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Qu’est ce que c’est la Canne de combat ?


Canne de combat, canne d’arme, canne

Quand on parle de canne, il s’agit d’une tige de chataignier de 95 cm de long et d’un diamètre de 1,5 cm pour la pointe de la canne et 1,8 cm pour le talon.

Dans sa forme de compétition, il s’agit d’assauts, de 2 fois 3 minutes au maximum dans lesquels les deux « tireurs » doivent marquer le plus de points. L’assaut se déroule dans un cercle de 9m de diamètre. Les déplacements jouent un rôle très important.

Il n’existe que 6 coups qui doivent être :

– armés (main derrière la ligne des épaules) et exécutés avec un développement complet du bras
– donnés avec le quart supérieur de la canne
– dirigés sur l’une des trois surfaces de frappe (tête, flanc et tibia).

Les coups sont donnés en garde droite ou gauche. La prise de la main définit la garde, car la canne n’est saisie que d’une main.

Les différents coups sont bien sûr enchaînés et permettent de créer de nombreuses combinaisons (voltes, changement de garde, alternance des surfaces de frappe…)

Les coups en canne :

– brisé (coup donné en tête)
– latéral extérieur
– latéral croisé
– enlevé
– croisé tête
– croisé jambe

La caractéristique des coups est qu’il y a une rotation de la canne systématiquement dans chaque coup.

Cela permet d’obtenir une grande vitesse d’impact. Le but n’étant pas de frapper fort, mais plutôt de toucher la surface de frappe. Ce sport est très complet, rapide d’apprentissage, et surtout, accessible aux enfants, qui y retrouvent un côté très ludique ! La notion de « jeu -d’opposition » est particulièrement adaptée à cette discipline. « Il faut toucher son partenaire, sans se faire toucher ».

Matériel requis pour les assauts – en compétition

La pratique de la canne en tant que jeu d’opposition de loisir implique de prendre des précautions pour garantir l’intégrité physique du et des pratiquants.

L’arme « canne » peut être dangereuse et il est important à sécuriser la pratique. En assaut, les tireurs devront mettre un masque ainsi que des protections adaptés à leur pratique. En compétition par exemple, il est obligatoire de porter un masque, une veste, un pantalon, des gants, des protèges-tibias…

Dans une pratique encadrée en club, il est courant de prêter ce matériel aux débutants bien entendu !!!

Historique et pratique

La canne d’arme, escrime à la canne, ou encore canne de combat est l’un des rares sports de combat français. On parle souvent d’art martial français, même si la codification en tant que sport ne permet pas cette appellation officielle.

Aujourd’hui, on distingue plusieurs pratiques de canne : le loisir, la compétition ou la self défense (« canne fouet », méthode « Lafond » ou encore Canne défense…). On peut également parler de la canne « artistique » ou celle utilisée pour toutes les reconstitutions (films, spectacles, GN..), que l’on pourrait même définir comme « canne historique ».

Sous sa forme de compétition, la canne est une discipline souvent associée à la Boxe Française (il existe cependant très peu de clubs vraiment spécialisés dans cette pratique), car la fédération française de savate et boxe française organise des Championnats de France et Championnats du Monde de la discipline. Des rencontres sportives de canne ou bâton sont réalisées dans le cadre d’autres fédérations également, comme à l’Ufolep.

Au niveau loisir, la canne (jeu d’opposition) est présente dans certaines salles d’escrime, comme cela était déjà le cas autrefois, pour l’initiation à l’épée !

L’historique de ce sport est liée à l’utilisation de la canne par les bourgeois du 19ème siècle qui savaient se défendre avec. Certains maîtrisaient le corps à corps (la lutte), la Boxe Française ou anglaise, avec son travail des pieds et des bras, et enfin, pour des coups à plus grande distance, la canne à pommeaux.

La canne était dans les mains des hommes des villes et le bâton dans celles des hommes des campagnes.

Car finalement, la canne et le bâton ont toujours eu un destin très lié, dans tous les pays du monde !

Les techniques de cannes de combat, dont nous parlerons, ont été remises au goût du jour par Maurice Sarry, à la fin des années 1970. Il a codifié ce sport qu’il souhaitait réabiliter. Il a notamment simplifié l’utilisation de certains termes empruntés à l’escrime (parade, esquive, riposte, garde…), défini des règles simples et claires, synthétisé différentes pratiques héritées d’un long patrimoine culturel et sportif, pour créer un nouveau sport basé sur le respect, la « courtoisie » et la beauté esthétique…mais aussi l’engagement physique complet et qui peut devenir particulièrement technique et tactique !

