de la canne. Trés peu de rencontres sont organisées malheureusement, alors que cette discipline est l’une des plus spectaculaires qui existe !

Pour ce qui est des parades, on constate bien qu’un double canniste pratiquant des protections (canne en haut, canne en bas) est très difficile à toucher, quel que soit son niveau ! Cet argument est très intéressant pour les nouveaux pratiquants qui ont souvent peur de se « lancer » en double canne. Ils pensent, à tort, que la double canne et deux fois plus difficile. FAUX !!!! C’est deux fois plus de fun, de plaisir avant tout !

Depuis de nombreuses années, nous militons pour que la double canne se développe encore plus, car elle met vraiment en valeur le talent des jeunes cannistes !

Frédéric Morin
ASCA

Publié dans Double canne, News, Points techniques. Commentaires fermés

Enchaînement 1er degré

Voici les enchaînements définis par Maurice Sarry, qui a codifié la canne. Ces enchaînements sont utilisés par de nombreux professeurs de canne et constituent des combinaisons simples de coups.

Nous avons tenu à noter simplement ces mouvements de façon relativement simple et claire. Ils peuvent être utilisés dans les phases d’apprentissage de la canne et constituer également des séquences définies que l’on retrouve en démonstration ou en compétition. Ce sont de formidables exercices laissés par Maurice Sarry. Bien entendu, nous vous conseillons de laisser le soin à vos enseignants de vous les expliquer correctement afin de veiller notamment à armer correctement les coups, effectuer les fentes de manière correcte et en développant les coups.

1) Croisé tête – Brisé – Croisé tête

2) Croisé tête – Croisé jambe – Croisé Tête

3) Latéral croisé figure – Latéral extérieur figure – Latéral croisé jambe

4) Latéral extérieur figure – Latéral croisé jambe – Latéral extérieur flanc

5) Latéral croisé figure – Croisé jambe – Croisé tête

6) Latéral croisé figure – Latéral extérieur flanc – Croisé jambe

7) Brisé – Latéral croisé figure – Latéral extérieur flanc

8) Enlevé – Latéral croisé flanc – Latéral extérieur figure

9) Latéral extérieur flanc – Croisé jambe – Latéral extérieur figure

10) Latéral extérieur figure – Latéral croisé flanc – Brisé

11) Latéral croisé figure – Brisé – Croisé jambe

12) Latéral extérieur flanc – Croisé jambe – Brisé

Ces enchaînements sont présentés de façon exhaustive dans le livre édité à compte d’auteur, par Maurice Sarry « LA CANNE – Arme de défense Sport de Combat ».

Publié dans Points techniques. Commentaires fermés

Les fentes

Ce texte nous a été fourni par Monsieur Jean-Louis Olivier (ancien DTN du Comité National de Canne de Combat) et nous sommes heureux de pouvoir vous le restituer et par la même, de lui rendre hommage.

En préambule, nous tenons à ajouter que l’utilisation des fentes, en canne et en bâton (parfois), est à effectuer avec une grande attention, afin de veiller à l’intégrité physique du pratiquant. Il est primordial de bien veiller à ne pas faire « bailler » le genou pour présever cette articulation et ne pas exercer de trop grandes sollicitations au niveaux des ligaments (latéraux et croisés). Nous préconisons, dans l’apprentissage, de commencer par un travail en demi-fente, puis en fente (qui est obligatoire pour une touche en jambe, dans la version « canne de compétition », ou « canne fédérale »). Un entraînement adéquat de renforcement musculaire peut être opéré pour veiller à bien « gainer » la jambe, ainsi qu’une vérification de la posture correcte des membres inférieurs, mais tout cela doit se faire sous un contôle stricte d’un enseignant (moniteur ou professeur). Frédéric Morin

LA FENTE

La fente est la position finale ou temporaire d’une action motrice nécessaire à l’accomplissement d’une technique déterminante dans l’escrime. Ses modalités d’exécution reposent sur des bases qu’il convient d’analyser pour l’enseigner.

A : Education physique

Les exercices actuels d’éducation physique reposent sur ceux des gymnastiques anciennes et en conservent les principes d’exécution.

1) Gymnastique Suédoise

Dans la méthode de gymnastique Suédoise, on utilise des exercices classés en :

-mouvements préparatoires,

-mouvements fondamentaux,

-mouvements d’application.

Dans la conduite de ces mouvements trois parties se succèdent :

-le départ ou position initiale,

-l’exécution du mouvement,

-l’attitude finale.

