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FESTIVAL DES ARTS MARTIAUX BERCY 2012


La canne, la double canne et pour la première fois, le double bâton, ont été présentés au 27ème Festival des Arts Martiaux de Bercy, le samedi 24 mars 2012 !

C’est sur invitation de Karaté Bushido, organisateur du célèbre Festival, que nous avons mis en place une équipe de démonstration fruit de la collaboration entre l’ASCA et le Comité National de Canne de Combat ainsi que l’équipe des Brigades de Truffe de Bordeaux et les Apaches de Paname. L’idée étant de présenter une équipe composée des spécialistes de chaque discipline.

Nous avons choisi de retracer rapidement l’évolution de la canne en démarrant par de la canne historique (avec la participation de Frank Betrancourt professeur de canne fouet et Natasha Pushkina tous deux en costume d’époque !) puis en enchaînant par un combat de canne de compétition entre deux cannistes qui font partie de l’élite de notre discipline, Romain Leleu et Benjamin Latt. Ce combat a été arbitré par Julien Falconnet, arbitre national.

Ces deux approches éloignées de plus d’un siècle permettent de comprendre la codification d’un « sport » de la rue devenu sport de combat sous l’impulsion de Maurice Sarry, dans les années 1970. L’efficacité remplacée par une codification sportive.

La démonstration se poursuit avec la présentation de la double-canne, discipline extrêment spectaculaire (une canne dans chaque main !) et esthétique. Nous avons choisi de vous présenter deux aspects de la double canne :

– le côté aérien, avec une prestation assurée par deux tireurs exceptionnels venus de la région bordelaise, K-tya et Padawan
– le côté technique avec deux experts de la discipline, Xavier Lejeune et Xavier Fabiani

Enfin, Frédéric Morin a présenté pour la première fois sur le Festival, du double bâton (un bâton de 1m40 et d’environ 400 grammes tenu dans chaque main).

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Le bâton français dans Karaté Bushido


Le bâton français présenté dans le magazine de Karaté Bushido  !

Double page dans la rubrique Décryptage sur LE BATON :

Copyright KARATE BUSHIDO

Cet article a été réalisé par Ludovic Mauchien, avec de superbes photos réalisées par Johann Vayriot.

Esquive sautée sur coulissé en tête réalisé avec le bâton d’ un mètre quarante (et 400 grammes). Extension sur impact avec précision de la touche sur les derniers centimètres et touche sur masque (oreille). On peut voir l’arrivée de la trajectoire strictement parallèle au sol, les positions des pieds du bâtonniste en tenue.

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La canne et le bâton dans l’ombre de l’escrime


Un article sur la canne et le bâton a été publié vendredi 23 mars 2012, sur le site web du journal Le Monde, dans la rubrique Sport / Sports de Combat et également sur le blog « AU TAPIS » du MONDE.

Cet article a été rédigé par Florent Bouteiller que nous tenons à remercier trés chaleureusement 🙂

La canne et le bâton dans l’ombre de l’escrime

Disciplines françaises très courues au XIXe siècle, la canne et le bâton sont tombés dans l’anonymat après la première guerre mondiale. A la fin des années 70, Maurice Sarry les a réhabilitées. Depuis, une poignée de clubs comme l’ASCA à Paris, entretiennent la flamme de ces deux sports aériens pratiqués par moins de 2000 adeptes qui seront présentés au Festival des arts-martiaux le 24 mars à Bercy.

La canne au bourgeois, à l’homme des villes ; le bâton au paysan, au campagnard. D’emblée, le clivage est marqué entre ces deux « accessoires », révélateurs au premier chef d’un certain statut social. Elément vestimentaire du XIXe siècle, la canne était aussi connotée que la coupe de cheveux, le chapeau, les gants ou encore la cravate. Le journaliste et caricaturiste Charles Philipon (1800-1862), père du célèbre Charivari, en a même dressé une sociologie. Par voie de conséquence, il était inévitable qu’elle laisse son empreinte sous la plume des écrivains, qui aiment tant croquer les us et coutumes de leur temps.

