Canne et Bâton | Centre de Recherche

Brevet de Maître

Crédits photo ASCA

Brevet de Maître Bâtonniste :

Ce magnifique brevet de Maître de bâton, délivré à LOUIS BEYNAT, à Bordeaux, le 26 mars 1825 est un dépôt du Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris au Musée du Compagnonnage de Tours.

Il s’agit d’un dessin à l’encre de Chine et gouache par LECLAIR, « piqueur » (cad, employé des Ponts et Chaussées) de Bordeaux. Leclair était le peintre des tableaux – souvenirs destinés aux Compagnons.

Une magnifique reproduction a été offerte aux membres de l’ASCA, par Monsieur Laurent Bastard, directeur du Musée du Compagnonnage, lors de la soirée-conférence du jeudi 29 mai 2008, pour fêter les 40 ans du Musée.

Encore Merci.

FM

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Centre de Recherche Canne et Bâton

Le Centre de Recherche sur la canne et le bâton a été créé en janvier 2010 par Frédéric Morin. La vocation de ce site web est de devenir la bibliothèque de ressources historiques, culturelles, artistiques, litteraires, sportives…sur la canne et le bâton, en France et dans le monde…

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Voici les derniers 20 articles publiés :

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  • UNE PORTE AUX 3 CANNES DE COMPAGNON 17 mars 2017
    L’un de nos correspondants nous a adressé cette photo prise « à la sortie du métro Châtelet-Les Halles » sans autre précision. Peut-être s’agit-il du siège des compagnons du Devoir, 1, place Saint-Gervais (mais la station est « Hôtel-de-Ville » pour ce siège et la station Châtelet est plus loin, à 800 m de là). […]
  • UNE CANNE EN BOIS… SURNATUREL ! 14 mars 2017
    Cette image humoristique, support d’une publicité du début du XXe siècle, se passe de longs commentaires. Elle nous montre un jeune vendeur de cannes devant son magasin, qui présente un modèle à bec de corbin à deux élégants passants. Il leur dit : « Mais c’est du bois naturel » (comme d’autres diraient : « du bois d’arbre » […]
  • VOTER POUR L’ART EN LEVANT SA CANNE (2) 11 mars 2017
    Le 6 juillet 2016 nous avons publié un article (Voter pour l’art en levant sa canne) sur l’usage des membres de la Société des Artistes Français, qui consistait à admettre ou refuser avec leur canne les oeuvres qui leur étaient présentées pour l’exposition (le « Salon ») du Grand-Palais. L’article était issu de la revue « Lectures pour […]
  • CANNES DE FEMMES, HOMMES EN JUPON 8 mars 2017
    Pour diverses raisons liées à la psychologie masculine, les hommes n’ont jamais complétement admis que des femmes « s’emparent » de ce qu’ils considéraient comme l’un de leurs attributs de virilité et de pouvoir : la canne. Il y a déjà quelques années, le 15 février 2010, nous avions rapporté dans « Les femmes voleuses de cannes », qu’en […]
  • LE CAPITAINE ET DEPUTE GASTON DUMESNIL (1879-1918) 4 mars 2017
    La photographie jointe à cet article est issue du magazine « L’Illustration » n° 3941 du 14 septembre 1918, p. 247. Elle nous montre « Le capitaine Gaston Dumesnil, député » et si elle figure sur ce site, c’est qu’il tient une simple canne à poignée recourbée. Wikipédia nous apprend à son sujet qu’il était né le 24 janvier […]
  • BATON DE PORTEFAIX A SAINT-CHAMANT (15) 1 mars 2017
    A plusieurs reprises nous avons souligné l’importance d’un bâton lors du transport de charges à dos d’homme (voir le dernier article : Le bâton des coltineurs, qui renvoie aux autres). Il sert de « troisième jambe » pour assurer l’équilibre du porteur durant son cheminement et le soulage un peu. Les représentations anciennes de ces « forts » ne […]
  • PARQUET A BATONS ROMPUS 26 février 2017
    Il s’agit d’un mode de disposition des planchettes qui forment les parquets. Ces planchettes ou lames ou encore « frises » sont de faible largeur (6 à 15 cm pour une épaisseur de 25 à 30 mm) et sont assemblées par rainure et languette. Le parquet à bâtons rompus est formé par des lames coupées à angle […]
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  • LA CANNE DU COMPAGNON, PAR GINETTE FAUQUET 20 février 2017
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    La technique du trompe-l’œil a été étudiée en profondeur par Miriam MILMAN dans son livre « Les illusions de la réalité : le trompe-l’œil » (Genève, Skira, 1992). Elle montre que si cette technique s’apparente souvent à un véritable tour de force de la part des peintres, elle n’a pas qu’une fonction décorative et d’illusion […]
  • « AVEC CELA ON N’A PEUR DE PERSONNE » 14 février 2017
    Petite occurrence littéraire sur le bâton en tant que moyen de défense, encore au début du XXe siècle. Il s’agit d’une nouvelle de Jean de NIVELLE, pseudonyme de Charles Alfred CANIVET, né à Valognes (Manche) en 1839, y décédé en 1911. Cet auteur, journaliste, poète et romancier, publiait sous son pseudonyme dans la revue « […]
  • BAGUETTE DE FOURREUR 11 février 2017
    Dans l’article Le bâton à battre les tapis, nous avons rappelé que durant longtemps, le seul moyen utilisé pour se débarrasser des parasites des tissus et des fourrures avait été une simple baguette. Puis sont apparus les insecticides. Les fourreurs se servaient d’une baguette pour en frapper les peaux et en faire sortir les insectes, […]