Les fentes désignées « crochets » sont des mouvements fondamentaux qui s’effectuent par déplacement d’une jambe qui se fléchit en fin de mouvement. Le pied peut se déplacer selon les sommets d’une étoile à huit branches. La position tenue.
2 ) Dans la « Méthode Naturelle » Georges Hébert définit la fente comme : « Attitude qui consiste à fixer une jambe au sol, puis à détendre le corps sur cette jambe, en exécutant un écart avec l’autre jambe dans une direction donnée. »

Cette attitude est utilisée pour les efforts de lever, de lancer et de défense.

Il distingue :

-une jambe ferme, celle d’appui, motrice et qui est tendue en fin de poussée
-une jambe d’écart, celle mobile, qui est déplacée selon la direction voulue ; en avant, en arrière, latéralement, et qui est plus ou moins fléchie en fin de mouvement.

Les caractéristiques de la fente sont :

-l’écart, distance entre les deux pieds, est plus ou moins prononcé, variant d’un petit pas à un grand pas ;
-l’orientation des pointes des pieds doit assurer l’équilibre ;
-l’aplomb du genou de la jambe d’écart tombe en avant de la pointe du pied ce qui permet un retour plus aisé à la position initiale ;
-la position du tronc en rectitude dans le prolongement de la jambe ferme est plus favorable pour l’effort et l’équilibre.

B ) Le sport

1) L’escrime

Les fentes sportives répondent à une finalité spécifique liée à la logique interne de l’activité. La qualité de leur exécution est nécessaire dans la réalisation de la performance. Deux disciplines sportives utilisent plus particulièrement les fentes : l’escrime et l’haltérophilie.

Les fentes en escrime sont dites « conventionnelles ». Leur objectif est de « gagner la distance » afin de permettre la touche en pointe, sur une seule action de fente, le genou venant à l’aplomb du pied.

L’escrime moderne conduit à un grand engagement physique rendu nécessaire par la compétition. L’amplitude des fentes des tireurs est fonction de la distance qui les sépare, les prises de fer peuvent s’effectuer les bras fléchis avant de se déployer, le combat se poursuivant brièvement dans des positions fléchies. L’esthétique et le formalisme cèdent le pas à l’efficacité.

Une autre forme de « fente conventionnelle » est celle de l’haltérophile. La technique doit respecter très peu de variation de la position de la projection du centre de gravité au sol. Ceci implique un déplacement des deux jambes dans des sens opposés. La remontée s’effectue par le déplacement de la jambe arrière vers le pied avant.

C ) Biomécanique

« Dans les attitudes en fente, les pieds sont écartés l’un de l’autre d’une distance au moins égale à deux longueurs de pieds … l’un des deux membres inférieurs est tendu, l’autre est à demi fléchi au niveau des articulations du cou de pied, du genou et de la hanche. Le tronc est oblique et prolonge la direction du membre inférieur tendu.  » Le centre de gravité du corps se déplace dans le sens de la fente, en avant, en arrière, latéralement, en diagonale, et « de ce fait, la plus grande partie du poids du corps repose sur le membre fléchi et tend à le fléchir davantage. » Le pied du membre inférieur tendu doit rester constamment appliqué au sol pour une fente correcte.

Les chaînes musculaires mises en jeu lors de l’escrime aux armes et lors de l’escrime à la canne différent dans la succession des actions. En escrime, l’action du membre supérieur armé précède l’action de poussée de la jambe arrière. A la canne, l’action débute par l’action de poussée du membre inférieur pour s’achever par la rotation du tronc et l’extension du membre supérieur armé.

Groupes musculaires concernés par la fente

D’une manière générale les contractions se situent dans le triceps sural et le quadriceps crural du membre fléchi et dans les muscles du dos Les contractions sont d’autant plus intenses que la fente est profonde Au niveau du membre fléchi, l’effort musculaire est plus intense qu’au niveau du membre tendu car, outre la différence de poids à soutenir, il est plus difficile de maintenir une articulation en attitude de flexion (dosage de la contraction musculaire) qu’en attitude d’extension (arrêt osseux ou ligamentaires).

Dans les fentes la jambe qui se déplace supporte la plus grande partie du poids du corps tandis que dans les poses (de stations) le poids reste sur le membre fixe et le pieds de l’autre membre déplacé repose sur le sol par sa pointe en n’exerçant qu’une faible pression.