En effet, autant au début du siècle dernier, on voit que la canne est très répandue dans les pays anglo saxons (en Inde également, par les anglais), et en France (Cf le célèbre feuilleton les Brigades du Tigre), autant, après la première guerre mondiale, sa pratique a tendance à disparaître. Il est vrai que le caractère vestimentaire d’une canne est passé de mode !

De même, le bâton (là encore très présent dans les Salles d’Armes, dès le Moyen Age), enseigné à l’armée française et américaine, tout comme les techniques de baillonnettes, disparait progressivement à la même période.

Rappelons qu’il ne faut surtout pas réduire l’histoire de la canne et du bâton à cette période ! De tout temps, l’homme a utilisé cet outil, capable de devenir une arme redoutable et ce dans tous les pays du monde !

Aujourd’hui, la canne d’arme, la canne de combat, est pratiquée par quelques milliers de cannistes, tout comme le bâton français, par quelques centaines de « bâtonniers ou « bâtonnistes », aussi bien enfants qu’ adultes. Ces jeux d’opposition sont parfaitement adaptés aux attentes des nouveaux pratiquants en quête d’un sport à la fois esthétique et ludique !!

 

Frédéric Morin

Professeur Breveté d’Etat Canne et Bâton

Président ASCA PARIS

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Enchaînement 1er degré


Voici les enchaînements définis par Maurice Sarry, qui a codifié la canne. Ces enchaînements sont utilisés par de nombreux professeurs de canne et constituent des combinaisons simples de coups.

Nous avons tenu à noter simplement ces mouvements de façon relativement simple et claire. Ils peuvent être utilisés dans les phases d’apprentissage de la canne et constituer également des séquences définies que l’on retrouve en démonstration ou en compétition. Ce sont de formidables exercices laissés par Maurice Sarry. Bien entendu, nous vous conseillons de laisser le soin à vos enseignants de vous les expliquer correctement afin de veiller notamment à armer correctement les coups, effectuer les fentes de manière correcte et en développant les coups.

1) Croisé tête – Brisé – Croisé tête

2) Croisé tête – Croisé jambe – Croisé Tête

3) Latéral croisé figure – Latéral extérieur figure – Latéral croisé jambe

4) Latéral extérieur figure – Latéral croisé jambe – Latéral extérieur flanc

5) Latéral croisé figure – Croisé jambe – Croisé tête

6) Latéral croisé figure – Latéral extérieur flanc – Croisé jambe

7) Brisé – Latéral croisé figure – Latéral extérieur flanc

8) Enlevé – Latéral croisé flanc – Latéral extérieur figure

9) Latéral extérieur flanc – Croisé jambe – Latéral extérieur figure

10) Latéral extérieur figure – Latéral croisé flanc – Brisé

11) Latéral croisé figure – Brisé – Croisé jambe

12) Latéral extérieur flanc – Croisé jambe – Brisé

Ces enchaînements sont présentés de façon exhaustive dans le livre édité à compte d’auteur, par Maurice Sarry « LA CANNE – Arme de défense Sport de Combat ».

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Tutoriel de canne de combat


Nous avons pensé qu’il était nécessaire de remettre en avant le tutoriel Canne de combat réalisé il y 2 ans maintenant par l’ASCA. Ce projet a mobilisé sur une année complète beaucoup de membres de notre association : tireurs cannistes, double-cannistes, enseignants, réalisateur, monteur, photographe, créateur son… et artistes avant tout !

Comme vous le constaterez, ce tutoriel à la ligne esthétique très marquée a été créé par des amoureux de la canne de combat à destination de toute personne qui souhaite découvrir et débuter en canne. Photos et vidéos composent un matériel pédagogique simple, didactique et clair.

Bien entendu, l’ensemble de ce tutoriel ne saurait remplacer la présence attentive d’enseignants ou la présence assidue à des séances de canne !  Un énorme bravo à toute l’équipe de réalisation : Damien, Ronan, Hervé, Denis, Xavier, Isabelle, Natasha, Laurence. Et merci 🙂

Chaque article se compose d’un court texte, d’une vidéo (dans la majorité des cas) et de photos explicatives.

