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Tutoriel de canne de combat


Nous avons pensé qu’il était nécessaire de remettre en avant le tutoriel Canne de combat réalisé il y 2 ans maintenant par l’ASCA. Ce projet a mobilisé sur une année complète beaucoup de membres de notre association : tireurs cannistes, double-cannistes, enseignants, réalisateur, monteur, photographe, créateur son… et artistes avant tout !

Comme vous le constaterez, ce tutoriel à la ligne esthétique très marquée a été créé par des amoureux de la canne de combat à destination de toute personne qui souhaite découvrir et débuter en canne. Photos et vidéos composent un matériel pédagogique simple, didactique et clair.

Bien entendu, l’ensemble de ce tutoriel ne saurait remplacer la présence attentive d’enseignants ou la présence assidue à des séances de canne !  Un énorme bravo à toute l’équipe de réalisation : Damien, Ronan, Hervé, Denis, Xavier, Isabelle, Natasha, Laurence. Et merci 🙂

Le tutoriel est disponible dans la rubrique TUTORIEL (un SOMMAIRE est disponible également regroupant la totalité des articles qui composent ce dossier).

Chaque article se compose d’un court texte, d’une vidéo (dans la majorité des cas) et de photos explicatives.

Vous pourrez également retrouver toutes les vidéos (sans les textes et photos, rubrique VIDEO) !

Voici toutes les vidéos du TUTORIEL ASCA. Ces vidéos réalisées par l’équipe de l’ASCA présentent les principaux mouvements de canne de combat, les zones de touche, les esquives parades. La réalisation professionnelle, la qualité de l’image ont permis d’aboutir à des documents exceptionnels !

Bonne découverte !

Frédéric Morin

Président ASCA PARIS

Salut

Zones de touche

Fentes

Parades

Esquives

Latéral extérieur

Latéral croisé

Brisé

Enlevé

Croisé tête

Croisé bas

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CANNE HISTORIQUE 1


Etude comparée entre les approches historiques et modernes

Voici un excellent article rédigé par Denis Lamotte (ASCA), concernant les parallèles entre canne historique et canne moderne. Denis Lamotte confronte les différentes approches de Larribeau, Humé et Leboucher tout en effectuant des analogies très intéressantes entre les mouvements « historiques » et ceux mis en place en canne moderne.

Nous invitons tous les cannistes passionnés et curieux à regarder cette étude. Frédéric Morin (président ASCA PARIS – BEES1 Canne et Bâton).

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Nous proposons ici quelques extraits de trois ouvrages accessibles en ligne sur Gallica, le site de livres numérisés de la BNF.

 

Bibliographie :

HUMÉ (Eugène), Traité et théorie de canne royale, M-J Poot et Cie éd., Bruxelles, 1862, 55 p.

LARRIBEAU (M.), Nouvelle théorie du jeu de la canne : ornée de 60 figures indiquant les poses et les coups, édité à compte d’auteur, Paris, 1856, 87 p.

LEBOUCHER, Théorie pour apprendre à tirer la canne en vingt-cinq leçons, édité à compte d’auteur, Paris, 1843, 54 p.

 

Quelques définitions tirées de Humé, op. cit. pp.17 à 19

 

La botte.

C’est le coup porté avec réussite. Le coup peut être simple ou composé il est simple lorsqu’il est fait d’un seul mouvement, composé lorsqu’il a fallu une ou plusieurs feintes pour le porter.

Feintes.

C’est feindre de porter un certain coup et en porter un autre. On compte deux sortes de feintes la première est celle par laquelle on cherche à faire parer l’adversaire du côté opposé à celui auquel on veut porter la botte. La seconde se pratique de la même manière seulement, il faut qu’elle se fasse avec assez de vitesse pour que l’adversaire n’ait pas le temps d’éviter le coup qu’on feint de lui porter.

L’appel.

C’est frapper une ou plusieurs fois le sol avec le pied droit, en le laissant à la même place.

 

La parade.

C’est éviter le coup de l’adversaire dans la canne, il est impossible de donner la désignation dès parades; l’exercice seul doit vous guider, vous donner le moyen d’éviter tel ou tel coup. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est bon de parer de façon à pouvoir garantir les flancs et la tête; ainsi, si l’on cherche à vous donner un coup de tête, ne levez pas trop la main.

 

La riposte.

C’est attaquer l’adversaire, aussitôt après avoir pris la parade.

Tac de la canne.

C’est riposter tout de suite après la parade.

Le tac-au-tac.

C’est riposter après avoir pris la parade à la riposte de l’adversaire.

