Canne et Bâton | Centre de Recherche

Centre de Recherche Canne et Bâton

Le Centre de Recherche sur la canne et le bâton a été créé en janvier 2010 par Frédéric Morin. La vocation de ce site web est de devenir la bibliothèque de ressources historiques, culturelles, artistiques, littéraires, sportives…sur la canne et le bâton, en France et dans le monde…Plus de 1000 articles composent déjà cette bibliothèque. Aujourd’hui, ce blog est animé par Laurent Bastard, directeur du Musée du Compagnonnage de Tours. Laurent contribue à la vitalité du site aidé par de nombreux contributeurs. Merci !

Ce site fonctionne en format Blog Collaboratif est entièrement bénévole et à but non lucratif. Plusieurs contributeurs participent déjà au développement du site.

Voici les derniers 20 articles publiés :

  • Pause estivale 27 juillet 2017
    Le CRCB est en pause quelques semaines. Nous nous retrouverons fin août !
  • LE BATON A ANNEAUX DES PRETRES ET MOINES BOUDDHISTES 9 juillet 2017
    Le magazine « Le Tour du monde », tome XXX de 1875, a publié le « Voyage en Cochinchine » effectué en 1872 par le Docteur MORICE. A la page 389 figure une gravure représentant un « prêtre bouddhiste » évoqué deux pages auparavant en quelques lignes par l’auteur : « Quant aux prêtres bouddhistes, […]
  • « TU RENDRAS A LA MAISON » 6 juillet 2017
    Jean-Louis FORAIN (Reims, 1852 – Paris, 1931) est un peintre et illustrateur de renom. Il publie des caricatures à partir de 1876 dans diverses revues, peint dans le style impressionniste et se révèle aussi un excellent dessinateur satirique. En 1891, il collabore au Figaro et y demeure fidèle durant 35 ans. Il publie aussi ses […]
  • UN DUEL ENTRE DEPORTES EN NOUVELLE-CALEDONIE (1872) 3 juillet 2017
    L’épisode révolutionnaire de la Commune de Paris, qui suivit durant deux mois (mars-mai 1871) l’effondrement du Second Empire, donna lieu de la part des « Versaillais » à une féroce répression. Le nombre de 20 000 morts est généralement admis. Les condamnations se traduisirent aussi par la déportation de nombreux insurgés en enceinte fortifiée, c’est-à-dire […]
  • LECON DE CANNE AU CAMP DE BOIS-L’EVEQUE 30 juin 2017
    Le camp de Bois-L’Evêque fut créé en 1932 sur la commune d’Ors (Nord). Il prolongeait le dispositif de la ligne Maginot. Après la guerre, en 1958, il fut converti en dépôt de munitions avant d’être fermé en 1998. Si la carte postale est bien contemporaine de l’ouverture du camp, cela signifie que l’escrime à la […]
  • LA CANNE AU CAMP D’ARLON (BELGIQUE) 27 juin 2017
    Cette carte postale du début du XXe siècle, légendée « Souvenir du camp d’Arlon », nous montre deux cannistes, l’un torse nu, à gauche, le second en uniforme, à droite, tenant leur canne. La discipline se pratiquait donc aussi au camp de Lagland, près de la ville d’Arlon, au sud de la Belgique. Ce camp […]
  • LECON DE CANNE A L’ECOLE DE JOINVILLE 24 juin 2017
    Cette carte postale a été affranchie en 1906 et nous montre deux cannistes lors d’un assaut. Crée par décret impérial du 15 juillet 1852, l’Ecole normale militaire de gymnastique et d’escrime était aménagée dans le bois de Vincennes, à Joinville-le-Pont (commune rattachée à Paris en 1929). Ses cadres étaient destinés à entraîner à leur tour […]
  • 1917 : MARCHER VERS LA RELEVE… 21 juin 2017
    L’année 1917 marque un tournant dans la Grande Guerre. C’est l’année des mutineries, les soldats refusant ici et là de partir au combat lors d’attaques extrêmement meurtrières, qui se soldent par des avancées infimes. 1917 est l’année de la révolution russe, qui libère le front Est et permet aux Allemands de ramener leurs troupes à […]
  • DANSEUSE KICHI AU BATON 18 juin 2017
    La revue « Le Tour du Monde », volume XLVI de 1883, p. 33 et suivantes, a publié le récit de voyage que le Docteur E. HOLUB effectua en 1875-1879 sur le Haut Zambèze (dans l’actuelle Zambie). Après avoir rencontré le roi Sepopo (voir l’article : Le voleur Marutsé trahi par son bâton (1875) ) […]
  • BATON DE PORTEUR DE HOTTE EN VENDANGE 15 juin 2017
    Dans l’article « Bâton de portefaix à Saint-Chamant (15) », nous avons montré l’emploi du bâton pour soutenir un homme qui porte une hotte sur son dos, à l’instar des coltineurs et autres forts des halles et porteurs de grains. Le personnage sculpté sur une miséricorde de l’église de Saint-Chamant, décrit comme un « portefaix […]
  • LES ENFANTS DE TROUPE DES INVALIDES EN 1898 12 juin 2017
    L’hôtel des Invalides, fondé par Louis XIV pour accueillir les invalides des guerres, a bien failli être désaffecté car en 1898 l’Etat n’y pensionnait que 175 personnes. Mais il conserva sa fonction initiale, à côté de celle du musée de l’Armée et d’autres institutions. Une centaine d’invalides des guerres contemporaines y demeurent encore. Dans un […]
  • UN CHIEN BIEN DRESSE 9 juin 2017
    Petit article en trois images signées E. COTTIN, trouvé dans « Le Petit Parisien illustré » n° 469 du 19 février 1898, sous le titre « Un chien bien dressé, histoire sans paroles ». Un monsieur élégant, chapeau haut-de-forme et canne à la main, veut montrer à ses trois amis que son caniche est bien […]
  • PECHE A LA TRUITE… AU BATON 6 juin 2017
    452 Dans « Le Petit Français illustré » n°du 23 octobre 1897 figure un petit article sur la « Capture de truites dans la Narenta ». L’opération s’effectue avec un bâton et un filet. « La Narenta est le cours d’eau le plus important de l’Herzégovine (NB : partie méridionale de l’actuelle Bosnie Herzégovine) ; […]
  • LES TOURS DE PAUL CINQUEVALLI 3 juin 2017
    Paul CINQUEVALLI, né en 1859 à Leszno, en Pologne, et mort à Londres en 1918, fut l’un des plus grands jongleurs de son temps. Le magazine « Le Petit Français illustré », en son n° 437 du 10 juillet 1897, lui consacra deux pages illustrées (p. 377-378) sous le titre « Le premier jongleur du […]
  • BAGUETTES DE TAMBOUR EN ORENOQUE (1868) 30 mai 2017
    Nous avons évoqué les baguettes dont se sert pour frapper sur la peau d’un tambour (Les baguettes de tambour) ou sur un arbre creux (Les baguettes à frapper le nafa). En ce qui concerne les baguettes de tambour, ces accessoires sont terminés par une partie renflée appelée « bouton » ou « olive ». Il […]