Vous pourrez également retrouver toutes les vidéos (sans les textes et photos, rubrique VIDEO) !

Voici toutes les vidéos du TUTORIEL ASCA. Ces vidéos réalisées par l’équipe de l’ASCA présentent les principaux mouvements de canne de combat, les zones de touche, les esquives parades. La réalisation professionnelle, la qualité de l’image ont permis d’aboutir à des documents exceptionnels !

Bonne découverte !

Frédéric Morin

Président ASCA PARIS

Salut

Zones de touche

Fentes

Parades

Esquives

Latéral extérieur

Latéral croisé

Brisé

Enlevé

Croisé tête

Croisé bas

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CANNE HISTORIQUE 1


Etude comparée entre les approches historiques et modernes

Voici un excellent article rédigé par Denis Lamotte (ASCA), concernant les parallèles entre canne historique et canne moderne. Denis Lamotte confronte les différentes approches de Larribeau, Humé et Leboucher tout en effectuant des analogies très intéressantes entre les mouvements « historiques » et ceux mis en place en canne moderne.

Nous invitons tous les cannistes passionnés et curieux à regarder cette étude. Frédéric Morin (président ASCA PARIS – BEES1 Canne et Bâton).

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Nous proposons ici quelques extraits de trois ouvrages accessibles en ligne sur Gallica, le site de livres numérisés de la BNF.

 

Bibliographie :

HUMÉ (Eugène), Traité et théorie de canne royale, M-J Poot et Cie éd., Bruxelles, 1862, 55 p.

LARRIBEAU (M.), Nouvelle théorie du jeu de la canne : ornée de 60 figures indiquant les poses et les coups, édité à compte d’auteur, Paris, 1856, 87 p.

LEBOUCHER, Théorie pour apprendre à tirer la canne en vingt-cinq leçons, édité à compte d’auteur, Paris, 1843, 54 p.

 

Quelques définitions tirées de Humé, op. cit. pp.17 à 19

 

La botte.

C’est le coup porté avec réussite. Le coup peut être simple ou composé il est simple lorsqu’il est fait d’un seul mouvement, composé lorsqu’il a fallu une ou plusieurs feintes pour le porter.

Feintes.

C’est feindre de porter un certain coup et en porter un autre. On compte deux sortes de feintes la première est celle par laquelle on cherche à faire parer l’adversaire du côté opposé à celui auquel on veut porter la botte. La seconde se pratique de la même manière seulement, il faut qu’elle se fasse avec assez de vitesse pour que l’adversaire n’ait pas le temps d’éviter le coup qu’on feint de lui porter.

L’appel.

C’est frapper une ou plusieurs fois le sol avec le pied droit, en le laissant à la même place.

 

La parade.

C’est éviter le coup de l’adversaire dans la canne, il est impossible de donner la désignation dès parades; l’exercice seul doit vous guider, vous donner le moyen d’éviter tel ou tel coup. Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est bon de parer de façon à pouvoir garantir les flancs et la tête; ainsi, si l’on cherche à vous donner un coup de tête, ne levez pas trop la main.

 

La riposte.

C’est attaquer l’adversaire, aussitôt après avoir pris la parade.

Tac de la canne.

C’est riposter tout de suite après la parade.

Le tac-au-tac.

C’est riposter après avoir pris la parade à la riposte de l’adversaire.

Le mur. Le mur est un exercice préparatoire avant l’assaut; il est composé du salut. L’assaut. C’est le combat réel entre les deux adversaires. »

La garde

« PREMIÈRE POSITION.

Le corps, un peu tourné vers la gauche, doit être d’aplomb sur les hanches la tête haute, le talon du pied droit contre la cheville du pied gauche, les pieds placés d’équerre, la main droite tenant la canne qui repose à terre, le bras gauche pendant le long de la cuisse gauche, la main gauche ouverte, la paume en dehors et le petit doigt allongé le long de la couture du pantalon. (fig 1) » (HUMÉ, op. cit, p 21)

 

FIG1

« DEUXIÈME POSITION.