Le mur. Le mur est un exercice préparatoire avant l’assaut; il est composé du salut. L’assaut. C’est le combat réel entre les deux adversaires. »

La garde

« PREMIÈRE POSITION.

Le corps, un peu tourné vers la gauche, doit être d’aplomb sur les hanches la tête haute, le talon du pied droit contre la cheville du pied gauche, les pieds placés d’équerre, la main droite tenant la canne qui repose à terre, le bras gauche pendant le long de la cuisse gauche, la main gauche ouverte, la paume en dehors et le petit doigt allongé le long de la couture du pantalon. (fig 1) » (HUMÉ, op. cit, p 21)

 

FIG1

« DEUXIÈME POSITION.

Pour passer de la première position à la garde, on procède de la manière suivante Vous donnez un coup de tête devant vous; et vous ramenez tout de suite la canne sur l’épaule gauche, le bras droit plié sur la poitrine. En faisant ce mouvement, il faut placer la main gauche au bas du dos, bien effacer le bras, porter le pied droit en avant, à une distance de la cheville du pied gauche égale la longueur qui existe entre la cheville du pied et l’extrémité du genou; les jarrets doivent être tendus. (Fig. 2.) Si, au lieu d’avoir le pied droit en avant, vous avez le pied gauche, vous donnez à cette dernière position le nom de garde gauche. » (HUMÉ, op. cit, p 22)

Fig2

Le salut.

Le « salut de couronnement »

« Le salut de couronnement se fait en faisant décrire à la canne un cercle entier au-dessus de la tête, de droite à gauche et de gauche droite. Il est évident qu’il faut incliner la tête pour saluer les spectateurs. Il est du devoir du public de répondre à ce salut. » (HUMÉ, op. cit, p 44)

 

Les coups.

Les coups de figure simple.

Il n’y a pas de transfert du poids du corps. Le « coup de figure simple en vraie garde » équivaut au latéral croisé, et le « coup de figure simple en fausse garde » ressemble au latéral extérieur.

Coup de figure simple en vraie garde.

Étant en vraie garde lever la main au- dessus de la tète, le petit bout de la dirigé sur la gauche, la main renversée, les ongles en l’air tournés vers l’oreille gauche, faire décrire ensuite un angle horizontal à la canne, en allongeant le bras de sa portée pour aller frapper le sur le haut, du coussinet (la figure de l’adversaire supposé) la main toujours renversée, mais les ongles en bas. » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 15)

 

Coup de figure simple en vraie garde.

Pour développer le coup, élever la main au-dessus de la tête (…). Faire ensuite décrire à la canne un cercle horizontal au-dessus de la tête, en allongeant le bras de toute sa portée; puis reculer l’épaule gauche pour rapprocher droite ; renverser la main les ongles en l’air pour frapper. » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 16)

 

Les coups de figure double. 

« Élever la main suivant les mêmes règles, mais faire décrire le premier tour au-dessus de la tête, sans allonger le bras pour frapper; le premier tour n’est destiné qu’adonner plus de force au second, après lequel on allonge le bras, et l’on frappe » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 17)

Les coups de reins

Le flanc est appelé le « rein ». Comme les coups de ventre, de poitrine ou sur les jambes, ils ne différent pas des coups de figure sinon pour la surface de frappe.

 

Le coup de tête

Le point de départ est le même que pour le coup de figure, mais avec les pieds rapprochés. On l’arme à droite en « varie garde », puis on renverse la canne dans le dos et on donne le coup sur le haut de la tête (on note la différence entre « figure » et « tête » dans la terminologie ancienne). Le coup est semblable à un coup de tête en canne fouet. A noter que le coup s’exécute pieds joints.

Fig3

Le double coup de tête

« Se placer en vraie garde vis-à-vis du coussinet ; élever la main vers la gauche comme pour développer un coup de jambe ou un coup de reins ; allonger le bras dans toute son étendue, en portant la main de bas en haut, de gauche à droite, en la renversant de tierce pour la ramener en avant et au-dessus de la tête, le petit bout de la canne faisant face au coussinet; puis sans arrêter le mouvement la laisser tomber vers la gauche pour la porter eu arrière et frapper alors le coup de tête. Se replacer aussitôt en vraie garde pour reprendre le même mouvement ». (LARRIBEAU. op. cit. pp. 19-20)

 

Le coup de tête par moulinet

Ce coup ressemble à un coup de canne fouet. Il s’exécute en fausse garde et consiste à « faire rouler la canne en arrière de bas en haut » comme sur le schéma ci-dessous.