Décomposition des forces du poids en fente avant. >

D ) Techniques de Canne

1) Anciennes formes

Les fentes en escrime à la canne, conçues dans une optique d’auto-défense, sont très peu prononcées. Quelle que soit la ligne de frappe, l’importance de la flexion du genou est sensiblement identique et le tireur recherche la touche par un gain de distance tout en évitant de présenter une cible à l’adversaire et en conservant son équilibre.

1899 – Coup de jambe et parade en quarte
1930 – Coup de jambe à droite
1971 – Coup de jambe
1899 – Coup de jambe et parade en quarte

Le principe de projection du genou légèrement en avant de la pointe du pied et celui de la rectitude entre le tronc et la jambe de poussée sont respectés. La rectitude est l’alignement de différents segments entre eux. De même dans la frappe en canne il y a rectitude entre la ligne des épaules, le membre supérieur armé et la canne.

2) Formes actuelles

La forme actuelle de la pratique sportive de la canne a conduit à adopter des conventions qui s’éloignent des principes de l’auto-défense.

Maurice Sarry dans le chapitre « Les déplacements » de son manuel (p.33) définit la fente ainsi :

« La fente permet de gagner la distance et de frapper en ligne basse. Nous ne la considérons pas comme un véritable déplacement. De la position en garde, la jambe se déplace vers l’avant et fléchit, la jambe arrière, dont le pied reste en point fixe, se trouvant alors en extension.  »

1978 – fente de démonstration

1998 – fente extrême – démonstration
Fente d’escrime à l’épée

La fente ainsi démontrée correspond strictement à une fente d’escrime poussée à son extrême. En escrime le retour à la position initiale s’effectue rarement car l’action est le plus souvent arrêtée par une touche valable ou non selon l’arme. La touche s’effectue au corps alors qu’en canne la touche s’effectue en jambe, en ligne basse. (A l’épée on se fend peu pour toucher le pied correspondant à la ligne basse.)

A la canne, l’ancienne règle d’arrêt à la touche annoncée a été abandonnée, comme en escrime, pour permettre de donner une série de plusieurs coups, ce qui rend l’assaut plus dynamique. Les allers retours fente-garde-fente deviennent extrêmement difficiles car coûteux d’un point de vue énergétique en faisant aussi subir des pressions importantes au niveau du genou fléchi.

Lors de la fente extrême la tête devient une cible vulnérable et une flexion du tronc pouvant aller à l’horizontale entraîne un risque de frappe sur la nuque ou sur le dos. L’amplitude de la fente est liée à la souplesse des articulations du membre inférieur.

Il faut noter d’autres formes de fente que celle exposée précédemment :

-La fente arrière consiste à déplacer le membre arrière vers l’arrière, à le fléchir en ouvrant vers l’extérieur le segment fléchi et à s’accroupir sur cet appui. Le membre avant reste tendu vers l’adversaire et permet l’équilibration. Cette fente permet de conserver la distance de frappe par retrait du tronc.

-La fente sur place peut s’exécuter de deux manières :

a) par une flexion du membre avant en reculant le membre arrière qui devient tendu,

b) par une flexion du membre arrière en avançant le membre avant.

BIBLIOGRAPHIE

André, E., (sans date, après 1900), La gymnastique Suédoise, Flammarion. Demenÿ, G.,(1924), Mécanisme et éducation des mouvements, Revue EPS (1993),88. Hébert, G.,(1942), L’éducation physique, virile et morale par la méthode naturelle, tome II, technique des exercices, technologie, 90-92. Vandervael, F.,(1966), Analyse des mouvements du corps humain, Maloine,119-121. Thirioux, P., (1970), Escrime moderne, Amphora. Sarry, M., (1978), La canne, arme de défense, sport de combat, chez l’auteur, épuisé. Weineck, J., (1984), Anatomie fonctionnelle du geste sportif, Masson,173-175.

Publié dans Points techniques. Commentaires fermés

Enchaînements du 2nd Degré

Là encore, suite des enchaînements définis par Maurice Sarry.

Ici, changement de main, déplacement et complexité des succession de coups prévalent.

Bien entendu, une fois encore, il faut noter que nous conseillons un oeil externe, lors de la réalisation de ces mouvements, afin de veiller à leur bonne réalisation (en termes d’armés, de développement et de postures).