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Musée du Compagnonnage – Compléments d’informations

Pour les amoureux de notre patrimoine, voici quelques informations complémentaires communiquées par Monsieur Bastard (directeur du Musée).

VILLE DE TOURS Musée du Compagnonnage

Histoire, Coutumes, Chefs-d’œuvre et Outils des Compagnons du Tour de France

Tél. 02.47.61.07.93 Fax 02.47.21.68.90

museecompagnonnage@ville-tours.fr

 

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La canne et le bâton dans l’histoire

La canne et le bâton dans l’histoire

La canne et le bâton ont depuis longtemps une place particulière auprès de l’homme. Cela est vrai dans beaucoup de pays, mais aussi et peut être surtout, en France. La canne est un instrument d’appui, de défense ou encore de parade, un instrument de jeu, sans parler de l’objet d’ornement vestimentaire quand elle est manufacturée.

Le bâton n’a pas forcément la même vertu sociale et apparaît plutôt comme un instrument utile (diriger un troupeau avec la houlette du berger, marcher avec le bourdon du pèlerin, porter…). Selon les époques, les zones géographiques, le type de végétation, on trouvera des similitudes entre les bâtons, le principe étant de s’appuyer sur une expérience orale transmise par une famille, un clan ou une corporation.

Ainsi on choisira le cornouiller sanguin (bois dense noueux, très résistant et utilisé pour confectionner des manches d’outil), le frêne (clair, élastique et dur utilisé pour les manches de pioches), le houx (blanchâtre, lourd et très dur), le noisetier (ou coudrier, souple et assez résistant), le châtaignier (bois résistant, souple, léger, absorbant très bien les chocs)…

En terme de combat de canne et de bâton (ou gourdin), peu de sources techniques existent avant le 14ème siècle. Les premiers traités datent de la fin du Moyen Age, époque à partir de laquelle le bâton est souvent associé au maniement de l’épée (à deux mains)

Note : Traité écrit par Hanko Doebringer en 1389. Au 15ème siècle, le Flos Duellatorum de Fiore de’ Liberi(dont une rare planche avec un combattant tenant 2 gourdins !) , le Gladatoria (anonyme) et le manuscrit d’Ambras attribué au maître Tahloffer (1459) présentent des gravures de combattants maniant le bâton (ou la lance).