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Brevet de Maître

Crédits photo ASCA

Brevet de Maître Bâtonniste :

Ce magnifique brevet de Maître de bâton, délivré à LOUIS BEYNAT, à Bordeaux, le 26 mars 1825 est un dépôt du Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris au Musée du Compagnonnage de Tours.

Il s’agit d’un dessin à l’encre de Chine et gouache par LECLAIR, « piqueur » (cad, employé des Ponts et Chaussées) de Bordeaux. Leclair était le peintre des tableaux – souvenirs destinés aux Compagnons.

Une magnifique reproduction a été offerte aux membres de l’ASCA, par Monsieur Laurent Bastard, directeur du Musée du Compagnonnage, lors de la soirée-conférence du jeudi 29 mai 2008, pour fêter les 40 ans du Musée.

Encore Merci.

FM

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Musée du Compagnonnage – Compléments d’informations

Pour les amoureux de notre patrimoine, voici quelques informations complémentaires communiquées par Monsieur Bastard (directeur du Musée).

VILLE DE TOURS Musée du Compagnonnage

Histoire, Coutumes, Chefs-d’œuvre et Outils des Compagnons du Tour de France

Tél. 02.47.61.07.93 Fax 02.47.21.68.90

museecompagnonnage@ville-tours.fr

 

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La canne et le bâton dans l’histoire

La canne et le bâton dans l’histoire

La canne et le bâton ont depuis longtemps une place particulière auprès de l’homme. Cela est vrai dans beaucoup de pays, mais aussi et peut être surtout, en France. La canne est un instrument d’appui, de défense ou encore de parade, un instrument de jeu, sans parler de l’objet d’ornement vestimentaire quand elle est manufacturée.

Le bâton n’a pas forcément la même vertu sociale et apparaît plutôt comme un instrument utile (diriger un troupeau avec la houlette du berger, marcher avec le bourdon du pèlerin, porter…). Selon les époques, les zones géographiques, le type de végétation, on trouvera des similitudes entre les bâtons, le principe étant de s’appuyer sur une expérience orale transmise par une famille, un clan ou une corporation.