Fig4

L’enlevé coude

« Riposte par un enlevé, après la parade du coup de figure en dedans, prise en quarte. Étant en parade de figure, il faut, pour riposter par un enlevé, ployer le bras en baissant la pointe de la canne en arrière, de manière à lui faire décrire un cercle près du corps; puis frapper, en renversant la main en tierce, afin que le coup arrive sous le coude de l’adversaire. Ce coup, presque toujours, met l’adversaire hors d’état de pouvoir riposter. » (LEBOUCHER, op. cit. p. 12)

 

 

 

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Qu’est ce que c’est la Canne ?


Canne de combat, canne d’arme, canne

Quand on parle de canne, il s’agit d’une tige de chataignier de 95 cm de long et d’un diamètre de 1,5 cm pour la pointe de la canne et 1,8 cm pour le talon.

Dans sa forme de compétition, il s’agit d’assauts, de 2 fois 3 minutes au maximum dans lesquels les deux « tireurs » doivent marquer le plus de points. L’assaut se déroule dans un cercle de 9m de diamètre. Les déplacements jouent un rôle très important.

Il n’existe que 6 coups qui doivent être :

– armés (main derrière la ligne des épaules) et exécutés avec un développement complet du bras
– donnés avec le quart supérieur de la canne
– dirigés sur l’une des trois surfaces de frappe (tête, flanc et tibia).

Les coups sont donnés en garde droite ou gauche. La prise de la main définit la garde, car la canne n’est saisie que d’une main.

Les différents coups sont bien sûr enchaînés et permettent de créer de nombreuses combinaisons (voltes, changement de garde, alternance des surfaces de frappe…)

Les coups en canne :

– brisé (coup donné en tête)
– latéral extérieur
– latéral croisé
– enlevé
– croisé tête
– croisé jambe

La caractéristique des coups est qu’il y a une rotation de la canne systématiquement dans chaque coup.

Cela permet d’obtenir une grande vitesse d’impact. Le but n’étant pas de frapper fort, mais plutôt de toucher la surface de frappe. Ce sport est très complet, rapide d’apprentissage, et surtout, accessible aux enfants, qui y retrouvent un côté très ludique ! La notion de « jeu -d’opposition » est particulièrement adaptée à cette discipline. « Il faut toucher son partenaire, sans se faire toucher ».

Matériel requis pour les assauts – en compétition

La pratique de la canne en tant que jeu d’opposition de loisir implique de prendre des précautions pour garantir l’intégrité physique du et des pratiquants.

L’arme « canne » peut être dangereuse et il est important à sécuriser la pratique. En assaut, les tireurs devront mettre un masque ainsi que des protections adaptés à leur pratique. En compétition par exemple, il est obligatoire de porter un masque, une veste, un pantalon, des gants, des protèges-tibias…

Dans une pratique encadrée en club, il est courant de prêter ce matériel aux débutants bien entendu !!!

Historique et pratique

La canne d’arme, escrime à la canne, ou encore canne de combat est l’un des rares sports de combat français. On parle souvent d’art martial français, même si la codification en tant que sport ne permet pas cette appellation officielle.

Aujourd’hui, on distingue plusieurs pratiques de canne : le loisir, la compétition ou la self défense (« canne fouet », méthode « Lafond » ou encore Canne défense…). On peut également parler de la canne « artistique » ou celle utilisée pour toutes les reconstitutions (films, spectacles, GN..), que l’on pourrait même définir comme « canne historique ».

Sous sa forme de compétition, la canne est une discipline souvent associée à la Boxe Française (il existe cependant très peu de clubs vraiment spécialisés dans cette pratique), car la fédération française de savate et boxe française organise des Championnats de France et Championnats du Monde de la discipline. Des rencontres sportives de canne ou bâton sont réalisées dans le cadre d’autres fédérations également, comme à l’Ufolep.

Au niveau loisir, la canne (jeu d’opposition) est présente dans certaines salles d’escrime, comme cela était déjà le cas autrefois, pour l’initiation à l’épée !

L’historique de ce sport est liée à l’utilisation de la canne par les bourgeois du 19ème siècle qui savaient se défendre avec. Certains maîtrisaient le corps à corps (la lutte), la Boxe Française ou anglaise, avec son travail des pieds et des bras, et enfin, pour des coups à plus grande distance, la canne à pommeaux.

La canne était dans les mains des hommes des villes et le bâton dans celles des hommes des campagnes.

Car finalement, la canne et le bâton ont toujours eu un destin très lié, dans tous les pays du monde !