Déjà dans Gargantua (1534), le fils de Grandgousier faisait son apprentissage, juché sur le dos d’un laquais, maniant un court bâton qui ressemblait à une canne. Dans Ivanhoe (1819), le romancier Walter Scott décrit un fameux combat de bâton entre l’écuyer Gurth et le brigand Miller. « Des scènes comme celle-ci, la littérature en est truffée, assure Frédéric Morin, professeur de canne et bâton à l’Association sportive de canne d’arme Paris (ASCA). On retrouve la canne chez Flaubert, Hugo, Dumas… parce que c’était un véritable accessoire d’époque et que ça donnait un côté romanesque à leurs personnages. » Pour s’en persuader, il n’y a qu’à consulter le site de ce fondu de bâton, trésor d’archives qui répertorie des documents où il est question de ses deux activités. Des activités ? « Plutôt des passions, corrige M. Morin. Avec les années qui passent, ma pratique du bâton est même devenue une philosophie de vie. »

Nous voilà au lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris. Sur les coups de 19 heures, de drôles d’ombres arpentent les escaliers en chêne, se faufilent dans les couloirs labyrinthiques de l’établissement. De leur silhouette, on distingue les bosses et les pics qui poussent dans leur dos. Et quand enfin la lumière éclabousse l’immense gymnase où ils pénètrent, ils déposent les sacs où s’entassent les casques, les bâtons et cannes serrés comme des mikados dans leurs étuis.

La canne et le bâton, tous les bénévoles de l’ASCA y sont un peu venus par hasard. Ils y sont restés par passion. « Quand j’étais étudiant, je voulais faire de l’escrime, mais l’équipement coûtait trop cher, se souvient Frédéric Morin. Alors je me suis rabattu sur la canne. » Ce sport de combat est en effet des plus accessibles. Pour une tige de châtaignier de 95 cm de long, il vous en coûtera 4,50 euros. Quant à l’équipement, une paire de baskets, un jogging et un t-shirt suffiront, les protections et casques étant généralement fournis par les clubs. « Ce qui est super dans cette discipline, c’est qu’on manie très vite les armes, on pratique sous forme de jeux et on s’amuse beaucoup », explique M. Morin. A 28 ans, Quentin Lauthier ne dira pas le contraire. Il y a six ans, quand ce joaillier est monté à Paris, il voulait se remettre au sport. Seul impératif (de taille), son métier exigeait qu’il ne prenne aucun risque au niveau des mains. « Frédéric Morin m’a tout de suite rassuré. Nous avons des protections efficaces et j’ai rapidement été convaincu. Maintenant, je suis moi-même professeur de bâton », sourit-il.

Le principe de la canne est des plus simples. Deux tireurs s’affrontent dans un cercle de 9 mètres de diamètre. Une main dans le dos, chacun doit marquer des points en touchant son adversaire à la tête, au flanc ou au tibia. Mais attention, on ne touche pas n’importe comment, la technique et l’esthétique vont de pair. « La canne, c’est plus un échange avec son partenaire qu’une joute proprement dite. On n’est pas dans l’adversité. Tout le jeu consiste à exécuter des figures complexes, aériennes, en évitant de se faire toucher. »

Si la canne d’arme fait son apparition dès le Moyen-âge où elle est utilisée dans les salles d’armes pour éviter les blessures, c’est au XIXe siècle qu’elle connaît un essor considérable. « A l’époque, il y avait des édits qui interdisaient l’usage des épées, raconte Frédéric Morin. La canne est devenue non plus qu’un accessoire vestimentaire mais aussi un outil de défense. » Pour s’en persuader, il n’y a qu’à revoir le célèbre feuilleton Les Brigades du Tigre. Après la première guerre mondiale, le caractère vestimentaire de la canne étant passé de mode, sa pratique a tendance à disparaître. « Et en tant que sport, notre discipline a été étouffée par l’escrime », déplore Frédéric Morin. Il faudra attendre la fin des années 70 pour que Maurice Sarry réhabilite et codifie ce sport pratiqué aujourd’hui en France par un petit millier de personnes.