Pour passer de la première position à la garde, on procède de la manière suivante Vous donnez un coup de tête devant vous; et vous ramenez tout de suite la canne sur l’épaule gauche, le bras droit plié sur la poitrine. En faisant ce mouvement, il faut placer la main gauche au bas du dos, bien effacer le bras, porter le pied droit en avant, à une distance de la cheville du pied gauche égale la longueur qui existe entre la cheville du pied et l’extrémité du genou; les jarrets doivent être tendus. (Fig. 2.) Si, au lieu d’avoir le pied droit en avant, vous avez le pied gauche, vous donnez à cette dernière position le nom de garde gauche. » (HUMÉ, op. cit, p 22)

Fig2

Le salut.

Le « salut de couronnement »

« Le salut de couronnement se fait en faisant décrire à la canne un cercle entier au-dessus de la tête, de droite à gauche et de gauche droite. Il est évident qu’il faut incliner la tête pour saluer les spectateurs. Il est du devoir du public de répondre à ce salut. » (HUMÉ, op. cit, p 44)

 

Les coups.

Les coups de figure simple.

Il n’y a pas de transfert du poids du corps. Le « coup de figure simple en vraie garde » équivaut au latéral croisé, et le « coup de figure simple en fausse garde » ressemble au latéral extérieur.

Coup de figure simple en vraie garde.

Étant en vraie garde lever la main au- dessus de la tète, le petit bout de la dirigé sur la gauche, la main renversée, les ongles en l’air tournés vers l’oreille gauche, faire décrire ensuite un angle horizontal à la canne, en allongeant le bras de sa portée pour aller frapper le sur le haut, du coussinet (la figure de l’adversaire supposé) la main toujours renversée, mais les ongles en bas. » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 15)

 

Coup de figure simple en vraie garde.

Pour développer le coup, élever la main au-dessus de la tête (…). Faire ensuite décrire à la canne un cercle horizontal au-dessus de la tête, en allongeant le bras de toute sa portée; puis reculer l’épaule gauche pour rapprocher droite ; renverser la main les ongles en l’air pour frapper. » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 16)

 

Les coups de figure double. 

« Élever la main suivant les mêmes règles, mais faire décrire le premier tour au-dessus de la tête, sans allonger le bras pour frapper; le premier tour n’est destiné qu’adonner plus de force au second, après lequel on allonge le bras, et l’on frappe » (LARRIBEAU. op. cit. pp. 17)

Les coups de reins

Le flanc est appelé le « rein ». Comme les coups de ventre, de poitrine ou sur les jambes, ils ne différent pas des coups de figure sinon pour la surface de frappe.

 

Le coup de tête

Le point de départ est le même que pour le coup de figure, mais avec les pieds rapprochés. On l’arme à droite en « varie garde », puis on renverse la canne dans le dos et on donne le coup sur le haut de la tête (on note la différence entre « figure » et « tête » dans la terminologie ancienne). Le coup est semblable à un coup de tête en canne fouet. A noter que le coup s’exécute pieds joints.

Fig3

Le double coup de tête

« Se placer en vraie garde vis-à-vis du coussinet ; élever la main vers la gauche comme pour développer un coup de jambe ou un coup de reins ; allonger le bras dans toute son étendue, en portant la main de bas en haut, de gauche à droite, en la renversant de tierce pour la ramener en avant et au-dessus de la tête, le petit bout de la canne faisant face au coussinet; puis sans arrêter le mouvement la laisser tomber vers la gauche pour la porter eu arrière et frapper alors le coup de tête. Se replacer aussitôt en vraie garde pour reprendre le même mouvement ». (LARRIBEAU. op. cit. pp. 19-20)

 

Le coup de tête par moulinet

Ce coup ressemble à un coup de canne fouet. Il s’exécute en fausse garde et consiste à « faire rouler la canne en arrière de bas en haut » comme sur le schéma ci-dessous.

Fig4

L’enlevé coude

« Riposte par un enlevé, après la parade du coup de figure en dedans, prise en quarte. Étant en parade de figure, il faut, pour riposter par un enlevé, ployer le bras en baissant la pointe de la canne en arrière, de manière à lui faire décrire un cercle près du corps; puis frapper, en renversant la main en tierce, afin que le coup arrive sous le coude de l’adversaire. Ce coup, presque toujours, met l’adversaire hors d’état de pouvoir riposter. » (LEBOUCHER, op. cit. p. 12)

 

 

 

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Fabrication canne en mousse


Nous sommes trés fiers de vous présenter le formidable travail réalisé par Yves Fauquet (et Alice), sur le projet Canne en mousse (que nous utilisons pour le canne ball).