Les techniques de cannes de combat, dont nous parlerons, ont été remises au goût du jour par Maurice Sarry, à la fin des années 1970. Il a codifié ce sport qu’il souhaitait réabiliter. Il a notamment simplifié l’utilisation de certains termes empruntés à l’escrime (parade, esquive, riposte, garde…), défini des règles simples et claires, synthétisé différentes pratiques héritées d’un long patrimoine culturel et sportif, pour créer un nouveau sport basé sur le respect, la « courtoisie » et la beauté esthétique…mais aussi l’engagement physique complet et qui peut devenir particulièrement technique et tactique !

En effet, autant au début du siècle dernier, on voit que la canne est très répandue dans les pays anglo saxons (en Inde également, par les anglais), et en France (Cf le célèbre feuilleton les Brigades du Tigre), autant, après la première guerre mondiale, sa pratique a tendance à disparaître. Il est vrai que le caractère vestimentaire d’une canne est passé de mode !

De même, le bâton (là encore très présent dans les Salles d’Armes, dès le Moyen Age), enseigné à l’armée française et américaine, tout comme les techniques de baillonnettes, disparait progressivement à la même période.

Rappelons qu’il ne faut surtout pas réduire l’histoire de la canne et du bâton à cette période ! De tout temps, l’homme a utilisé cet outil, capable de devenir une arme redoutable et ce dans tous les pays du monde !

Aujourd’hui, la canne d’arme, la canne de combat, est pratiquée par quelques milliers de cannistes, tout comme le bâton français, par quelques centaines de « bâtonniers ou « bâtonnistes », aussi bien enfants qu’ adultes. Ces jeux d’opposition sont parfaitement adaptés aux attentes des nouveaux pratiquants en quête d’un sport à la fois esthétique et ludique !!

 

Frédéric Morin

Professeur Breveté d’Etat Canne et Bâton

Président ASCA PARIS

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Double canne – principes fondamentaux


La double canne est une discipline à part entière !

Comme nous pouvons le voir lors des différentes séances spécifiques de double canne, il est important de retenir que la double canne, d’après nous, ne peut être vue comme la simple continuité d’une pratique de canne simple à deux mains.

Certes on se retrouve forcément avec une canne dans chaque main (lapalissade), mais il faut bien comprendre que la cinématique, en double canne, est assez complexe. Il faut chercher la synergie entre les deux cannes, le petit plus qui fait qu’un double canniste utilise bien ses deux cannes, que ce soit en travaillant l’armé lorsque la première canne touche, ou encore la parade !

Le corps fonctionne comme lorsqu’on effectue un coulissé (glissé), en bâton. Tandis qu’une partie du corps bouge, l’autre suit ! Ici, il est important de faire vivre toujours les deux cannes, de façon homogène.

Alors, oui, c’est compliqué… mais pas tant que ça finalement.

La double canne, comme le bâton a pu l’être, est souvent le parent pauvre de la canne. Trés peu de rencontres sont organisées malheureusement, alors que cette discipline est l’une des plus spectaculaires qui existe !

Pour ce qui est des parades, on constate bien qu’un double canniste pratiquant des protections (canne en haut, canne en bas) est très difficile à toucher, quel que soit son niveau ! Cet argument est très intéressant pour les nouveaux pratiquants qui ont souvent peur de se « lancer » en double canne. Ils pensent, à tort, que la double canne et deux fois plus difficile. FAUX !!!! C’est deux fois plus de fun, de plaisir avant tout !

Depuis de nombreuses années, nous militons pour que la double canne se développe encore plus, car elle met vraiment en valeur le talent des jeunes cannistes !

Frédéric Morin

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ZONES DE TOUCHE


Voici un film court réalisé par Damien Serban dans le cadre du Festival des Arts Martiaux de Bercy 2012.

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L ‘ASCA et la CANNE dans le journal LE MONDE


Un article rédigé par Mouna El-Mokhtari, sur la Canne de combat et notre club, l’ ASCA, a été publié l’an passé dans LE MONDE et également sur le site web lemonde.fr dans la rubrique SPORT ET FORME du 5 septembre 2012 (à 11h59).

En voici le contenu, en remerciant une nouvelle fois la rédaction du Monde pour ce coup de projecteur qui nous permet de préparer la saison prochaine !!!

YES WE CANNE !