Frédéric Morin, un des rares spécialistes en France du double bâton.
Idem pour le bâton, dont les experts se comptent sur les doigts d’une main. L’accessoire d’1,40 m pour 400 grammes est lui aussi passé de mode. Pourtant, la pratique du bâton demande une grande dextérité et une bonne condition physique. « C’est un sport à part entière. On sue et les techniques, mêmes de base, ne sont pas évidentes à réaliser », argumente Frédéric Morin, un des seuls spécialistes à pratiquer le double-bâton. Pour participer au relèvement de la discipline, l’ASCA a élaboré un système de notation des échanges en bâton.

Note artistique et technique… comme au patinage, l’expression compte beaucoup. « Nous ne travaillons jamais en force, même si parfois les échanges sont rapides. Dans le bâton tel qu’on le pratique chez nous, on va rechercher la maîtrise et la beauté des mouvements. » A cela s’ajoute une note collaborative. Ainsi, entre deux bâtonnistes de niveau différent, le plus expérimenté sera jugé sur sa faculté d’adaptation et sa propension à mettre en valeur son partenaire. « En fait, tout notre travail est axé sur une recherche de sensations. Pour moi, c’en est même devenu une philosophie de vie », conclut Frédéric Morin. Pour Quentin Lauthier, c’est du pareil au même. Et il préfère rire des boutades que lui lancent les passants. « On me fait souvent des vannes sur les personnes âgées. Parfois, dans la rue, on m’accoste pour me demander si la pêche a été bonne », plaisante-t-il. Car si les pratiquants sont peu nombreux, les joailliers ne courent pas non plus les rues. Et tout ce qui est rare est cher.

Florent Bouteiller

Sources et crédits Photos : Florent Bouteiller pour Le Monde
http://www.lemonde.fr/sports-de-combat/
Le blog : http://combat.blog.lemonde.fr/2012/03/23/la-canne-et-le-baton-dans-lombre-de-lescrime/

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LE ONZIEME EN MOUVEMENT N° 19


L’ASCA a eu droit à un article dans le magazine « LE ONZIEME EN MOUVEMENT », numéro 19, paru en octobre 2013. Ce trimestriel est diffusé à près de 100 000 exemplaires, dans le 11ème arrondissement parisien. Depuis 30 ans, l’Association Sportive de Canne d’Arme oeuvre pour le développement de la canne de combat et du bâton français, en ayant essentiellement une vocation locale importante. L’accueil d’un très large public lors des séances de canne et bâton, dans les équipements de la Ville, le partenariat avec l’Office du Mouvement Sportif, avec la Mairie d’arrondissement et la Mairie de Paris, permettent à l’ASCA de jouer son rôle de vecteur social au travers du sport. La Mairie du 11ème ainsi que l’OMS Paris 11 permettent à de nombreuses associations sportives, comme l’ASCA, de s’exprimer et de permettre de faire la promotion de leurs disciplines et cela est suffisamment fort pour les en remercier ici 🙂

Tout le magazine en version interactive est visualisable sur le lien suivant : http://www.calameo.com/read/000015625192119c360b8

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Double Bâton Français


Le double bâton français n’est, à notre connaissance, pratiqué qu’à l’ASCA. Le principe est d’avoir un bâton de 400 grammes et d’un mètre quarante, dans chaque main. Assez peu de coups dans cette approche, car la dangerosité réside notamment dans le travail à grande vitesse et cette discipline nécessite un gros travail préparatoire physique et une technique impeccable.

Voici une nouvelle vidéo extraite du film réalisé par Florent Bouteiller, lors de son reportage diffusé sur LE MONDE INTERACTIF.

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CHAINE ASCA YOUTUBE


La chaîne ASCA a été agrémentée de nouvelles vidéos ! Plus de 100 000 vues déjà !