Les écoles allemandes et par la suite italiennes et espagnoles, pour l’escrime notamment, placeront les bases des combats armés pour très longtemps. Mais il est vrai que la canne n’a que peu de place dans la vie féodale. A la renaissance par contre, la canne, la canne à système ou la sarbacane (importée des Amériques pour envoyer billets et dragées aux dames) restait dans les mains des nobles, des courtisans, des rois tandis que le bâton accompagnait manants, rustres et voyageurs. Les différents Edits d’interdiction de duels à l’épée ont certainement permis l’utilisation palliative des cannes pour régler les conflits…

Au 19ème siècle, la présence de la canne (en tant qu’arme et complément vestimentaire) se développe particulièrement. Les matériaux les plus divers sont désormais utilisés (ivoire, corne de Rhinocéros, jonc, rotang, bambou, bois de fer …).

Paris comprend alors beaucoup d’Académies de Boxe, dans lesquelles les professeurs enseignaient la boxe française (savate), mais aussi la canne (d’une longueur de 96 cm, 3 cm de diamètre et pour un poids de 530 g pour certaines cannes en cornouiller). Il est clair que dans ces conditions, la moindre manipulation à base de moulinets devenait particulièrement dévastatrice. Non loin du Boulevard du Crime on retrouvait les prouesses sportives de combattants professionnels qui maîtrisaient lutte, savate et canne, selon la distance. Certains spécialistes étaient capables de donner 80 coups en moins de 15 secondes ! ( )

Note : C’était le cas du célèbre Lecour. A retenir également les fameux Leboucher, Vigneron, Larribeau, Charlemont…. Au niveau du bâton, les combats entre Sociétés rivales de Compagnons relatées dès la fin du 18ème siècle tendent également à prouver une certaine codification des techniques (des grades de Prévôt et Maître existaient).

On retrouve l’enseignement du bâton (longueur de 1,4 m, diamètre de 1,5 à 2,5 cm et poids d’environ 450 g) dans l’armée française à l’aube du 20ème siècle (tout comme cela avait déjà été le cas pour la baïonnette. La police privilégie pour sa part une pratique savate-canne (avec les célèbres Brigades du Tigre de Clemenceau).
Après les deux grandes guerres, la pratique de la canne ou du bâton en combat a pratiquement disparue, malgré un retour de la canne en bois exotiques cette fois (ébène, macassar, amourette, citronnier…) pendant la période Art Déco.

Aujourd’hui la canne de combat ou canne d’arme ainsi que le bâton, renaissent en tant que sport de combat.

Note : Nous ne parlons pas ici des différentes pratiques régionales telles que le PenBaz, le Makhila, le Pal y Basto, le bâton provençal ou encore des efficaces méthodes de self défense en canne ou bâton.

Cette pratique très codifiée a trouvé une place dans une société qui a évoluée. Respect de l’adversaire, de l’intégrité physique, coups contrôlés, parades sécurisantes, maîtrise de l’arme dans l’espace…C’est certainement l’aspect sportif qui permettra de toucher un large public en recherche de sensations, de jeu et aussi d’esthétique.

La canne de combat, la canne d’arme, dans leur version loisir ou compétition, tout comme le bâton sont en général des disciplines associées à la Boxe Française (Fédération Française de Savate et Boxe Française et Disciplines Associées), ou encore à l’escrime (car on trouve encore la canne et le bâton lors de l’initiation ou en escrime ancienne) mais peuvent être également enseignés dans certains clubs spécialisés, ce qui est le cas à l’ASCA (membre de la fédération affinitaire UFOLEP).

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L ASCA sur Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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- Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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- Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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- Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d'ASSAUT (canne et bâton)
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- Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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Stages de CANNE FOUET
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- Dès novembre 2016 (toutes les 6 semaines) de 18H30 à 22H00 - Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Tous les renseignements sont ici)

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