Je fais de la « canne de combat », me dit un soir un copain, accoudé au comptoir. Etant plutôt du genre à m’empaler avec mon propre parapluie, je lui ai resservi un verre pour qu’il me raconte en détail sa lubie. « C’est un sport qui vient du XIXe siècle, m’a-t-il expliqué. A cette époque, la canne faisait partie en France de la garde-robe masculine et pouvait servir d’arme en cas d’attaque… C’était l’arme des gentilshommes en quelque sorte. Tu veux essayer ? », a-t-il lancé comme par défi. Il m’a tendu un verre et j’ai répondu : « Banco ! »

Quelques jours plus tard, un peu intriguée, je me présente à un cours. Je n’ai vraiment rien d’un gentilhomme du XIXe siècle, mais, devinant l’honnête sportive, Frédéric Morin, président de l’ASCA, l’Association sportive de canne d’arme de Paris, et professeur de canne et de bâton m’accueille très chaleureusement. J’entre un samedi matin dans le gymnase Rigal du 11e arrondissement de Paris et découvre mes camarades de jeu en jogging-baskets. Ouf ! Je suis raccord. Des jeunes d’une dizaine d’années côtoient des adultes qui sont en âge d’être leurs parents. Un père s’entraîne même avec son fils. Le sourire aux lèvres, Frédéric Morin lance l’entraînement sans tarder.

UNE TIGE DE CHÂTAIGNIER D’ENVIRON 90 GRAMMES

La séance commence par une petite course classique d’échauffement. On monte les genoux, on touche ses fesses avec les talons, on effectue des pas chassés. Puis on court avec une canne à la main, soit 90 grammes de châtaignier. C’est là que ça se corse : le professeur commence à nous demander de faire des moulinets ! De la main gauche, puis de la main droite, toujours en courant. Dans le sens des aiguilles d’une montre, puis dans l’autre. Droitière, j’ai l’impression que ma main gauche se venge de toutes ces années où je l’ai dédaignée, voire méprisée. Moulinets d’une main puis de l’autre au-dessus de la tête – genre hélicoptère -, toujours en courant. L’affaire se complique encore quand, dans la course, le professeur nous demande de faire une flexion et d’enchaîner sur une volte-face tout en passant la canne dans le dos par l’épaule. Je manque à plusieurs reprises de m’écrouler et cela fait à peine un quart d’heure qu’on s’échauffe…

>> Retrouvez un article et une vidéo de cette discipline sur le blog Au Tapis!

Heureusement, voici venu le temps de nous réunir en cercle au centre de la salle. Frédéric nous demande de mettre de côté les cannes, de prendre un masque et de nous mettre par trois. A la mine déconfite de mes camarades, je devine qu’un exercice difficile nous attend. Les fameux masques sont en fait des masques d’escrime, matelassés au niveau du cou pour protéger des adversaires pendant les assauts. Mais il ne s’agit pas de les porter… Il faut s’asseoir en petit cercle, jambes en l’air, et se passer le masque de 1,5 kg par le côté afin de faire travailler les abdominaux.

UN SPORT CODIFIÉ PAR MAURICE SARRY

Ça fait mal, ça brûle… Au bout de cinq minutes de cet exercice harassant, je me relève avec l’aide d’une partenaire. C’est le moment d’apprendre à vraiment se servir de la canne et… à appréhender vraiment les différents coups qui peuvent être portés. « En place pour le salut, prêts pour le salut… Saluez ! », s’écrie le prof. Pieds joints, la canne tendue devant soi, on exécute un moulinet à droite (pour les droitiers), un autre à gauche, et on termine dans la position de départ. Dans ce sport, six coups, toujours armés, c’est-à-dire préparés, peuvent être donnés à son « partenaire ». Car la canne, telle que l’a codifiée dans les années 1970 le boxeur Maurice Sarry, n’est pas un art martial mais un sport de combat. Le but est de toucher son partenaire, pas de lui porter un coup. Latéral extérieur ou croisé, brisé, enlevé, croisé tête ou croisé jambe, Maurice Sarry a pensé ses six coups comme… les cordes d’une guitare.

A plusieurs reprises, je fais tomber ma canne lors d’un moulinet de préparation. Celle-ci heurte le sol puis roule, roule, roule… En me déplaçant par petits pas chassés, je la récupère discrètement. Le bon côté des choses, avec une discipline aussi confidentielle que la canne de combat, c’est que la solidarité et l’entraide sont devenues une seconde nature chez mes camarades, qui me sourient pour m’encourager.