Vous trouverez différents contenus, dont trois historiques, concernant la participation de l’ASCA aux Festival d’Arts Martiaux de Bercy (2001 – 2010 et 2012), des vidéos sur quelques anciennes versions des Amicales, la fameuse vidéo réalisée par TWI en anglais que l’on retrouve reprise sur le web avec plus de 50 000 vues… bref, pas mal de petites choses sur la canne de combat, le bâton et le double bâton.

ICI

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L ‘ASCA et la CANNE dans le journal LE MONDE


Un article rédigé par Mouna El-Mokhtari, sur la Canne de combat et notre club, l’ ASCA, a été publié l’an passé dans LE MONDE et également sur le site web lemonde.fr dans la rubrique SPORT ET FORME du 5 septembre 2012 (à 11h59).

En voici le contenu, en remerciant une nouvelle fois la rédaction du Monde pour ce coup de projecteur qui nous permet de préparer la saison prochaine !!!

YES WE CANNE !

Je fais de la « canne de combat », me dit un soir un copain, accoudé au comptoir. Etant plutôt du genre à m’empaler avec mon propre parapluie, je lui ai resservi un verre pour qu’il me raconte en détail sa lubie. « C’est un sport qui vient du XIXe siècle, m’a-t-il expliqué. A cette époque, la canne faisait partie en France de la garde-robe masculine et pouvait servir d’arme en cas d’attaque… C’était l’arme des gentilshommes en quelque sorte. Tu veux essayer ? », a-t-il lancé comme par défi. Il m’a tendu un verre et j’ai répondu : « Banco ! »

Quelques jours plus tard, un peu intriguée, je me présente à un cours. Je n’ai vraiment rien d’un gentilhomme du XIXe siècle, mais, devinant l’honnête sportive, Frédéric Morin, président de l’ASCA, l’Association sportive de canne d’arme de Paris, et professeur de canne et de bâton m’accueille très chaleureusement. J’entre un samedi matin dans le gymnase Rigal du 11e arrondissement de Paris et découvre mes camarades de jeu en jogging-baskets. Ouf ! Je suis raccord. Des jeunes d’une dizaine d’années côtoient des adultes qui sont en âge d’être leurs parents. Un père s’entraîne même avec son fils. Le sourire aux lèvres, Frédéric Morin lance l’entraînement sans tarder.

UNE TIGE DE CHÂTAIGNIER D’ENVIRON 90 GRAMMES

La séance commence par une petite course classique d’échauffement. On monte les genoux, on touche ses fesses avec les talons, on effectue des pas chassés. Puis on court avec une canne à la main, soit 90 grammes de châtaignier. C’est là que ça se corse : le professeur commence à nous demander de faire des moulinets ! De la main gauche, puis de la main droite, toujours en courant. Dans le sens des aiguilles d’une montre, puis dans l’autre. Droitière, j’ai l’impression que ma main gauche se venge de toutes ces années où je l’ai dédaignée, voire méprisée. Moulinets d’une main puis de l’autre au-dessus de la tête – genre hélicoptère -, toujours en courant. L’affaire se complique encore quand, dans la course, le professeur nous demande de faire une flexion et d’enchaîner sur une volte-face tout en passant la canne dans le dos par l’épaule. Je manque à plusieurs reprises de m’écrouler et cela fait à peine un quart d’heure qu’on s’échauffe…

>> Retrouvez un article et une vidéo de cette discipline sur le blog Au Tapis!

Heureusement, voici venu le temps de nous réunir en cercle au centre de la salle. Frédéric nous demande de mettre de côté les cannes, de prendre un masque et de nous mettre par trois. A la mine déconfite de mes camarades, je devine qu’un exercice difficile nous attend. Les fameux masques sont en fait des masques d’escrime, matelassés au niveau du cou pour protéger des adversaires pendant les assauts. Mais il ne s’agit pas de les porter… Il faut s’asseoir en petit cercle, jambes en l’air, et se passer le masque de 1,5 kg par le côté afin de faire travailler les abdominaux.