Yves a fabriqué toutes les cannes en mousse que nous utilisons depuis deux ans déjà et a réalisé un document qui permettra de créer des cannes (« mode d’emploi pour créer une canne en mousse »).

Travail énorme !

Bien entendu ce document est à destination des clubs qui souhaiteront créer leurs propres cannes en mousse, pour canne ball, mais aussi pour le travail avec les enfants.

Merci !
GUIDE DE FABRICATION / CANNES EN MOUSSE ASCA 2011

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Introduction au Traité tactique de Canne Ball (by Archo)


Préface Ca y’est, ça se développe. D’une discussion sans enjeu, on en est venu à un délire improvisé. Du délire improvisé, on est passé à un jeu encadré et plus ou moins codifié. Et plus on avance dans les méandres de ce jeu, plus on y découvre de nouvelles possibilités. La naissance d’une activité, sa gestation, le travail fourni par tout le monde pour y contribuer… C’est quelque chose de vraiment excitant.

Je parle évidemment du canne-ball (c’est écrit dans le titre).

Comme le souligne Fredéric Morin, il s’agit pour le moment d’un véritable laboratoire d’idées. Chaque rencontre devient prétexte à l’essai de nouvelles lubies. Certaines sont retenues, d’autre non. Mais le meilleur dans l’histoire, c’est que finalement, on essaye quand même et que si ça foire, au moins on se sera éclaté !

Et puisque comme l’activité se développe de plus en plus (création récente d’une commission de canne-ball au sein de l’ASCA), il va falloir commencer à exploiter les possibilités stratégiques de cette nouvelle discipline qui entre bientôt dans sa puberté.

En effet, le canne-ball n’est pas seulement un jeu de technique, de vitesse, de hasard, ou de force brute. Si on ne se base que sur ces critères, seules les équipes composées des meilleurs cannistes l’emporteront au final. Et pourtant, j’affirme que cette réalité n’en est pas une et que la technique n’est pas et de loin, le seul élément décisif dans une rencontre de canne-ball !

C’est là le pourquoi de cet « ouvrage ».

Je n’ai pas la prétention de parvenir à réaliser un ouvrage du type « l’Art de la Guerre appliqué au canne-ball », mais d’exposer plusieurs idées tactiques, qui peuvent donner à une équipe un style propre, une originalité, une voie qui lui permettra de se structurer et de prendre un ascendant sur l’équipe adverse.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Archo (Xavier Fabiani)

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Photos Canne Ball


Voici quelques Photos prises par Marc Julien (merci !)

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Les fentes


Ce texte nous a été fourni par Monsieur Jean-Louis Olivier (ancien DTN du Comité National de Canne de Combat) et nous sommes heureux de pouvoir vous le restituer et par la même, de lui rendre hommage.

En préambule, nous tenons à ajouter que l’utilisation des fentes, en canne et en bâton (parfois), est à effectuer avec une grande attention, afin de veiller à l’intégrité physique du pratiquant. Il est primordial de bien veiller à ne pas faire « bailler » le genou pour présever cette articulation et ne pas exercer de trop grandes sollicitations au niveaux des ligaments (latéraux et croisés). Nous préconisons, dans l’apprentissage, de commencer par un travail en demi-fente, puis en fente (qui est obligatoire pour une touche en jambe, dans la version « canne de compétition », ou « canne fédérale »). Un entraînement adéquat de renforcement musculaire peut être opéré pour veiller à bien « gainer » la jambe, ainsi qu’une vérification de la posture correcte des membres inférieurs, mais tout cela doit se faire sous un contôle stricte d’un enseignant (moniteur ou professeur). Frédéric Morin

LA FENTE

La fente est la position finale ou temporaire d’une action motrice nécessaire à l’accomplissement d’une technique déterminante dans l’escrime. Ses modalités d’exécution reposent sur des bases qu’il convient d’analyser pour l’enseigner.

A : Education physique

Les exercices actuels d’éducation physique reposent sur ceux des gymnastiques anciennes et en conservent les principes d’exécution.

1) Gymnastique Suédoise

Dans la méthode de gymnastique Suédoise, on utilise des exercices classés en :

-mouvements préparatoires,

-mouvements fondamentaux,

-mouvements d’application.

Dans la conduite de ces mouvements trois parties se succèdent :

-le départ ou position initiale,

-l’exécution du mouvement,

-l’attitude finale.

