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Brevet de Maître


Crédits photo ASCA

Brevet de Maître Bâtonniste :

Ce magnifique brevet de Maître de bâton, délivré à LOUIS BEYNAT, à Bordeaux, le 26 mars 1825 est un dépôt du Musée National des Arts et Traditions Populaires de Paris au Musée du Compagnonnage de Tours.

Il s’agit d’un dessin à l’encre de Chine et gouache par LECLAIR, « piqueur » (cad, employé des Ponts et Chaussées) de Bordeaux. Leclair était le peintre des tableaux – souvenirs destinés aux Compagnons.

Une magnifique reproduction a été offerte aux membres de l’ASCA, par Monsieur Laurent Bastard, directeur du Musée du Compagnonnage, lors de la soirée-conférence du jeudi 29 mai 2008, pour fêter les 40 ans du Musée.

Encore Merci.

FM

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Centre de Recherche Canne et Bâton


Le Centre de Recherche sur la canne et le bâton a été créé en janvier 2010 par Frédéric Morin. La vocation de ce site web est de devenir la bibliothèque de ressources historiques, culturelles, artistiques, litteraires, sportives…sur la canne et le bâton, en France et dans le monde…

Ce site fonctionne en format Blog Collaboratif est entièrement bénévole et à but non lucratif. Plusieurs contributeurs participent déjà au développement du site.

Voici les derniers 20 articles publiés :

  • LE VERT BATON DU MARECHAL PETAIN 28 avril 2017
    La communication – on disait autrefois la propagande – ne date pas d’hier. Sous l’Occupation, il y eut une déferlante de photos et d’articles à la gloire du sauveur de la France (ou de ce qu’il en restait), à savoir le maréchal Philippe PETAIN, chef de l’Etat français. Octogénaire, le maréchal était-il un vieillard diminué […]
  • LE LANCER DU « CABER » EN ECOSSE 25 avril 2017
    Il s’agit d’un jeu de bâton, mais vraiment d’un gros, d’un très gros bâton ! Pratiqué par les Ecossais, de nos jours encore, il a été longuement décrit dans le magazine « Lectures pour tous » de septembre 1910 sous le titre « Aux amateurs de sports inédits ». Voici de quoi il s’agit : […]
  • CANNE AUX SERPENTS DE LA GRANDE GUERRE 22 avril 2017
    Nous avons déjà évoqué dans d’autres articles les créations que réalisèrent certains poilus pendant la Grande Guerre et même après, en souvenir de ce conflit. La canne que nous décrivons ici est caractéristique des productions que l’on trouve souvent. Certaines cannes « serpent » de cette époque n’ont cependant pas de lien clairement identifié et […]
  • VIOLENCES SUR LES ANIMAUX PAR HOGART (1751) 19 avril 2017
    Le grand graveur anglais William HOGART (1697-1764) a dénoncé en 1751 les violences commises envers les animaux et celles qui s’ensuivent sur les hommes, dans une série de quatre gravures intitulée « Les quatre étapes de la cruauté » (The four stages of Cruelty). Le personnage central, Tom Nero, fait subir des tortures aux animaux […]
  • CHANGER L’HAJE EN BATON 16 avril 2017
    L’Haje est le nom donné au cobra égyptien, serpent venimeux qui peut atteindre 4 mètres de longueur. Dans la revue « Le Magasin pittoresque » de février 1853, p. 63, l’auteur d’un article sur « L’Haje et le serpent à lunettes » évoque l’usage qu’en font les jongleurs et charmeurs de serpents pour captiver le […]
  • USAGES DU BATON DANS L’ANCIENNE EGYPTE 13 avril 2017
    Dans le livre de M. LEGRAND : « La Terre des pharaons, tableau de l’ancienne Egypte » (1888), l’auteur montre que le bâton était un instrument répandu dans les mains de tous ceux qui détenaient quelque pouvoir sur leurs subordonnés. Les agents du pharaon en étaient munis et en faisaient usage lorsqu’il s’agissait de contraindre […]