UN SPORT CODIFIÉ PAR MAURICE SARRY

Ça fait mal, ça brûle… Au bout de cinq minutes de cet exercice harassant, je me relève avec l’aide d’une partenaire. C’est le moment d’apprendre à vraiment se servir de la canne et… à appréhender vraiment les différents coups qui peuvent être portés. « En place pour le salut, prêts pour le salut… Saluez ! », s’écrie le prof. Pieds joints, la canne tendue devant soi, on exécute un moulinet à droite (pour les droitiers), un autre à gauche, et on termine dans la position de départ. Dans ce sport, six coups, toujours armés, c’est-à-dire préparés, peuvent être donnés à son « partenaire ». Car la canne, telle que l’a codifiée dans les années 1970 le boxeur Maurice Sarry, n’est pas un art martial mais un sport de combat. Le but est de toucher son partenaire, pas de lui porter un coup. Latéral extérieur ou croisé, brisé, enlevé, croisé tête ou croisé jambe, Maurice Sarry a pensé ses six coups comme… les cordes d’une guitare.

A plusieurs reprises, je fais tomber ma canne lors d’un moulinet de préparation. Celle-ci heurte le sol puis roule, roule, roule… En me déplaçant par petits pas chassés, je la récupère discrètement. Le bon côté des choses, avec une discipline aussi confidentielle que la canne de combat, c’est que la solidarité et l’entraide sont devenues une seconde nature chez mes camarades, qui me sourient pour m’encourager.

ETAT D’ESPRIT

Je n’abandonne pas la bataille et, à force de répétitions, mes mouvements deviennent plus fluides : je commence à mémoriser cette élégante chorégraphie. Pour parfaire l’apprentissage, le professeur nous demande de mimer lentement un assaut avec un partenaire. Je commence à regretter de m’être lancée dans l’aventure (je ne boirais plus jamais de bière, c’est fini !) et me demande si je ne vais pas me faire bastonner. « Respect, courtoisie et non-violence » sont les valeurs fondamentales de ce sport, me rassure Frédéric en appuyant son clin d’oeil.
C’est donc dans cet état d’esprit que, chacun à notre tour, nous enchaînons quatre coups différents en essayant de varier les combinaisons. La beauté du geste parfaitement exécuté masque l’effort de toucher son partenaire au niveau de la tête, du flanc ou du mollet, parfois à l’aide de fentes avant ou arrière.
A mesure que ma maîtrise des coups progresse, je peux entendre le doux son de la canne qui fend l’air, surprendre mon partenaire, l’obliger à reculer, à enchaîner les parades franches ou à bondir brusquement pour esquiver mes coups. Tous les pratiquants sont concentrés, le festival de cannes bat son plein.

Pour mieux ancrer notre pratique sportive dans nos quotidiens, le professeur nous demande ensuite de choisir une combinaison de trois coups préférés et d’en travailler l’enchaînement : « L’objectif est de maîtriser une série qui permettra de se rabattre sur un assaut bien connu en cas de situation de combat. » Je m’arrête un moment pour observer l’affrontement de deux élèves confirmés : voltes, bonds, déplacements, ces deux-là sont captivants tant ils se livrent un combat distingué. Ce sport, qui met en avant une certaine élégance, fait une large place à l’expression de soi et à l’inspiration.

La séance se termine par une série d’étirements : tout le corps est concerné car « l’ensemble des chaînes musculaires est utilisé pour donner un coup », précise Frédéric Morin. Mollets, cuisses, adducteurs, dos… je sens que je vais avoir de sacrées courbatures ! Nous multiplions ensuite les moulinets – sans canne, à ma grande déception – pour entretenir les articulations. Puis je salue une dernière fois mes partenaires. « La progression est rapide avec ce sport, et je reviendrais bien la semaine prochaine », ai-je pensé en quittant la salle. Comme quoi, tout est possible.

Mouna El-Mokhtari


Un équipement rudimentaire pour commencer

Pour pratiquer la canne ou le bâton, mieux vaut s’inscrire dans un club. La canne est fournie et, pour une pratique loisirs, un simple survêtement et des baskets suffisent.