Les fentes désignées « crochets » sont des mouvements fondamentaux qui s’effectuent par déplacement d’une jambe qui se fléchit en fin de mouvement. Le pied peut se déplacer selon les sommets d’une étoile à huit branches. La position tenue.
2 ) Dans la « Méthode Naturelle » Georges Hébert définit la fente comme : « Attitude qui consiste à fixer une jambe au sol, puis à détendre le corps sur cette jambe, en exécutant un écart avec l’autre jambe dans une direction donnée. »

Cette attitude est utilisée pour les efforts de lever, de lancer et de défense.

Il distingue :

-une jambe ferme, celle d’appui, motrice et qui est tendue en fin de poussée
-une jambe d’écart, celle mobile, qui est déplacée selon la direction voulue ; en avant, en arrière, latéralement, et qui est plus ou moins fléchie en fin de mouvement.

Les caractéristiques de la fente sont :

-l’écart, distance entre les deux pieds, est plus ou moins prononcé, variant d’un petit pas à un grand pas ;
-l’orientation des pointes des pieds doit assurer l’équilibre ;
-l’aplomb du genou de la jambe d’écart tombe en avant de la pointe du pied ce qui permet un retour plus aisé à la position initiale ;
-la position du tronc en rectitude dans le prolongement de la jambe ferme est plus favorable pour l’effort et l’équilibre.

B ) Le sport

1) L’escrime

Les fentes sportives répondent à une finalité spécifique liée à la logique interne de l’activité. La qualité de leur exécution est nécessaire dans la réalisation de la performance. Deux disciplines sportives utilisent plus particulièrement les fentes : l’escrime et l’haltérophilie.

Les fentes en escrime sont dites « conventionnelles ». Leur objectif est de « gagner la distance » afin de permettre la touche en pointe, sur une seule action de fente, le genou venant à l’aplomb du pied.

L’escrime moderne conduit à un grand engagement physique rendu nécessaire par la compétition. L’amplitude des fentes des tireurs est fonction de la distance qui les sépare, les prises de fer peuvent s’effectuer les bras fléchis avant de se déployer, le combat se poursuivant brièvement dans des positions fléchies. L’esthétique et le formalisme cèdent le pas à l’efficacité.

Une autre forme de « fente conventionnelle » est celle de l’haltérophile. La technique doit respecter très peu de variation de la position de la projection du centre de gravité au sol. Ceci implique un déplacement des deux jambes dans des sens opposés. La remontée s’effectue par le déplacement de la jambe arrière vers le pied avant.

C ) Biomécanique

« Dans les attitudes en fente, les pieds sont écartés l’un de l’autre d’une distance au moins égale à deux longueurs de pieds … l’un des deux membres inférieurs est tendu, l’autre est à demi fléchi au niveau des articulations du cou de pied, du genou et de la hanche. Le tronc est oblique et prolonge la direction du membre inférieur tendu.  » Le centre de gravité du corps se déplace dans le sens de la fente, en avant, en arrière, latéralement, en diagonale, et « de ce fait, la plus grande partie du poids du corps repose sur le membre fléchi et tend à le fléchir davantage. » Le pied du membre inférieur tendu doit rester constamment appliqué au sol pour une fente correcte.

Les chaînes musculaires mises en jeu lors de l’escrime aux armes et lors de l’escrime à la canne différent dans la succession des actions. En escrime, l’action du membre supérieur armé précède l’action de poussée de la jambe arrière. A la canne, l’action débute par l’action de poussée du membre inférieur pour s’achever par la rotation du tronc et l’extension du membre supérieur armé.

Groupes musculaires concernés par la fente

D’une manière générale les contractions se situent dans le triceps sural et le quadriceps crural du membre fléchi et dans les muscles du dos Les contractions sont d’autant plus intenses que la fente est profonde Au niveau du membre fléchi, l’effort musculaire est plus intense qu’au niveau du membre tendu car, outre la différence de poids à soutenir, il est plus difficile de maintenir une articulation en attitude de flexion (dosage de la contraction musculaire) qu’en attitude d’extension (arrêt osseux ou ligamentaires).

Dans les fentes la jambe qui se déplace supporte la plus grande partie du poids du corps tandis que dans les poses (de stations) le poids reste sur le membre fixe et le pieds de l’autre membre déplacé repose sur le sol par sa pointe en n’exerçant qu’une faible pression.