  • LE BATON DU CHEIK EL-BELED 10 avril 2017
    Dans l’Egypte des XVIIIe-XIXe siècles, le cheik el-beled était un chef de village. C’est aussi le nom qui fut donné à une magnifique statue en bois de sycomore, aux yeux en quartz et en paupières de cuivre, haute d’1,12 m, découverte en janvier 1860 par l’égyptologue Mariette, à Saqqarah, dans le mastaba (tombeau) de Kaaper. […]
  • BATON DE DEPART ET BATON DE RETOUR 7 avril 2017
    Il existait des conventions dans la représentation de certaines scènes : ainsi, lorsqu’il s’agissait de figurer le départ d’un conscrit qui allait rejoindre son régiment, le dessinateur, le peintre ou le graveur le représentaient toujours un bâton à la main. C’était d’ailleurs fondé, puisque le jeune homme allait devoir cheminer de son village jusqu’à la [.. […]
  • LE BERGER AU REPOS PAR LE PIPPRE 4 avril 2017
    Nous avons évoqué les œuvres du peintre et dessinateur Septime LE PIPPRE (1833-1871) à propos de ses dessins de tambour-major (Le tambour-major, par Septime Le Pippre). Dans le livret édité en 2006 par les Archives du Calvados lors de l’exposition de ses œuvres figure un dessin à la plume, aquarelle et gouache, représentant un berger […]
  • CANNE DE POISSON D’AVRIL 1 avril 2017
    Qui aurait pu imaginer que le CRCB s’associerait aux farces du 1er avril en publiant cette carte postale… authentique ! Car c’est bien une carte qui a voyagé (elle a été affranchie en 1906) et elle nous montre un élégant poisson d’avril , coiffé d’un haut-de-forme, un lorgnon sur l’oeil et une canne à la […]
  • LE TAMBOUR-MAJOR PAR SEPTIME LE PIPPRE 29 mars 2017
    Les Archives du Calvados ont organisé en 2006 une exposition à Courseulles-sur-Mer sur « Un Normand bien tranquille, Septime Le Pippre, dans la tourmente de 1870 ». C’est dans le livret édité à cette occasion que nous avons découvert qu’ Emeric Marie Septime LE PIPPRE, né en 1833 à Montfort-l’Amaury (ancienne Seine-et-Oise) avait presque toujours […]
  • BAGUETTES PORTE-POISSONS A MUNICH EN 1906 26 mars 2017
    Dans le « Journal des voyages » du 25 novembre 1906 figure cette photo illustrant un article sur « Les Grandes fêtes foraines en Allemagne et en Angleterre ». L’auteur, A. LEBLANC, évoque la fête de la bière à Munich, qui a lieu en octobre, et il signale « le curieux étalage des poissons embrochés […]
  • BATON PORTE-SEL DES CHAMELIERS D’ASIE 23 mars 2017
    Henry LETURQUE a publié en feuilleton dans le « Journal des Voyages » de 1906 un récit d’aventures en Asie centrale intitulé « Les Mangeurs de sable ». Une partie de son récit est probablement issue d’informations authentiques, comme celle qui suit. Voulant gagner Irkoutsk puis le Tibet via le désert de Gobi, les aventuriers […]
  • LE TAMBOUR-MAJOR DE LA FETE-DIEU EN PAYS BASQUE (1906) 20 mars 2017
    La Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement, est célébrée dans la religion catholique le jeudi qui suit la Trinité et 60 jours après Pâques (Pâques étant une fête à date variable, celle de la Fête-Dieu n’a pas lieu non plus à date fixe). Selon le « Journal des voyages » du 17 juin 1906, cette fête […]
  • UNE PORTE AUX 3 CANNES DE COMPAGNON 17 mars 2017
    L’un de nos correspondants nous a adressé cette photo prise « à la sortie du métro Châtelet-Les Halles » sans autre précision. Peut-être s’agit-il du siège des compagnons du Devoir, 1, place Saint-Gervais (mais la station est « Hôtel-de-Ville » pour ce siège et la station Châtelet est plus loin, à 800 m de là). […]