ETAT D’ESPRIT

Je n’abandonne pas la bataille et, à force de répétitions, mes mouvements deviennent plus fluides : je commence à mémoriser cette élégante chorégraphie. Pour parfaire l’apprentissage, le professeur nous demande de mimer lentement un assaut avec un partenaire. Je commence à regretter de m’être lancée dans l’aventure (je ne boirais plus jamais de bière, c’est fini !) et me demande si je ne vais pas me faire bastonner. « Respect, courtoisie et non-violence » sont les valeurs fondamentales de ce sport, me rassure Frédéric en appuyant son clin d’oeil.
C’est donc dans cet état d’esprit que, chacun à notre tour, nous enchaînons quatre coups différents en essayant de varier les combinaisons. La beauté du geste parfaitement exécuté masque l’effort de toucher son partenaire au niveau de la tête, du flanc ou du mollet, parfois à l’aide de fentes avant ou arrière.
A mesure que ma maîtrise des coups progresse, je peux entendre le doux son de la canne qui fend l’air, surprendre mon partenaire, l’obliger à reculer, à enchaîner les parades franches ou à bondir brusquement pour esquiver mes coups. Tous les pratiquants sont concentrés, le festival de cannes bat son plein.

Pour mieux ancrer notre pratique sportive dans nos quotidiens, le professeur nous demande ensuite de choisir une combinaison de trois coups préférés et d’en travailler l’enchaînement : « L’objectif est de maîtriser une série qui permettra de se rabattre sur un assaut bien connu en cas de situation de combat. » Je m’arrête un moment pour observer l’affrontement de deux élèves confirmés : voltes, bonds, déplacements, ces deux-là sont captivants tant ils se livrent un combat distingué. Ce sport, qui met en avant une certaine élégance, fait une large place à l’expression de soi et à l’inspiration.

La séance se termine par une série d’étirements : tout le corps est concerné car « l’ensemble des chaînes musculaires est utilisé pour donner un coup », précise Frédéric Morin. Mollets, cuisses, adducteurs, dos… je sens que je vais avoir de sacrées courbatures ! Nous multiplions ensuite les moulinets – sans canne, à ma grande déception – pour entretenir les articulations. Puis je salue une dernière fois mes partenaires. « La progression est rapide avec ce sport, et je reviendrais bien la semaine prochaine », ai-je pensé en quittant la salle. Comme quoi, tout est possible.

Mouna El-Mokhtari


Un équipement rudimentaire pour commencer

Pour pratiquer la canne ou le bâton, mieux vaut s’inscrire dans un club. La canne est fournie et, pour une pratique loisirs, un simple survêtement et des baskets suffisent.

Il existe trois catégories de canne, utilisées en entraînement en fonction des exercices : la canne « verte », la plus lourde (de 150 à 200 grammes), sert principalement pour s’exercer au maniement ; la canne « rouge » est plus légère ; la canne « noire », la plus légère (de 100 à 125 grammes), est celle qui est employée en compétition. Elle se brise facilement si le coup est porté trop fort.

Cette dernière fait 95 cm de long et 1,5 cm de diamètre. Elle se compose de trois parties. Le manche (ou le talon) qui occupe les 15 premiers centimètres et vous permet de saisir l’arme. La surface de parade qui mesure 60 cm. Il y a enfin la pointe, sur les 20 derniers centimètres de la tige, qui constitue la surface de touche.

Si respect, courtoisie et non-violence sont les valeurs fondamentales du combat de canne, il peut arriver qu’un coup soit donné trop violemment dans des circonstances exceptionnelles et bien à l’insu de votre plein gré ! En compétition, le canniste se pare donc d’un masque d’escrime et de gants matelassés, de protège-tibias et d’une tenue composée d’une veste et d’un pantalon matelassés. Pour les hommes, la coquille est de rigueur tandis que les femmes pourront apprécier de porter un plastron pour protéger leur poitrine. Tout ce matériel peut heureusement être prêté dans certains clubs.

Quand et où pratiquer ?

Sachez qu’il existe différentes pratiques de ce sport. La canne d’arme, dite de combat ou sportive, telle que je l’ai essayée, est enseignée dans des clubs. L’Association sportive de canne d’armes (ASCA) est une bonne adresse pour découvrir un club près de chez vous (site Web : Batoncanne.com). Vous pourrez aussi pratiquer la double canne (une dans chaque main, mais si, mais si…), la canne fouettée, la canne self-défense, la canne-ball (en équipe, avec une balle) ou la canne artistique.

Les associations sportives organisent parfois des cours de « bâton », une discipline plus confidentielle encore. On y retrouve les six coups de la canne agrémentés de coups « coulissés » et « piqués » avec un morceau de bois plus grand (1,4 m) et plus lourd (entre 450 et 500 grammes) et saisi à deux mains.

Voici enfin le lien sur le site du Monde.Fr
Merci 🙂

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Projet refonte des tenues de canne et bâton


L’ASCA, a décidé de lancer un vaste projet de refonte des tenues de protection utilisées en canne de combat et bâton français, lors des assauts et des échanges.