Il existe trois catégories de canne, utilisées en entraînement en fonction des exercices : la canne « verte », la plus lourde (de 150 à 200 grammes), sert principalement pour s’exercer au maniement ; la canne « rouge » est plus légère ; la canne « noire », la plus légère (de 100 à 125 grammes), est celle qui est employée en compétition. Elle se brise facilement si le coup est porté trop fort.

Cette dernière fait 95 cm de long et 1,5 cm de diamètre. Elle se compose de trois parties. Le manche (ou le talon) qui occupe les 15 premiers centimètres et vous permet de saisir l’arme. La surface de parade qui mesure 60 cm. Il y a enfin la pointe, sur les 20 derniers centimètres de la tige, qui constitue la surface de touche.

Si respect, courtoisie et non-violence sont les valeurs fondamentales du combat de canne, il peut arriver qu’un coup soit donné trop violemment dans des circonstances exceptionnelles et bien à l’insu de votre plein gré ! En compétition, le canniste se pare donc d’un masque d’escrime et de gants matelassés, de protège-tibias et d’une tenue composée d’une veste et d’un pantalon matelassés. Pour les hommes, la coquille est de rigueur tandis que les femmes pourront apprécier de porter un plastron pour protéger leur poitrine. Tout ce matériel peut heureusement être prêté dans certains clubs.

Quand et où pratiquer ?

Sachez qu’il existe différentes pratiques de ce sport. La canne d’arme, dite de combat ou sportive, telle que je l’ai essayée, est enseignée dans des clubs. L’Association sportive de canne d’armes (ASCA) est une bonne adresse pour découvrir un club près de chez vous (site Web : Batoncanne.com). Vous pourrez aussi pratiquer la double canne (une dans chaque main, mais si, mais si…), la canne fouettée, la canne self-défense, la canne-ball (en équipe, avec une balle) ou la canne artistique.

Les associations sportives organisent parfois des cours de « bâton », une discipline plus confidentielle encore. On y retrouve les six coups de la canne agrémentés de coups « coulissés » et « piqués » avec un morceau de bois plus grand (1,4 m) et plus lourd (entre 450 et 500 grammes) et saisi à deux mains.

Voici enfin le lien sur le site du Monde.Fr
Merci 🙂

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La canne dans le Journal LE MONDE


Pour la première fois depuis la création de la canne en tant que discipline sportive, nous avons eu le privilège d’apparaître dans l’édition papier du Monde datée du Samedi 7 avril 2012, dans le supplément SPORT et FORME.

Un long article de Mouna El-Mokhtari, intitulé YES WE CANNE met en valeur la pratique de la canne de combat, au sein de l’ASCA Paris.

Article à télécharger ici :
LE MONDE – Article sur la canne – 7 avril 2012 – ASCA

Merci 🙂

Frédéric Morin
Président ASCA PARIS

Crédit Photo : Hervé Thouroude (ASCA)
Création dessin : Jean-Manuel Duvivier
Droits : LE MONDE

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20120407/index.html

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L ASCA sur Le Monde.fr

Film réalisé par Florent Bouteiller, pour Le Monde.fr

QUAND PRATIQUER ? OU PRATIQUER ?

CANNE de COMBAT
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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TECHNIQUE d’ASSAUT (canne et bâton)
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– Vendredi 20h30–22H30 : Gymnase Cour des Lions
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BATON FRANCAIS
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– Lundi 18H30–20H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Lundi 20H00–22H00 : Gymnase Cour des Lions
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– Samedi 9H30–11H00 : Gymnase Georges Rigal
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Stages de CANNE FOUET
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– Dès novembre 2017 (toutes les 6 semaines) de 18H30 à 22H00 – Gymnase Cour des Lions (membres uniquement)
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Tous les renseignements sont ici

Evénements

  • Lun 18/12/2017: Soirée multi armes
  • Mer 20/12/2017: Repas de fin d'année de l'ASCA
  • Lun 12/2/2018: Stage de canne fouet
  • Lun 19/3/2018: Soirée assaut
  • Sam 24/3/2018: Participation au 33è Festival des Arts Martiaux AccorHotel Arena