Décomposition des forces du poids en fente avant. >

D ) Techniques de Canne

1) Anciennes formes

Les fentes en escrime à la canne, conçues dans une optique d’auto-défense, sont très peu prononcées. Quelle que soit la ligne de frappe, l’importance de la flexion du genou est sensiblement identique et le tireur recherche la touche par un gain de distance tout en évitant de présenter une cible à l’adversaire et en conservant son équilibre.

1899 – Coup de jambe et parade en quarte
1930 – Coup de jambe à droite
1971 – Coup de jambe
1899 – Coup de jambe et parade en quarte

Le principe de projection du genou légèrement en avant de la pointe du pied et celui de la rectitude entre le tronc et la jambe de poussée sont respectés. La rectitude est l’alignement de différents segments entre eux. De même dans la frappe en canne il y a rectitude entre la ligne des épaules, le membre supérieur armé et la canne.

2) Formes actuelles

La forme actuelle de la pratique sportive de la canne a conduit à adopter des conventions qui s’éloignent des principes de l’auto-défense.

Maurice Sarry dans le chapitre « Les déplacements » de son manuel (p.33) définit la fente ainsi :

« La fente permet de gagner la distance et de frapper en ligne basse. Nous ne la considérons pas comme un véritable déplacement. De la position en garde, la jambe se déplace vers l’avant et fléchit, la jambe arrière, dont le pied reste en point fixe, se trouvant alors en extension.  »

1978 – fente de démonstration

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1998 – fente extrême – démonstration
Fente d’escrime à l’épée

La fente ainsi démontrée correspond strictement à une fente d’escrime poussée à son extrême. En escrime le retour à la position initiale s’effectue rarement car l’action est le plus souvent arrêtée par une touche valable ou non selon l’arme. La touche s’effectue au corps alors qu’en canne la touche s’effectue en jambe, en ligne basse. (A l’épée on se fend peu pour toucher le pied correspondant à la ligne basse.)

A la canne, l’ancienne règle d’arrêt à la touche annoncée a été abandonnée, comme en escrime, pour permettre de donner une série de plusieurs coups, ce qui rend l’assaut plus dynamique. Les allers retours fente-garde-fente deviennent extrêmement difficiles car coûteux d’un point de vue énergétique en faisant aussi subir des pressions importantes au niveau du genou fléchi.

Lors de la fente extrême la tête devient une cible vulnérable et une flexion du tronc pouvant aller à l’horizontale entraîne un risque de frappe sur la nuque ou sur le dos. L’amplitude de la fente est liée à la souplesse des articulations du membre inférieur.

Il faut noter d’autres formes de fente que celle exposée précédemment :

-La fente arrière consiste à déplacer le membre arrière vers l’arrière, à le fléchir en ouvrant vers l’extérieur le segment fléchi et à s’accroupir sur cet appui. Le membre avant reste tendu vers l’adversaire et permet l’équilibration. Cette fente permet de conserver la distance de frappe par retrait du tronc.

-La fente sur place peut s’exécuter de deux manières :

a) par une flexion du membre avant en reculant le membre arrière qui devient tendu,

b) par une flexion du membre arrière en avançant le membre avant.

BIBLIOGRAPHIE

André, E., (sans date, après 1900), La gymnastique Suédoise, Flammarion. Demenÿ, G.,(1924), Mécanisme et éducation des mouvements, Revue EPS (1993),88. Hébert, G.,(1942), L’éducation physique, virile et morale par la méthode naturelle, tome II, technique des exercices, technologie, 90-92. Vandervael, F.,(1966), Analyse des mouvements du corps humain, Maloine,119-121. Thirioux, P., (1970), Escrime moderne, Amphora. Sarry, M., (1978), La canne, arme de défense, sport de combat, chez l’auteur, épuisé. Weineck, J., (1984), Anatomie fonctionnelle du geste sportif, Masson,173-175.

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Présentation ASCA Paris – Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–21H30 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d’ASSAUT (canne et bâton)
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– Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
~
– Lundi 20H00–21H30 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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Stages de CANNE FOUET
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– Dès novembre 2018  – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Stages de CANNE CROSSE
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– Dès novembre 2018  – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)

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Evénements

  • Sam 8/9/2018: Forum des Associations PARIS 11
  • Lun 10/9/2018: Démarrage de la saison 2018-2019