1) TOUT EN GARDE DROITE / Latéral extérieur figure – Latéral extérieur flanc – Latéral extérieur jambe

2) PREMIER COUP EN GARDE DROITE puis changement de garde et GARDE GAUCHE / Brisé – (chgt de garde) sur Croisé tête – Latéral extérieur figure

3) PREMIER COUP EN GARDE DROITE puis changement de garde et GARDE GAUCHE / Latéral extérieur figure – (chgt de garde) sur Latéral Croisé – Latéral extérieur flanc

4) PREMIER COUP EN GARDE DROITE puis changement de garde et GARDE GAUCHE / Latéral extérieur figure (chgt de garde) sur Latéral Croisé – Latéral extérieur jambe

Ces enchaînements sont présentés de façon exhaustive dans le livre édité à compte d’auteur, par Maurice Sarry « LA CANNE – Arme de défense Sport de Combat ».

Publié dans Points techniques. Commentaires fermés

Echauffement (rappel)

Quand on parle d’échauffement il s’agit surtout de préparer le corps à l’effort fourni lors d’un entraînement. Alors tout dépend de vos objectifs, compétitions, loisir ou autre. Il y a plusieurs types d’échauffements :

-général : sollicitation globale du corps (par exemple petit footing de 7-8 minutes suivi d’un match de basket ou de handball).
-local : sur une partie du corps (par exemple : manipulation de la canne en faisant des moulinets pour échauffer les poignés)
-spécifique : directement lié au sport ou à l’activité pratiquée (exécuter des enchaînements en canne ou bâton)
- a-spécifique : pas en rapport direct avec l’activité pratiquée (séries de pompes, d’abdominaux…)

Petit rappel physiologique ! un échauffement permet :

- l’augmentation de l’activité enzymatique et par conséquent des réactions métaboliques associées aux systèmes d’énergies
-l’augmentation du débit sanguin et de la disponibilité de l’oxygène
- la diminution des temps de contraction et de réaction
- l’augmentation de la chaleur

Les récentes études dans ce domaine tendent à démontrer qu’un bon échauffement doit être suffisament long pour « échauffer » les muscles (en périphérie, plus en profondeur), que cet échauffement doit être varié et surtout PROGRESSIF.

En ce qui concerne les étirements (dynamiques notamment), ils ne semblent plus que leur efficacité soit prouvée pendant cette phase de préparation à la séance.

Publié dans Points techniques. Commentaires fermés

Travail sur l’anticipation

La canne étant un sport de combat, le but, quand on fait un assaut, est de toucher son partenaire. Pour marquer un point, il ne suffit pas d’enchaîner les coups, mais bien de s’adapter son adversaire pour pouvoir utiliser la moindre opportunité pour toucher son adversaire. C’est certainement en essayant d’anticiper un mouvement que l’on arrive à passer un coup gagnant.

Un exercice simple pour travailler cette anticipation (en fait l’exercice est simple à décrire, mais la notion ne l’est pas tout à fait) :

L’un des tireurs joue le rôle de l’attaquant et l’autre le défenseur. L’attaquant enchaîne lentement des coups tandis que l’autre se défend en faisant des parades. L’attaquant ne change pas de rythme et continue d’enchaîner. Quand il le sentira, le défenseur devra anticiper un mouvement de son adversaire et passer un coup gagnant juste au moment où l’autre va se préparer à armer son coup (attention toutefois à saisir le bon moment, car il existe une règle fondamentale en canne, le principe de parade-riposte ou esquive-riposte, c’est à dire que l’on doit parer avant de riposter et non pas attaquer dans l’attaque !). L’approche de l’anticipation, essentielle en combat, passe donc également par le nécessaire déplacement. Il faut travailler très lentement cet exercice, pour l’attaquant.

Alors bien sûr, sur cette base, on peut creuser et les exercices sont nombreux, le tout étant de pouvoir lire ce que l’adversaire va faire. Si on se place du côté de l’attaquant, la stratégie peut également de tromper le défenseur, en feintant pour fausser son éventuelle anticipation…

Publié dans Points techniques. Commentaires fermés

advert

Bâton Français – Présentation Solo

Evénements

Saison sportive 2011 – 2012

Vous cherchez un club de sport sur Paris, une association sportive sympa pour pratiquer un sport esthétique, moderne et technique !

La canne de combat, la double canne, le bâton sont faits pour vous !

Nous accueillons des débutants toute l'année.

Pour tout renseignement merci d’écrire à contact@batoncanne.com

Les renseignements sont disponibles dans l'onglet :
ASSOCIATION ASCA / RENSEIGNEMENTS