Ainsi on choisira le cornouiller sanguin (bois dense noueux, très résistant et utilisé pour confectionner des manches d’outil), le frêne (clair, élastique et dur utilisé pour les manches de pioches), le houx (blanchâtre, lourd et très dur), le noisetier (ou coudrier, souple et assez résistant), le châtaignier (bois résistant, souple, léger, absorbant très bien les chocs)…

En terme de combat de canne et de bâton (ou gourdin), peu de sources techniques existent avant le 14ème siècle. Les premiers traités datent de la fin du Moyen Age, époque à partir de laquelle le bâton est souvent associé au maniement de l’épée (à deux mains)

Note : Traité écrit par Hanko Doebringer en 1389. Au 15ème siècle, le Flos Duellatorum de Fiore de’ Liberi(dont une rare planche avec un combattant tenant 2 gourdins !) , le Gladatoria (anonyme) et le manuscrit d’Ambras attribué au maître Tahloffer (1459) présentent des gravures de combattants maniant le bâton (ou la lance).

Les écoles allemandes et par la suite italiennes et espagnoles, pour l’escrime notamment, placeront les bases des combats armés pour très longtemps. Mais il est vrai que la canne n’a que peu de place dans la vie féodale. A la renaissance par contre, la canne, la canne à système ou la sarbacane (importée des Amériques pour envoyer billets et dragées aux dames) restait dans les mains des nobles, des courtisans, des rois tandis que le bâton accompagnait manants, rustres et voyageurs. Les différents Edits d’interdiction de duels à l’épée ont certainement permis l’utilisation palliative des cannes pour régler les conflits…

Au 19ème siècle, la présence de la canne (en tant qu’arme et complément vestimentaire) se développe particulièrement. Les matériaux les plus divers sont désormais utilisés (ivoire, corne de Rhinocéros, jonc, rotang, bambou, bois de fer …).

Paris comprend alors beaucoup d’Académies de Boxe, dans lesquelles les professeurs enseignaient la boxe française (savate), mais aussi la canne (d’une longueur de 96 cm, 3 cm de diamètre et pour un poids de 530 g pour certaines cannes en cornouiller). Il est clair que dans ces conditions, la moindre manipulation à base de moulinets devenait particulièrement dévastatrice. Non loin du Boulevard du Crime on retrouvait les prouesses sportives de combattants professionnels qui maîtrisaient lutte, savate et canne, selon la distance. Certains spécialistes étaient capables de donner 80 coups en moins de 15 secondes ! ( )

Note : C’était le cas du célèbre Lecour. A retenir également les fameux Leboucher, Vigneron, Larribeau, Charlemont…. Au niveau du bâton, les combats entre Sociétés rivales de Compagnons relatées dès la fin du 18ème siècle tendent également à prouver une certaine codification des techniques (des grades de Prévôt et Maître existaient).

On retrouve l’enseignement du bâton (longueur de 1,4 m, diamètre de 1,5 à 2,5 cm et poids d’environ 450 g) dans l’armée française à l’aube du 20ème siècle (tout comme cela avait déjà été le cas pour la baïonnette. La police privilégie pour sa part une pratique savate-canne (avec les célèbres Brigades du Tigre de Clemenceau).
Après les deux grandes guerres, la pratique de la canne ou du bâton en combat a pratiquement disparue, malgré un retour de la canne en bois exotiques cette fois (ébène, macassar, amourette, citronnier…) pendant la période Art Déco.

Aujourd’hui la canne de combat ou canne d’arme ainsi que le bâton, renaissent en tant que sport de combat.

Note : Nous ne parlons pas ici des différentes pratiques régionales telles que le PenBaz, le Makhila, le Pal y Basto, le bâton provençal ou encore des efficaces méthodes de self défense en canne ou bâton.

Cette pratique très codifiée a trouvé une place dans une société qui a évoluée. Respect de l’adversaire, de l’intégrité physique, coups contrôlés, parades sécurisantes, maîtrise de l’arme dans l’espace…C’est certainement l’aspect sportif qui permettra de toucher un large public en recherche de sensations, de jeu et aussi d’esthétique.

La canne de combat, la canne d’arme, dans leur version loisir ou compétition, tout comme le bâton sont en général des disciplines associées à la Boxe Française (Fédération Française de Savate et Boxe Française et Disciplines Associées), ou encore à l’escrime (car on trouve encore la canne et le bâton lors de l’initiation ou en escrime ancienne) mais peuvent être également enseignés dans certains clubs spécialisés, ce qui est le cas à l’ASCA (membre de la fédération affinitaire UFOLEP).

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L ASCA sur Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d’ASSAUT (canne et bâton)
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– Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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Stages de CANNE FOUET
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– Dès novembre 2017 (toutes les 6 semaines) de 18H30 à 22H00 – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Tous les renseignements sont ici

Evénements

  • Lun 4/9/2017: La rentree ! Demarrage des cours de l'ASCA
  • Sam 16/9/2017: Forum des Associations PARIS 11