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Musée du Compagnonnage – Compléments d’informations


Pour les amoureux de notre patrimoine, voici quelques informations complémentaires communiquées par Monsieur Bastard (directeur du Musée).

VILLE DE TOURS Musée du Compagnonnage

Histoire, Coutumes, Chefs-d’œuvre et Outils des Compagnons du Tour de France

Tél. 02.47.61.07.93 Fax 02.47.21.68.90

museecompagnonnage@ville-tours.fr

 

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La canne et le bâton dans l’histoire


La canne et le bâton dans l’histoire

La canne et le bâton ont depuis longtemps une place particulière auprès de l’homme. Cela est vrai dans beaucoup de pays, mais aussi et peut être surtout, en France. La canne est un instrument d’appui, de défense ou encore de parade, un instrument de jeu, sans parler de l’objet d’ornement vestimentaire quand elle est manufacturée.

Le bâton n’a pas forcément la même vertu sociale et apparaît plutôt comme un instrument utile (diriger un troupeau avec la houlette du berger, marcher avec le bourdon du pèlerin, porter…). Selon les époques, les zones géographiques, le type de végétation, on trouvera des similitudes entre les bâtons, le principe étant de s’appuyer sur une expérience orale transmise par une famille, un clan ou une corporation.

Ainsi on choisira le cornouiller sanguin (bois dense noueux, très résistant et utilisé pour confectionner des manches d’outil), le frêne (clair, élastique et dur utilisé pour les manches de pioches), le houx (blanchâtre, lourd et très dur), le noisetier (ou coudrier, souple et assez résistant), le châtaignier (bois résistant, souple, léger, absorbant très bien les chocs)…

En terme de combat de canne et de bâton (ou gourdin), peu de sources techniques existent avant le 14ème siècle. Les premiers traités datent de la fin du Moyen Age, époque à partir de laquelle le bâton est souvent associé au maniement de l’épée (à deux mains)

Note : Traité écrit par Hanko Doebringer en 1389. Au 15ème siècle, le Flos Duellatorum de Fiore de’ Liberi(dont une rare planche avec un combattant tenant 2 gourdins !) , le Gladatoria (anonyme) et le manuscrit d’Ambras attribué au maître Tahloffer (1459) présentent des gravures de combattants maniant le bâton (ou la lance).

Les écoles allemandes et par la suite italiennes et espagnoles, pour l’escrime notamment, placeront les bases des combats armés pour très longtemps. Mais il est vrai que la canne n’a que peu de place dans la vie féodale. A la renaissance par contre, la canne, la canne à système ou la sarbacane (importée des Amériques pour envoyer billets et dragées aux dames) restait dans les mains des nobles, des courtisans, des rois tandis que le bâton accompagnait manants, rustres et voyageurs. Les différents Edits d’interdiction de duels à l’épée ont certainement permis l’utilisation palliative des cannes pour régler les conflits…

Au 19ème siècle, la présence de la canne (en tant qu’arme et complément vestimentaire) se développe particulièrement. Les matériaux les plus divers sont désormais utilisés (ivoire, corne de Rhinocéros, jonc, rotang, bambou, bois de fer …).

Paris comprend alors beaucoup d’Académies de Boxe, dans lesquelles les professeurs enseignaient la boxe française (savate), mais aussi la canne (d’une longueur de 96 cm, 3 cm de diamètre et pour un poids de 530 g pour certaines cannes en cornouiller). Il est clair que dans ces conditions, la moindre manipulation à base de moulinets devenait particulièrement dévastatrice. Non loin du Boulevard du Crime on retrouvait les prouesses sportives de combattants professionnels qui maîtrisaient lutte, savate et canne, selon la distance. Certains spécialistes étaient capables de donner 80 coups en moins de 15 secondes ! ( )

Note : C’était le cas du célèbre Lecour. A retenir également les fameux Leboucher, Vigneron, Larribeau, Charlemont…. Au niveau du bâton, les combats entre Sociétés rivales de Compagnons relatées dès la fin du 18ème siècle tendent également à prouver une certaine codification des techniques (des grades de Prévôt et Maître existaient).

On retrouve l’enseignement du bâton (longueur de 1,4 m, diamètre de 1,5 à 2,5 cm et poids d’environ 450 g) dans l’armée française à l’aube du 20ème siècle (tout comme cela avait déjà été le cas pour la baïonnette. La police privilégie pour sa part une pratique savate-canne (avec les célèbres Brigades du Tigre de Clemenceau).
Après les deux grandes guerres, la pratique de la canne ou du bâton en combat a pratiquement disparue, malgré un retour de la canne en bois exotiques cette fois (ébène, macassar, amourette, citronnier…) pendant la période Art Déco.

Aujourd’hui la canne de combat ou canne d’arme ainsi que le bâton, renaissent en tant que sport de combat.

Note : Nous ne parlons pas ici des différentes pratiques régionales telles que le PenBaz, le Makhila, le Pal y Basto, le bâton provençal ou encore des efficaces méthodes de self défense en canne ou bâton.

Cette pratique très codifiée a trouvé une place dans une société qui a évoluée. Respect de l’adversaire, de l’intégrité physique, coups contrôlés, parades sécurisantes, maîtrise de l’arme dans l’espace…C’est certainement l’aspect sportif qui permettra de toucher un large public en recherche de sensations, de jeu et aussi d’esthétique.

La canne de combat, la canne d’arme, dans leur version loisir ou compétition, tout comme le bâton sont en général des disciplines associées à la Boxe Française (Fédération Française de Savate et Boxe Française et Disciplines Associées), ou encore à l’escrime (car on trouve encore la canne et le bâton lors de l’initiation ou en escrime ancienne) mais peuvent être également enseignés dans certains clubs spécialisés, ce qui est le cas à l’ASCA (membre de la fédération affinitaire UFOLEP).

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L ASCA sur Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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- Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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- Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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- Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d'ASSAUT (canne et bâton)
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- Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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- Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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- Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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- Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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Stages de CANNE FOUET
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- Dès novembre 2016 (toutes les 6 semaines) de 18H30 à 22H00 - Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Tous les renseignements sont ici)

Evénements

  • Sam 24/6/2017: Stage bâton français ASCA