En partenariat avec l’atelier de costumes LES VERTUGADINS, le projet a abouti à une première version.

L’objectif initial était de proposer une tenue permettant de mettre en valeur les zones de touches (visuellement et de façon sonore) avec une tenue particulièrement esthétique et réalisée professionnellement.

Voici les photos de ce prototype, qui, disons-le tout de suite, a parfaitement répondu à ce premier objectif !

Voici le détail de la ceinture sonore (tissu + bois) : à l’impact le son est ainsi amplifié.

Détail sur la partie haute du pantalon :

Et voici la tenue complète…

Crédit photos Stéphane Casali-www.unjourdansletemps.com – Photos soumises à droits d’autorisation (Stéphane Casali et ASCA)

La phase 2 du projet va pouvoir être lancée…

Les Vertugadins : une équipe extra ordinaire ! Passez faire un tour sur leur formidable site (ou allez directement leur rendre visite) 😉

Depuis 2002, l’Atelier des Vertugadins fabrique costumes et tenues sur-mesure pour la scène, le luxe, l’évènementiel ou les particuliers.

Fort d’une équipe expérimentée dans différents domaines (patronage, coupe, montage, teinture, création en volume et structures, ennoblissement), l’Atelier peut également constituer une équipe spécialisée (broderie, travail du cuir, chapellerie) afin de répondre aux demandes les plus diverses.

Les étapes sont nombreuses avant de donner vie à un costume : prise de mesures, un voire deux essayages toile, puis deux essayages dans le tissu définitif avant d’aborder les finitions.

Nous pouvons travailler à partir de vêtements ou costumes anciens, afin d’en immortaliser la coupe, et nous nous inspirons de leurs finitions main.

L’Atelier s’illustre également dans la fabrication en série de plusieurs pièces identiques.

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Petit traité d’arbitrage à l’usage des pratiquants occasionnels de canne d’arme


Ce petit mémo vous servira, dans le cadre d’assauts codifiés (arbitrés) tels que ceux que nous organisons régulièrement …et notamment lors des Amicales.

Merci à Xavier Fabiani, son rédacteur.

Petit traité d’arbitrage à l’usage des pratiquants occasionnels de canne d’arme
Préface Je rédige ce texte dans un souci de simplification et souhaite préciser qu’il n’est en aucun cas exhaustif. Il se destine principalement aux pratiquants loisirs qui souhaitent pratiquer des assauts arbitrés occasionnels. Il peut bien évidemment être utilisé dans le cadre des Amicales de l’ASCA.

Si vous souhaitez développer votre connaissance de l’arbitrage, je vous invite dans un premier temps à vous procurer le Cahier n°10 (édité par la Fédération Française de Savate et Boxe Française & Disciplines Associées, notamment par le Comité National de Canne de Combat et Bâton) pour en consulter la section D « Règlement d’arbitrage ». Si dans un second temps, vous souhaitez à tout prix devenir Juge/Arbitre, renseignez-vous auprès du CNCCB pour participer aux stages nationaux d’arbitrage.

I/ Les acteurs Un assaut ne dispute pas seul et ne se dispute pas non plus sans cadre. En voici la liste des différents acteurs.

L’arbitre Il veille au bon déroulement de l’assaut et au respect des règles et de l’intégrité des deux tireurs sur l’aire. Il n’intervient en aucun cas sur le score ou la gestion du temps.

Les juges Au nombre de 3, placés en triangle autour de l’aire, ils sont munis de deux drapeaux de la couleur des tireurs (bleu et jaune). Lorsque le tireur bleu marque une touche valide, le juge lève son drapeau bleu. Chaque drapeau levé rapporte un point. Par conséquent, une touche valide peut rapporter entre 0 et 3 points.

Les marqueurs Au nombre de 2, ils ont pour rôle de compter le nombre de drapeaux levés, d’avertissements et de pénalités prononcés, reprise par reprise. Chaque marqueur s’occupe d’une couleur.

Le chronomètre Il est chargé de vérifier l’écoulement du temps et d’annoncer les différentes étapes à voix haute et intelligible.

Le(s) tireur(s) Il doit [défendre son honneur et laver dans le sang, de manière à offrir au public un spectacle d’une violence inouïe impliquant la plupart du temps l’arrachage de divers membres et de nombreux bris de cannes dans ta tête] tenter de remporter un maximum de point pendant la durée de l’assaut, tout en respectant les règles et faire preuve de fair-play.

Le second (assauts individuels uniquement) Il est « l’écuyer » du tireur. Il s’occupe de porter ses cannes, son casque et sa bouteille d’eau. Il doit également assister son tireur pour s’équiper. Il n’a pas le droit de parler durant les reprises, quelle qu’en soit la raison.

II/ Les différentes étapes d’un assaut par équipe

Présentation des équipes

L’arbitre appelle les équipes sur l’aire, casque sous le bras « Les équipes au centre pour le salut. »

Il les fait saluer « En place pour le salut. Prêts pour le salut. Saluez »

Il appelle les premiers tireurs au centre « Premiers tireurs, équipez-vous »

Les deux équipes rejoignent leur coin respectif et deux tireurs s’équipent immédiatement pour se rendre au centre de l’aire. L’arbitre met les tireurs en garde. « En garde »

Il vérifie que tout le monde est prêt. « Juges 1, prêt. Juge 2, prêt. Juge 3, prêt. Marqueurs, prêts. Chronomètre, prêt. »

Il attend ensuite le signal du chronomètre pour lancer l’assaut. « Temps » « Allez »

Lorsque l’arbitre constate une faute, il arrête l’assaut « Stop »

Il explique sa faute au tireur (cf. « liste des différentes fautes ») « Tireur bleu, coup non armé »

Il remet les tireurs en garde et leur fait reprendre l’assaut « En garde. Allez »

10 secondes avant la fin de la reprise, le chronomètre annonce « 10 secondes. Tireurs suivants, équipez-vous »

Une fois la reprise achevée, le chronomètre annonce « Temps »

L’arbitre arrête l’assaut en utilisant la formule « Stop ! Tireurs, changez ou restez »

En effet, dans le cas d’un assaut par équipe, à la fin d’une reprise, chaque tireur à le choix entre passer le relai à un équipier ou rester pour une seconde reprise. Attention, un tireur ne peut pas effectuer ainsi plus de deux reprises d’affilée.

Les tireurs reprennent place au centre de l’air. L’arbitre les place en position de garde et l’assaut reprend. « En garde. Allez ! »

Au début de la dernière reprise, le chronomètre annonce. « Dernière reprise »

À la fin de l’assaut, l’arbitre fait revenir les tireurs au centre pour le salut « Les deux équipes, au centre pour le salut final. En place pour le salut.

Prêts pour le salut. Saluez. »

L’arbitre va prendre connaissance des scores à la table de marque et reviens au centre de l’aire. « Les capitaines au centre pour les résultats »

Il attrape les poignets des deux capitaines et annonce le vainqueur « Est déclaré vainqueur, après des comptes des points et des pénalités, par à , l’équipe ! »

Il lève le poignet du capitaine de l’équipe vainqueur.

[La foule en délire applaudis les guerriers et les membres de l’équipe vainqueur se jettent dans les bras les uns des autres en laissant exploser leur joie et en humiliant les perdants, qui partiront se terrer dans les vestiaires suite à leur défaite honteuse.]

Quelques détails supplémentaires concernant les assauts par équipe

– Le chronomètre ne s’arrête pas pendant les assauts par équipe. Cela implique que les tireurs s’équipent avant la fin de la reprise afin qu’ils puissent rentrer sur l’aire le plus rapidement possible.

– Durant l’assaut, les tireurs n’ont pas à se saluer à nouveau

– Dans le cadre des Amicales, pour chaque reprise, c’est le premier tireur dans l’aire qui impose son arme (canne, double-canne, ou bâton). Pour plus de réactivité, merci d’essayer de vous mettre d’accord avant d’entrer sur l’aire.

III/ Listes des fautes à ne pas commettre en assaut (avec les formules qui vont bien) :

– Comportement antisportif
– Non respect des commandements de l’arbitre
– Coups violents
– Anti-jeu
– Non-respect du principe d’esquive/parade – riposte
– Coups non codifié
– Position non-codifiée
– Arrêts abusifs
– Non-combativité
– Surfaces de frappe non-valides
– Coup non-armé
– Fente insuffisante

IV/ Déroulement d’une reprise en bâton

Lors d’une reprise en bâton, les touches ne sont pas comptabilisées. Pendant une minute, les deux tireurs doivent réaliser un échange intégrant les notions :

• D’esthétique • De technique de bâton français • De collaboration

Selon ces trois critères et à l’issue de la reprise, les juges désignent le tireur qu’ils estiment le plus méritant (ils sont obligés de voter). Chaque drapeau levé vaut 2 points et est comptabilisé pour l’équipe correspondante. Cette notation n’est utilisée que dans la cadre de l’ASCA et donc des Amicales
.

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